mercredi 28 février 2018
Anciens numéros
Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Courrier

De : gwidig
Date : 1 février 2018 à 19:34
Objet : Formulaire de contact : Les porcs
À : contact@marcedouardnabe.com

Merci Monsieur Nabe, vous n’avez pas raté les coches !
Côté lecture, je suis le genre feignasse… déjà dix ans que je lis Lautréamont, j’en suis encore au livre II que je ne me lasse pas de lire et relire.

Alors quand arrivent les mille pages des Porcs, à 50€, il y a comme un soupir de cossard chez moi qui se mêle aux tremblements de l’impatient enfant quand vient l’heure d’ouvrir ses cadeaux; comme une résurgence de bandaison des précédentes lectures. Dans l’ordre, le Régal, Nabe’s Dream, Alain Zannini, Une Lueur, Tohu-bohu, Inch’Allah, L’Homme, Nuage, L’Enculé, Kamikaze… et sous le coude en poche Lucette.
A l’avertissement déjà j’étais inquiet de vous lâcher. Non pas que je sois Cochon moi-même (Enfin si selon l’astrologie chinoise) mais je n’ai pas besoin de vous lire pour différencier la porcherie des conspirats, des messagers du califat.
Alors à quoi bon lire ? (oui je suis ce genre, détestable à vos yeux, du aquoibonisme… tendance jenfoutriste) et pourtant… je l’ai fini! en 3 semaines ! Il ne m’a pas quitté. Je suis abasourdi, bluffé… encore une fois…
Je ne suis pas doué pour retranscrire tout ce que j’y ai trouvé de génial, mais cette fois je me suis dit, quand même, qu’il me fallait, au moins, vous le dire ! Que vous sachiez qu’un lecteur vous suit dans votre sacerdoce.
Vous inspirez la vérité et expirez l’authenticité :Vous démontez les ennuyeux qui nous entourent, partagez vos joies artistiques et transformez les nausées en extase.
Côté technique: rien à redire. qualité de l’objet: taille, couleur, police: parfait. Montage/découpage des chapitres : impéccable pour pousser à la lecture jusqu’à la fin.
table des matières: un plaisir de lecture en soi ! (j’ai jamais vu ça !).
la télé à l’écrit : je n’y crois encore pas qu’on puisse, en 1 à 2 pages, faire revivre des emissions entières, dans l’exactitude qui plus est !
la somme de boulot derrière ? pour un paresseux de ma catégorie, rien que d’y penser… je suis exténué.
vous me coupez le souffle à chaque fois en fait, cest ça. c’est mieux que je m’arrête là…
il me faudrait 1000 pages pour raconter combien chacune des vôtres est bien construite, rieuse, dangereuse, vibrante…
Admirativement votre,

Gwidig
PS: patience 3 dejà … doucement dans vos productions je suis toujours fauché je ne vais pas arriver à suivre…

*

De : Martin Schmalzried
Date : 15 février 2018 à 07:02
Objet : Formulaire de contact : Votre prochain et dernier livre
À : contact@marcedouardnabe.com

