lundi 19 octobre 2020
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Bergoglio, Bergoglio, pourquoi me persécutes-tu ?
par Nicole Mercadier

Une lettre au pape

Il rend le souffle, il retourne à sa glaise
En ce jour-là périssent ses pensées.

Ton hypocrisie n’est pas nouvelle Bergoglio, comment cela s’appelle-t-il quand les mots se déguisent pour cacher le meurtre ? Que révèles-tu dans tes homélies sinon ta complicité avec les nations criminelles ?
     Celle donc, du 3 juin 2020, suite à l’intervention, le 25 mai, d’un policier blanc immobilisant George Floyd, écrasant son cou pendant 8 minutes 46, jusqu’à lui donner la mort, avec une désinvolture glaçante.
Dans ta « propre » homélie bien sale donc :
     « Je suis avec une grande préoccupation les douloureux désordres sociaux qui ont lieu dans votre nation ces jours-ci, suite à la mort tragique de Monsieur George Floyd. »
     « Nous ne pouvons tolérer ni fermer les yeux sur aucune forme de racisme ou d’exclusion, et prétendre défendre le caractère sacré de toute vie humaine. »
     « Dans le même temps nous devons reconnaître que la violence est autodestructrice. La violence ne sert à rien. Prions pour la réconciliation et la paix. »

     En revanche aucune déclaration sur la mise en scène du président Trump, qui fait disperser violemment aux gaz lacrymogènes les manifestants, afin de se faire photographier bible en main devant une église dégradée de Washington.
     L’homélie à réaliser était d’ouvrir ce même Livre que brandissait le président Trump, afin d’analyser en Vérité avec les versets que tu es sensé connaître, le pourquoi de ces violences et leur nature.
     Trop de boulot ? Tels Ces vieillards qui ont toujours fait tresse avec leur siège, toi grand gourou de la sagesse argumentum ad nauseam tu ne sais qu’asséner : « la violence ne sert à rien ». As-tu oublié la Sainte Colère ? Faut-il que je te mène sur le chemin de Jésus en Galilée ? Manques-tu à ce point de discernement ? Du haut de ta petite chaise, tes mots confits donnent toute révérence aux Césars d’aujourd’hui.

     Aucune réaction non plus au meurtre de Iyad Halak le 30 mai à Jérusalem-Est, jeune homme autiste qui dans la panique a fui sous la menace de la police israélienne qui le croyait armé, alors qu’il l’était seulement d’un téléphone portable. Silence donc, il est vrai que la Palestine est un lourd chapitre à ta charge.
     Quand Jésus parlait, sa tunique sans couture retentissait de mots justes et droits. Ce « mort tragique » que tu emploies est une de ces formules génériques, concoctées par les gens du monde, qui ne veut rien dire et qui fait le miel du pouvoir violent et maléfique que tu n’as jamais su dénoncer.
     « Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel ;  et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas ? »

     Avec une désinvolture tout à fait glaçante une messe de plus est dite. Où sont tes Actes ? Ô toi le grand préoccupé qui suit de son index douloureux les évènements du vaste monde…
     « La mort tragique de Monsieur George Floyd » EST UN ASSASSINAT. Voilà la vérité. Loin d’être le premier meurtre commis en toute impunité par la force policière des Etats-Unis d’Amérique ainsi que celle de nombreuses nations.
     Par tes mots couverts, ce sont ta tolérance et tes yeux fermés que tu instilles à ton troupeau de moutons.
     Les révoltes violentes du peuple américain suivies par de nombreux pays sont Actions de Grâce, qui révèlent la Vérité du Cri contre l’injustice de cette tradition sinistrement organisée des crimes policiers.
     Preuves à l’appui, il est vrai que Justice et Vérité ne sont plus à l’Ordre du jour depuis longtemps sous tes coupoles.
Violences donc, que tu condamnes en déclarant également : « rien ne se gagne avec la violence, tandis que tant de choses se perdent. »

     Effectivement tant de choses perdues … Si ce n’est devant le tribunal des hommes, tu auras à répondre un jour devant Dieu de toutes les choses perdues par l’église catholique.
     Il ne tient qu’à toi de te souvenir de cette goutte d’eau qui fait déborder la vie … En Principe !
Nombreux sont ceux qui te préviennent. Nombreux sont les signes parmi nous. Je t’en avancerai juste deux, un pour chaque œil que le Bon Dieu a bien voulu te donner.

