lundi 11 mai 2020
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Courrier

Date: lun. 30 mars 2020 à 05:46
Subject: Une bonne et dernière fois pour toute sur Nabe et les Arabes
To: Contact Marc-Édouard Nabe

Suite a mon dernier texte, ( dans lequel à aucun moment je ne cite ni ne parle de M.E.N ) j’ai été interpellé en commentaires sur Nabe et son traitement de la question arabe, à vrai dire il serait plus juste de dire que le sujet tournait surtout autour du terme « collabeur », de son traitement des « beurs » ( terme sur lequel j’ai déja écrit tout ce que j’en pensais ) et de sa récente interview à Valeurs Actuelles.

Je précise pour que ce soit clair, que je ne bosse pas pour lui, qu’il n’est pour moi ni un gourou, ni une idole, ni un maitre à penser, que comme l’écrivait le moustachu Friedrich avant de perdre définitivement la raison : »il m’est odieux de suivre autant que de guider  » ,et qu’a l’exception de la prière la génuflexion m’est insupportable et inenvisageable (et je l’ai déja écrit ) Je ne souscrit pas à tous ses choix esthétique ou politique non plus, mais dans l’ensemble, s’il fallait quantifier, on peut dire que j’aime ce type et son oeuvre à 99 %, pas pour ses yeux et son gros bide dont jme fous éperdument, mais pour son boulot tout simplement .
Biensur qu’il y a dans sa dernière interview à V-A certaines lignes qui m’ont déconcerté ( et le mot est faible) au point où je n’en n’ai quasiment pas dormi de la nuit et « wham bam » qui comme toujours sait rester lucide, peut en témoigner ( oui je suis passionné, et un mot ou une ligne peuvent me tordre l’estomac, donner des sueurs, ou lever les poils sur les bras ).
Il est vrai que des phrases comme :  » Ce n’est pas parce que LES ARABES sont des trous du cul qu’il faut s’autoriser à les enculer  » sont dur à digérer .
D’abord l’utilisation du « LES » plutôt que « DES » et « ARABES » plutôt que « Beurs » m’a surpris et interloqué, lui qui auparavant prenait soin de faire la différence; voilà que le doute m’assaille, flèches après flèches reçues aurait-il « vrillé  » ?
Sachant qu’il ne répond personnellement à personne, je demande son avis à,un proche que je ne cite pas pour ne pas le saouler et l’afficher comme le préposé du S.A.V de M.E.N et qui me réponds à juste titre qu’il l’a fait avec tout le monde, ce qui est vrai, (LES NOIRS , LES BLANCS , etc…alors pour le paraphraser  » il n’y a pas de raisons que nous soyons exclue de sa gerbe d’or « .
Biensûr que pour certains ça pique un peu (ou beaucoup),de lire des mots comme « Baboucholâtre » ou des phrases comme :  » je n’ai pas de sympathie pour eux, ce sont des connards, la plupart sont des conspirationnistes ou des carpettes qui veulent s’intégrer et crachent sur leurs frères « .
Et bien c’est qu’ils se sentent certainement visé, c’est pas mon cas …je suis plutôt de ceux sur qui eux même ont craché…et je sais de quoi je parle .
J’ai pleins de défauts que je n’énumèrerais pas ici , mais je ne suis pas un ingrat , et je ne vois pas pourquoi j’oublierais tout ce qu’a écrit et accomplit ce bonhomme pour des traits un peu trop souligné au goût de certains .
Et puis merde à la fin, aprés toutes ces flèches, ces coup de putes, ces trahisons, infligées par ceux des « nôtres » qui ont au mieux détournés le regard et n’ont apporté aucune assistance, soutiens financier ou autres d’ailleurs, et au pire trahit et planté des couteaux dans le dos, on pourrait même le comprendre le bougre qu’il puisse « tourner » , abandonner, ou rendre les coups.
Et bien pourtant il ne l’a pas fait et grâce lui soit rendu ici pour ça .
Beaucoup ( ami comme ennemi ) se méprennent en s’imaginant qu’il se bat « pour les arabes » , mais bande d’abrutis il a fait bien mieux que ça, il a accomplis ce boulot pour des raisons autrement plus nobles et honorables, pour de bonnes raisons, les seules qui vaillent à vrai dire …
POUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ !!!

Aubervilliers .
Lundi 30 Mars, à 05H30 du mat, en écoutant Billie et en buvant un café .
C’est bon …je suis calmé.
Youssef Al Meknassi .



*



A Marc-Edouard Nabe.