Cher Marc Edouard,
Je vous écris pour vous parler de votre prochain et dernier livre, celui qui sera le testament de l’humanité. Vous êtes le seul qui soit capable de l’écrire, de le mettre en littérature, le plus grand Créateur de littérature mais aussi le plus grand Meurtrier de l’histoire des idées.
Il faut bien commencer quelque part, alors commençons par la Bible. Le plus grand péché des hommes, c’est qu’ils refusent de comprendre qu’ils sont le « pont » entre le monde de la biologie et le monde des idées. Déchirés entre les deux, ils appliquent les idées à leur pathétique existence biologique et par là, se trompent sur Tout. Littéralement sur Tout.
Le « vrai » commencement c’est l’histoire d’Adam et Eve, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Eve, c’est une sphère, la perfection qui ignore son imperfection, et de là, est l’éternelle insatisfaite. Eve, c’est la première ovule, l’infini enroulé autour de lui même. Le serpent, c’est le spermatozoide, c’est Eve qui se demande qui elle est, c’est Dieu qui pose la première question de l’Histoire: « Qui-suis Je? » Être ou ne pas être. Mais si on existe, alors on Est. Et si on est, alors le chiffre Un existe. Le spermatozoide est une partie de Dieu matérialisée en dehors de lui même. Comme un cerveau qui est coupé de tous ses sens et qui recrée la réalité à partir de cette simple Question qui relance l’existence vers l’infini.
Le pêché originel, c’est la partie d’Eve qui s’est matérialisée en dehors d’elle qui a convaincu Eve de l’avaler. La pomme, c’est une partie d’Eve, le spermatozoide, on peut se le représenter comme un vers dans la pomme, la petite imperfection d’Eve, de Dieu, la contradiction que Dieu ne peut s’empêcher de « gratter » jusqu’à se détricotter vers l’infini. Eve s’est donc mangée elle même, le premier péché originel, le canibalisme, le début du suicide, le graine du Mal. Bien entendu qu’Eve a été expulsée du Paradis! A partir du moment où on n’est plus une sphère parfaite, on souffre de ses imperfections! On a soudain froids, ou chaud, faim ou soif… Mais « il ne faut pas se laisser sphère », car sinon, la Vie, l’Existence n’existerait pas. On est damné à pêcher pour toute l’Eternité pour que Dieu puisse continuellement se transcender lui même.
Pour ce qui est du nouveau testament, c’est là que les choses deviennent intéressantes: « Au commencement était le verbe »… Sans dec. Être ou ne pas être… Mais en anglais, c’est « In the beginning was the word »… Ah! C’est là, la partie manquante à l’équation! Comment faire pour que le Dieu Biologie ne se contredise pas lui-même? La fameuse « sélection naturelle » ou plutôt l’anti-sélection naturelle… C’est à dire, si on suit les « règles » du jeu du Dieu Biologie, on se boufferait tous les uns les autres jusqu’à ce qu’il y ait un seul Monstre suprême qui bouffe le deuxième Monstre un peu moins suprême et puis meurt de faim comme une merde dans d’attroces souffrances.
Les indices étaient pourtant là! L’être humain, c’est la Biologie qui se ment à elle même! Dès qu’on ajoute un seul mot au verbe être, nous mentons. « Le ciel est bleu. » Le… Subjectivité, point de vue irréconciliable. Ciel, quel ciel? Peut-on vraiment en dresser la « formule » mathématique? Le « cerner » comme un Tout? Infini, indéterminé. Est! Ah, voila, la seule partie de l’équation qui existe: égal ou pas égal, vrai ou faux. Bleu: qu’est-ce que le bleu? Dans le spectre infini des couleurs, où déterminer la limite?
Et l’humain a bien fait son boulot. Il a inventé mensonge après mensonge: les Dieux polythéistes, les Dieux du livre, le Dieu Science… Ils sont tous là, à nous regarder nous déchirer pour savoir qui est le « vrai » Dieu, en se poilant comme des gamins. Cela dit, c’est « grâce » à ces Dieux que la Biologie a pu – presque – se transcender. Mais pas tout à fait. Pour la transcender réellement, il faut réconcilier l’irréconciliable. Il faut admettre que TOUTES les idées sont une partie de Dieu et arriver à leur trouver un Sens, les faire co-exister pour simplement pour que la Vie, la « volonté de vivre » s’étende à l’infini. La souffrance Eternelle, le questionnement Eternel, mais aussi tout ce qui va avec: une bonne partie de rigolade.
D’ailleurs, ironie du sort, les Dieux qui nous observent nous tendent des pièges à chaque instant! La tentation permanente: est-ce que tu veux devenir le prochain Dieu? Celui qui aura le boulot de réconcilier le Monde des idées? Où est-ce que t’en as marre de cette partie de rigolade qu’est la vie et tu veux botter en touche? (« Aller au Paradis »)? Le piège le plus machiavélique de toute l’existence! Les Dieux doivent nous faire aimer la souffrance et renoncer à la Paix Eternelle! Bande de salauds… Et si par malheur on veut aller au Paradis, BAAAAAM, on est puni comme jamais. Prenez l’Islam. On vit selon les bonnes petites règles de l’Islam, on humilie, ses 3 femmes, on les nicke à tour de bras, puis on se fait péter pour tuer quelques blancos et HOP! « A moi les 70 vierges! » Hahahaaaaaaaaa Perdu! Le pire cauchemards: après avoir pu bien profiter d’un semblant de « pouvoir » sur terre, la veste se retourne. On est coincé avec 70 des plus Belles Pucelles qu’on puisse imaginer, qui vous montrent toutes leurs Chattes Divines, et dès qu’on en choisi une, les 69 autres vous griffent, vous poignardent dans le dos, vous tuent par jalousie… Pour en sortir, car il y a toujours une sortie, il faudra faire ce que vous étiez censé faire dans le Monde d’en bas: ne PAS choisir! Comprendre que Dieu joue un jeu avec lui même: éliminer toutes les parties de Lui qui se conduisent comme une maladie auto-immune et qui tente de détruire une partie de lui-même.
Marc-Edouard Nabe, le plus Grand assassin du monde des Idées. Maintenant vous êtes confronté au choix le plus Cornélien de la Vie: Être ou ne pas Être. Être TOUTES les idées, ou n’en être aucune… Vous suicider en tuant ce dernier message d’une Partie de Dieu.
A vous la Plume!
Sincèrement,
Martin Schmalzried
PS: je peux être votre « Muse », je suis mauvais en écriture, mais j’ai « touché Dieu », c’est à dire, je suis nul pour assembler les légos, mais j’ai le Manuel d’Utilisation… 😉

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De : Hugo Péran
Date : 4 février 2018 à 02:32
Objet : Formulaire de contact : L’hologramme de Prince
À : contact@marcedouardnabe.com

Ces connards vont foutre un Hologramme de Prince pendant le SuperBowl.
Ils vont pouvoir utiliser son cadavre pour enfin le ré-enchainer après toutes ces années, même les morts peuvent éternellement payer les dettes qu’ils n’ont jamais contractées.
Les intermédiaires, en train de crever (ALLELUIA) veulent récupérer leur fric par celui qui a été le premier à prouver leur inutilité (Love Symbol).
Aussi :
Céline se fait trahir par ses « admirateurs » en passant par sa femme et Prince est remis en esclavage par sa propre famille (on dit que c’est sa soeur qui l’a vendu à ses anciens maîtres). Avoir une oeuvre ET des proches ça ne fonctionne que rarement, y en a toujours un qui tente de tuer l’autre.
Nabe à t’il commencé à s’intéresser à l’I.A ? Ca semble loin de lui, mais j’aimerais savoir ce qu’il en pense.
Un exemple pratique : l’intelligence artificielle serait bientôt un choix légal tout à fait possible face aux legs des droits d’une l’oeuvre aux proches. On recopierait la dernière volonté de l’artiste dans un homoncule dont le seul but et pouvoir légal serait d’éviter les dérives sus-nommées. Une solution pragmatique, à supposer que génocider son entourage lorsque la fin approche soit toujours interdit. C’est soit ça, soit risquer de finir dans un hologramme à la con.
Auf Wiedersehen