     Si tu avais su les ouvrir sur ce qu’a signifié l’Arrivée du Corona Virus !
     Si tu avais su ouvrir le cadeau du président Trump lors de sa visite :
     « Mais le jugement de Dieu pèse sur elle comme jamais auparavant : Si l’église d’aujourd’hui ne retrouve pas l’Esprit de sacrifice de la première Eglise, elle perdra son authenticité, trahira la confiance de millions de fidèles et sera dénoncée comme un club mondain, dépourvu de sens pour le XXe siècle. »
     Martin Luther King de sa geôle de Birmingham le 16 avril 1963.
     « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. »
     Cher pape François, homme du monde que tu es, par ce nom dont tu te sers pour « enchanter » le monde. Par les cinq plaies du Christ que tu offenses :
     Je porte plainte contre toi pour trahison de longue date à la Parole Donnée.
     Je porte plainte contre toi pour complicité avec les nations criminelles.
     Je porte plainte contre toi pour hypocrisie.
     Je porte plainte contre toi pour avoir transformé les brebis que Jésus a confiées à Pierre en moutons aveugles.

     Je porte plainte contre toi pour usurpation d’Identité à Saint François d’Assise, le choix de ce nom n’a jamais été qu’une stratégie marketing qui offense gravement Dame Pauvreté.
     Preuves à l’appui, bible ouverte, je pourrai tout démontrer et démonter.

     J’ai 58 ans, depuis de nombreuses années mes prières, voyages sont allés vers toi, ainsi que mes lettres dans un style respectant alors le protocole, accompagnées tour à tour d’un petit carnet bleu avec dedans longue prière développée dans la voix de l’Annonciation, pas plus de deux mots par page pour t’apprendre à prier en profondeur. Egalement une crèche de Noël toutes les Personnes se tenant dans une coquille de noix, te regardant pour t’apprendre l’humilité. Le dessin d’une tempête dont les vagues formaient l’Arche d’Alliance … Bien sûr, aucune n’a trouvé réponse !  Dans une autre lettre je t’expliquerai le pourquoi de ce tutoiement et d’autres choses encore. Comme d’autres avant moi, je proteste contre ta conduite indigne.

     Si ton frère vient à Pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il écoute tu auras gagné un frère. S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins. Que s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
     Pauvre Nicole ! Je ne suis qu’un fétu de paille grossier et tordu. Là-dedans je suis. Me voila une vision ! Le Peuple de Dieu couvrant comme une nappe la Basilique saint Pierre, puis toute la place, par de-là les colonnes, puis envahissant Rome, par-delà Rome… afin de signifier. D’un seul homme : le retour de la correction fraternelle selon Saint Matthieu à ton corps défendant !
     Depuis ce temps que je te cherche… Tandis que tu visitais ; je t’attendais de l’autre côté du mur du camp d’Auschwitz regardant les rails … D’autres visions alors … Accompagnée par la Parole de Jean Genet. Dans les rails se reposant de la fatigue des hommes se croisaient visages ciels paysages qui m’aiguillaient jusqu’aux collines de Palestine. Pour revenir à ce monde d’alors… qui s’est replié, et qui a fait payer le prix de l’holocauste, de l’expulsion des Juifs d’Europe, à ceux qui étaient les plus faibles. Au maillon le plus faible du monde arabe, aux Palestiniens.
     Je te révélais ainsi ma filature dans ma première lettre… que tu n’as jamais lue !
     Peccato ! Miel au Cauchon.
     Si tu peux encore Croire …
     A tout mon amour.

Nicole Mercadier.

