dimanche 31 décembre 2017
Anciens numéros
Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Laure à Venise,
par Sébastien Pellé

     C’est au cours de ma lecture d’Alain Zannini, le troisième roman de Nabe qui soit entré en ma possession, après L’Homme qui arrêta d’écrire et Lucette, et à côté des essais Une lueur d’espoir et Le 27ème livre — préface de la réédition d’Au régal des vermines et pamphlet sur Houellebecq finalement assez sympathique pour sa cible, et plus précisément pendant la lecture du chapitre « Laure à Venise », qu’est née l’idée de cet article. Je pourrais parler du « style » de Nabe, effectivement, comme il s’amuse à le répéter, complètement swing. Mais ce phrasé cadencé à merveille, rompu incessamment (et non prolongé) par le point d’orgue de l’envolée lyrique à fragmentation, ou encore syncopé à contre-temps par des parenthèses exclamatives, m’a paru, il y a dix ans, alors que je ne l’avais qu’entendu lire ses textes à la télévision, et même après, surtout peut-être après, en avoir lu des extraits mal coupés sur le web, assez boursouflé, comme un gros kouglof indigeste. En tout cas, j’étais tenté de le penser.

 


Yves Loffredo, un traitre ordinaire,
par Rounga

Il y a des scandales dont tout le monde devrait parler et dont personne ne dit rien. Alors que la twittosphère se lâche sur le harcèlement sexuel ou sur l’écriture inclusive, je ne vois pas grand monde s’indigner que Les Porcs de Marc-Édouard Nabe reste depuis sa publication, en mai dernier, dans un silence et une obscurité médiatique totaux. Il y aurait tant de choses à dire sur ce livre… Ce n’est pas normal que ce soit aux blogueurs dans mon genre, dont ce n’est pas le métier, de devoir être les seuls à tenter d’expliquer en quoi l’œuvre de Marc-Édouard Nabe est importante aujourd’hui, autant sur le plan littéraire que politique.

 


Attention ! Tout sur le procès Loffredo du 20 décembre dans le prochain numéro de Nabe’s News



Courrier

De : Aziz
À : contact@marcedouardnabe.com

Les Porcs ! Très puissant ! Violent même ! Toute la férocité du livre réside, entre autres, dans cet attachement viscéral aux faits. En ce sens, on peut rapprocher Les Porcs, je crois, de ta référence première : la Bible. Si dans tout roman pulse une bible, comme tu l’expliquais dans ton journal intime, dans les Porcs pulse la Bible. Peut-être pas comme la Divine Comédie dans L’Homme, mais les battements s’entendent tout de même !