jeudi 7 juin 2018
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Courrier

From: Nicolas Georges Clouzot qui se prend pas pour de la merde
Date: mar. 29 mai 2018 à 14:24
Subject: Formulaire de contact : Eclats de Nabe et Patience

Bonjour ! Je sais que mes pseudo-résolutions, de retenue, ridicules, ne tiendront jamais, je vis sur le moment, eh merde, et tant mieux, parce que c’est VRAI. Juste ! Je voulais vous dire que les éclats de Nabe, c’est trop bien. Je sais que ce sont un ou deux Vaché qui s’occupent de ça. Lequel des deux, ou les deux, j’en sais rien, m’en fous, c’est pas mon problème !

C’est comme se demander qui de (Death Grips) Zach ou d’Andy s’occupe de la composition et l’autre de la « production »… Finalement, m’en branle ! Ce qui compte, c’est le résultat. Vous, j’aime le fond, les discussions, je me fonds dedans, même si j’entends pas tout ! Je ne sais pas si c’est volontaire, la prise de son « à l’arrache » c’est à dire avec le micro de la caméra. J’imagine que oui ! Parce qu’on entend consécutivement Nabe, ou vous, draguer des inconnues, expliquer qui vous êtes aux visiteurs, et surtout… Vous montrez un exemple formidable ! Vous savez très bien à quel point on manque de VIE, ici ! C’est pas qu’à Paris ! TOUT LE MONDE ou presque se fait chier ! C’est la majeure partie du drame ! Il faut, non pas foutre la merde, comme je l’ai cru et fait, non pas provoquer le mépris, non pas provoquer la haine, non pas expulser les pus, mais leur faire sentir la VIE, chez celles à qui ça manque ! C’est le plus important ! On est un pays criminel, inconscient par manque de VIE ! Vous expliquez ça très bien dans Patience, et surtout les phrères Vaché expliquent ça merveilleusement bien dans ADIEU, avec « Les Boussolés ». Mon manque criminel de vie, de confrontation, et forcément, de violence ! Ca « nous » retombera sur la gueule, c’est sûr… Mais en attendant, on fait quoi ? On peut parler, on peut convaincre, et on peut même se battre, même quand on a horreur de la violence. D’ailleurs, un type qui a horreur de la violence, généralement, c’est le signe qu’il ne faut pas trop le faire chier. Moi… D’après les mots du dernier punk qui aurait voulu me tuer si personne n’avait été là pour me défendre, je suis une chèvre ! J’évite toujours la violence, avec les mots, quand c’est possible. Et puis quand ça doit arriver quand même, beh je me transforme en monstre. Tant pis ! On a pas fini de sonder, de scruter, tout ce dont les humains sont capables, entout cas ceux d’ici. Ils ont l’air de rien comme ça ! Mais…. Allez. Vérité ! Vérité ! Honnêteté ! C’est violent, l’honnêteté. Ca vous vaut souvent des claques. Mais tant que c’est que des claques, moi ça me va. Bon, je vous souhaite autre chose que de la violence ! De l’amour, même si j’imagine à quel point vous avez pu haïr ce concept. Je ne sais pas où vous en êtes maintenant ! Je lis la première partie de Patience 3, hyper intéressante. Encore une fois, je me demande si j’ai eu ces pensées avant ou après vous avoir lu. Je ne serai jamais un « plagiaire non reconnaissant » ! Déjà parce que je n’ai strictement aucun but, à part faire l’amour, en tout cas je ne souhaite rien devenir. Pour l’instant. Je veux juste redevenir ce que j’ai déjà été, un type guilleret, sobre, sans besoin, quoique, sans haine, sans violence, tout ça… Ca viendra ! Adieu ! Mes pensées d’amour vont toutes de votre côté, puisque cette conne (une serveuse, encore) est trop conne pour comprendre que je veux qu’on sorte de là ! Merde ! Salut.