mercredi 26 juillet 2017
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Conversano viré !

Bien que totalement stupide, politiquement à la ramasse, et même assez ignoble, Daniel Conversano est très sympathique et même courageux (on l’a vu essuyer les coups de Soral qui, enfin, a frappé quelqu’un ! dans le piège que Dieudonné avait tendu au benêt chevelu).
     Son côté sympathique, on s’en apercevra dans cette vidéo où il raconte très exactement ce qui lui est arrivé à la galerie Nabe. Pour un conspi, ça vaut le coup d’être noté. Et ça va dans le sens de la théorie expliquée dans Les Porcs : c’est tout de suite, à chaud après l’évènement, qu’on dit la vérité. Après, on édulcore et on revoit les choses, comme on s’en apercevra dans la seconde vidéo, où      Conversano, plus tard, reraconte, en moins sympathiquement, son incident, et pour un public…
     Au passage, renseignement pris auprès de l’intéressé, le galeriste de la rue Frédéric Sauton avait bien senti les bonnes mauvaises intentions de Conversano et son caméraman (c’est-à-dire lui voler des images pour leur reportage débile Voyage au bout de la droite), et en effet, il ne pouvait qu’éconduire vertement le « fasciste » qui se prend pour un « nazi ».
     Pour finir, deux mots sur ce « documentaire », où on voit Conversano coller des flyers « La France aux Français » (slogan datant de 1899), aller déposer, au premier degré ! des fleurs au Bataclan par racisme anti-Arabe pur, ou arpenter l’esplanade du Trocadéro pour critiquer les vendeurs de tours Eiffel noirs (tu parles de cibles !) mais tout en fermant sa gueule en passant devant eux, regretter qu’Hitler n’ait pas gagné la guerre et pousser la grossièreté jusqu’à aller pleurnicher devant la maison de Céline, à Meudon, en fiotte émue, avant de glisser dans sa boîte un petit mot « pour Louis-Ferdinand », et pas pour Lucette, évidemment, puisqu’elle est vivante…
     On avait dit deux mots : à vomir.

La vérité à chaud

La vérité à froid