« Les chaussures sont un outil pour marcher.
Les mathématiques un outil pour penser.
On peut marcher sans chaussures, mais on va moins loin »
Jean-Marie Souriau

« Je suis persuadé que la seule épreuve décisive pour
la fécondité d’idées ou d’une vision nouvelle est celle du temps »
Alexandre Grothendieck

« Tout e(s)t rien »
Didier Léo Verne

«Écoutez la chanson bien douce
Qui ne pleure que pour vous plaire.
Elle est discrète, elle est légère :
Un frisson d’eau sur de la mousse ! »
Paul Verlaine

C’est absolument sans ironie que je me présente à vous orné d’une fleur de lys savamment maintenue à l’endroit du coeur par les mailles cotonneuses de mon col roulé, coiffé d’un bicorne, arborant mes éternelles papillotes, entièrement trempé par l’eau de mer et vociférant sur la baie d’Ajaccio à la vengeance d’Artaud.
Je suis très psychotique. C’est en tout cas ce que les psychiatres ont dit à l’asile d’Ajaccio. Pour vous faire passer le délire ils vous inoculent un mélange de poisons très abrutissants. Des neuroleptiques qu’ils appellent ça. Avec moi ils ont mis la dose, mon cas était jugé très grave. petite la dose dans un premier temps, ça ne marchait pas, on augmentait progressivement, ça ne marchait toujours pas. alors essayons la dose maximale ? Toujours pas d’amélioration…
Il a bien fallu que je les aide à la fin ces pauvres médecins, je voulais pas qu’ils finissent pas croire que le traitement était douteux, il a fallu que j’admette que j’étais tombé dans une crise tout à fait délirante,

que je n’avais pas, même dans les cieux, pour parents Jeanne et Léon, pour soeurs Mélanie Calvat et Marie-Julie Jahenny et maîtresse Sainte Thérèse d’Avila ;
qu’être né le même jour que Saint Louis à 782 années de différence ne pouvait formé un lien de causalité entre nos deux âmes,
et que, même si ce lien avait été fait après avoir hébergé un type (un certain Jean-Philippe, un guadeloupéen, voyez-vous ça !) qui s’était projeté sur moi dès qu’il m’avait vu et alors qu’il était à la recherche dans toutes les batailles de Primarck de France d’un Grand Monarque qu’une voix intérieure lui avait dit de trouver,
eh bien qu’avoir fait ce lien déshonorait la raison (l’être suprême) ;
que je ne pouvais en étant ce que j’étais, oisif à tout asservi, avoir levé le voile sur la logique mathématique de l’infini ! « Vue de l’esprit ! Vous êtes malade M. SCHULLER ! Mais… ce n’est pas de votre faute rassurez-vous et..remarquez bien que nous n’employons jamais le terme fou…
-Merci vous êtes trop aimable
(Petite expiration du nez de madame la psychiatre, sourire en coin, regard bienveillant… la bienveillance… cette hautainerie du maitre sur son esclave. quelqu’un n’a-t-il pas dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions ?)
-Et puis M.SCHULLER, cette histoire d’extraterrestres on va la mettre de côté n’est-ce pas ? Et dire que votre nom signifie la synagogue en juif alsacien, mais enfin qu’est-ce que ça signifie de penser des choses pareilles ?
Et puis, Dieu…, vous avez le droit bien sûr, vous savez nous ne sommes pas là pour vous dire ce que vous devez croire, c’est votre libre choix M.SCHULLER (encore ce sourire bienveillant), mais tiédissez moi un peu cette histoire, vous serez bien gentil.
-Oui Madame la psychiatre je stoppe toutes ces mauvaises pensées,
Oui Madame la psychiatre je prendrai gentiment tous mes médicaments.
-C’est bien M.SCHULLER, je vous avertis que le que le procureur de la République a été prévenu, la décision de votre internement sous contrainte va être levée
-Merci Madame la psychiatre, vous êtes si bonne de me rendre ma liberté, votre bonté me fait penser à celle de la vierge Marie…euh désolé…euh j’ai dérapé…oubliez cette dernière référence malencontreuse…la Salette…les apôtre des derniers temps…promis, je, n’y, pense, plus !