     Enfin, juste pour le plaisir, deux portraits de Saint François. Le Vrai, par deux écrivains d’une autre trempe que la tienne, qui ont toujours aimé le poverello dans sa Vérité :

     

  • « Saint François est un petit homme sec et vif, mince comme un fil et vibrant comme la corde d’un arc, dans ses actes comme l’éclair. Sa vie n’est qu’une suite d’élans et de plongeons. Il court après un mendiant, se précipite dans les bois, saute dans un vaisseau inconnu, se jette sous les pieds du Sultan, lui offre de se jeter dans le feu. Il devait avoir quelque chose d’une feuille sèche et craquante qui vole éternellement au vent d’automne. A la condition de préciser que le vent, c’est lui. Saint François était si remuant, si nerveux même, que les ecclésiastiques chez qui il faisait irruption le prenaient pour un fou.  Saint François était le fils d’un boutiquier, d’un commerçant de petite bourgeoisie. S’il rejetait de toutes ses forces le mercantilisme paternel, il n’en gardait pas moins quelque chose de la vivacité et de l’affabilité qui fait bourdonner comme une ruche la place du marché. Il aimait passionnément l’herbe des près qui, comme on dit, n’avait guère le temps de lui pousser entre les pieds. »
  •      Gilbert Keith Chesterton. Saint Thomas du Créateur.

         

  • « C’est le frère de tout, celui qui trouve les abeilles adorables et qui fait rougir les  rouges-gorges. Celui qui rend les loups doux et les lièvres lents. On lui donne un poisson, il le jette à l’eau. Eclaboussure de bonté ! Saint François a su voir dans les bêtes les anges qu’elles sont. Escorté par des milliers d’animaux gardiens, le Frère Mineur chante le cantique des cantiques des douceurs douces. Les béatitudes se sentent fondre. Saint François a pris tout ce qu’a dit le Christ pour argent comptant. Au pied cloué de la lettre ! Si fort que dans un vertige on peut croire que c’est Jésus qui vécut à la franciscaine. Se dépouiller d’abord des péché des autres en prenant sur soi la responsabilité des pires. Il faut ressembler à tous les êtres humains. La vie n’est pas assez longue pour réveiller toutes les sortes d’hommes qui vivent en nous. L’imitation de Jésus-Christ, c’est l’allègre adoration de tout sans rien. Juvénile absolu que seul l’enthousiasme atteint. Saint François est exhubérant dans sa campagne. Fou dans les près, gambadant en robe de bure, insouciant. Naïveté cosmique. Scandale permanent pour ceux qui ne croient qu’en l’homme. Dieu n’est pas l’homme. Dieu c’est un peu tous les animaux à lui tout seul. Un suprême animal d’une noblesse effrayante, à la fois farouche et offert à tous ceux qui veulent bien se laisser griffer. Les plis de la robe de Saint François rythment la campagne ombrienne. Assise semble un jouet entre deux collines. Fluette silhouette italienne. Il se comparait lui-même à une « poulette chétive noire ». Ca se détache bien sur le vert d’Italie. Il chante à la gloire des pâquerettes. Tout est louange même l’insulte sacrée. Lorsqu’on lui donne de l’argent, il le jette sur un tas de fumier et dit : « L’ordure à l’ordure. » François n’a pas besoin d’argent pour faire l’aumône. Ce qu’il donne ne se voit pas et ne sert pas à mieux vivre. Saint François donne le don même, le sacrifice du sacrifice. Personne dans l’histoire n’a été moins morbide que lui. Le petit pauvre des pauvres n’aime pas les pauvres pour leur pauvreté. Il aime la richesse qui ne doit rien à personne, celle de l’être vivant, bête ou homme, qui accepte la seule aumône qui vaille quelque chose : la grâce. Les trésors se multiplient au fur et à mesure qu’on les dépense. Saint François le sait bien, lui qui vide tous les matins les caisses de son âme pour les renflouer le soir même aux sources d’une foi richissime. Il en est des charités comme des testaments. L’Ancienne Charité est assise sur la Vérité. La Nouvelle Charité est à plat ventre devant le Pouvoir. Sultans, papes, qui résiste au mendiant qui chante ? Saint François voit un arbre en forme de croix. Aussitôt ses yeux égrènent un chapelet de larmes. Il s’agenouille et entre en oraison. L’arbre frémit de joie. C’est comme cela qu’on fonde un ordre, à genoux, dans la campagne devant un arbre. Son trop-plein d’amour inonde la terre. Déluge de prière. C’est trop. Il se relève et imite la croix. Il est temps d’être cloué. Ses cinq plaies suintent d’extase. Stigmatisé par l’incompréhension des hommes, il s’éloigne, de dos sur la route de pastel. »
  • Marc-Edouard Nabe. Pureté – OUI.