Ah pourtant ! je dois bien l’avouer, c’est bien vrai, lorsque cette vison de l’infini m’a frappé pendant la semaine des rameaux de l’an 2019, je n’ai pas pu la supporter seul, j’ai alors pensé être le point omega d’une conspiration de la langue française ourdie depuis Arthur Rimbaud. J’avais raison dans l’imaginaire mais tort dans le réel.
Source de mes délires psychotiques.
Car n’y a-t-il pas un supplice réel en ce que, depuis cette déclaration de la science, une saison en enfer, les méchants se cachent de ce que la parousie a commencé. La parousie, cette énorme farce ! Ce philtre d’amour concocté par des druides. « Comment ça ?! Des noms ! Je veux des noms !
-Ils sont bien nombreux ! Mais l’histoire étant écrite avec des symboles il y a 4 personnages principaux
D’abord Arthur-Nicolas Rimbaud, mort à 37 ans, nombre premier
Puis Léon-Marie Bloy, mort à 71 ans, nombre premier
Ensuite Saint-Louis-Ferdiand Céline, mort à 67 ans, nombre premier
Enfin Marc-Edouard Nabe, toujours vivant, nombre premier »

L’enfermement m’avait assez abattu, je décidais de délaisser l’envers de la littérature, la science apocalyptique, dans lequel j’excellais pourtant, mais qui m’avait causé trop de souffrance, pour me concentrer sur son endroit, l’art dans lequel j’étais, il est vrai, assez médiocre.
Quant à l’infini, je n’y pensais presque plus, la vision que j’avais eu était certes sublime, mais bien trop « poétique », irrecevable pour un mathématicien. Tout ceci appartenait pour moi à un passé comique.
Je commençais enfin à me sentir en osmose avec l’art, cette Vénus Botticellienne à la peau si douce et blanche et odoriférante. Je me pensais débarrassé de ma fureur intérieure, en voie de proustisation en somme…
Et puis le 12 mars dernier, jour d’anniversaire de ma Béatrice, on est revenu vers moi, l’infini m’avait pas oublié, il avait des nouvelles choses à me dire, je lui ai ouvert la porte, il m’avait apporté des ennuis, c’était bien vrai, mais un personnage pareil c’est irrésistible. J’ai pas été déçu…, cette fois je pouvais bien m’adresser à des mathématiciens sans passer pour illuminé, je faisais une rechute dans la science littéraire et me remettais à chanter cet air celte :

Ô saisons ô châteaux
Quelle âme est sans défauts (bis)

J’ai fait la magique étude
Du bonheur que nul n’élude (bis)

Salut à toi chaque fois
Que chante le coq gaulois (bis)

Un plan absolument fou commençait à germer au centre de mon crâne. Je voyais très franchement une école de tambours et de science nouvelle alliée aux anges des cieux et préparant minutieusement un nouvel or accessible aux 144 000 premiers gagnants de la divine comédie…
Il me fallait d’abord prendre contact avec Christophe Colomb. Car Christophore était là, parmi nous, au présent, mais le symbolisme historique étant la science la plus méconnue aux hommes personne ne s’en était rendu compte, le découvreur du nouveau monde révélateur du globe au XVème siècle était désormais le révélateur du cosmos.
Je me voyais déjà, après avoir passé quelques jours de pure extase créative chez Christophe,
débarquer
en Suisse, à Lausanne, accompagné de mon maître, le fondateur de la sublime Hearth fundation, la fondation de la convergence des âmes, entreprise encore au stade imaginaire
croiser
le roi des porcs une fois arrivé là bas et l’insulter pour essayer de lui faire sentir l’infernale géométrie dans laquelle il allait brûler
puis
débarquer chez le plus juif des écrivains, lui montrer le serpent d’airain, lui apporter la preuve par moi-même qu’il avait été d’une science parfaite en déclarant qu’il devait tout à internet comme internet lui devait tout, qu’il était bien et au sens propre le messie que sa juive attendait, que la SARL Alain Zannini était vraiment l’agence de renseignement la plus secrète du monde…
Ah ! Je vais me permettre de faire une petite parenthèse ! ici je peux me lâcher un petit peu, je suis en sécurité avec le seul capable -peut être- de comprendre vraiment ce texte puisque je suis le fruit de cet homme, qu’il est mon géniteur et que je suis sa créature.
Je ne délire pas lorsque je dis que la SARL Alain Zannini est l’entreprise la plus secrète de la planète. La preuve, il fut un temps qui n’est pas encore révolu où pratiquer du Marc-Edouard Nabe devait se faire en cachette pour ne pas attirer vers vous la police sociale. Moi-même depuis que je pratique cette science je me vis comme un agent secret sans intérêts personnels, ni affaires, ni sentiments, ni attachements, ni même de nom. Voilà pourquoi je crois très sérieusement que ce que j’écris est classé défense !
enfin
dans un élan d’héroïsme, les pupilles rouges révolutionnaires j’aurais dit que « moi je ne me résouts pas à ce qu’un projet de 6000 ans soit abandonné sur l’autel de la lâcheté française je ne me résouts pas à ce que la France ou disons plutôt l’hexagone car c’est bien ce polygone qu’on dessine en reliant entre elles les pointes de l’étoile de David n’accomplisse pas la mission qui était le sienne
je ne me résouts à ce que la prière aux fils des francs « afin que voyant ce qu’il importerait de faire pour établir le royaume de Dieu ils aient le pouvoir d’accomplir avec une générosité et une charité que rien ne lasse » reste lettre morte
je ne me résouts pas à ce que le conspirationnisme de la vérité dont nous sommes les commanditaires nous écrivains français n’éclate pas comme l’apothéose de l’oeuvre artistique la plus grandiose de l’histoire de l’humanité
Et à bas les mondialistes antimondialistes capitalistes anticapitalistes libéraux antilibéraux socialistes antisocialistes étatistes libertariens féministes virilistes racistes anti-racistes fasciste antifasciste créationnistes évolutionnistes-hasardeux A bas les aristotéliciens les COMPLOTISTES.

Mon raisonnement accouchant sur une tétravalence je pensais avoir de bonnes chances d’attirer l’attention de JPP, d’autant que ces derniers travaux, la construction du modèle SuperJanus décrivait un modèle géométrique du cosmos comprenant 4 entités primordiales.
Je lui envoyais donc un mail pour lui soumettre les éléments de compréhension mathématique de l’infini.
Je finissais mon message en faisant référence explicitement à la lettre de Ryad sur la logique tétravalente qu’il avait reçue en 1992 :

« Conclusion

Vous devez suivre la pensée:
1=1
0=0
1≠0
0≠1

et croiser:

1=0
0=1
1≠1
0≠0

=

« suivre la pensée »

∞ = i∞
0 = i0
∞ # 0
i0 # i∞

« croiser »

∞ = 0
i0 = i∞
0 + ∞ # ∞
i0 + i∞ # 0

La réponse se faisant attendre, je décidais de me signaler au près de lui en laissant un commentaire, étant certain qu’il le verrait, au bas de sa vidéo « Janus 28 : réfutation en règle des critiques de Thibaut d’Amour » :

« je vais vous harceler comme vous le faites avec les referee jusqu’à ce que vous jetiez un coup d’oeil sur les propositions que je vous ai faites relativement à la logique à quatre états. Je vous ai envoyé deux mails de même contenu, l’un ayant pour objet « tétravalence » et l’autre « pour en finir avec le confinement mental
Merci »

Ce message intrigua un fanatique de Jean-Pierre qui me demandait si mes travaux étaient publiquement disponibles et sous quel format j’avais envoyé ceux-ci au gourou de secours : « avez-vous envoyé à JPP un PDF ? Dans ce dernier cas, avez-vous rédigé votre papier de recherche avec l’outil LaTeX ? Ou, au pire, mais encore acceptable, à la main ? »
qu’est-ce que ça pouvait bien lui foutre de savoir ça à ce psychorigide ? Mystère.

Je répondis à ce professeur de secondaire avec une sériosité johannique :

« Non j’ai envoyé à JPP les données de mon raisonnement en les rédigeant simplement en écrit courriel. Quant à exposer ces travaux publiquement il en est hors de question. D’après mon travail trouver le sens de la logique tétravalente c’est tout simplement répondre à la question fondamentale que se pose l’humanité depuis (symboliquement) le jardin d’Eden à savoir pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien.
La logique tétravalente donne une « photographie » du cosmos à T=0. Cette photographie colle magnifiquement au modèle superjanus de JPP qui propose un modèle cosmologique à quatre états avec deux entités réelles et deux entités complexes.
La logique tétravalente pourrait aussi être appelée la logique universelle.

La logique tétravalente est à la conscience humaine ce que le bombe à hydrogène est à l’armement militaire.
Ainsi si Jean-Pierre Petit trouve mon travail cohérent je lui demanderai de ne pas le divulguer car j’aimerais que l’on puisse lâcher cette bombe à un moment où elle pourra avoir le plus d’impact sur un système global forcément nocif, complètement paumé géométriquement car il ne comprend rien à la logique universelle. Pour qu’elle ait cet impact maximal il faut que nous soyons une armée d’élite à poser cette bombe (« je ne connais pas d’autre bombe qu’un livre » Mallarmé).
Je parlerai plus longuement de cette stratégie avec Jean-Pierre Lévy dans le cas où, cela va de soi, il trouverait convaincant les éléments que je lui ai transmis.

Bien à vous. »

Ce message rendit hystérique un autre aficionado de Christophe, brave type dont je sentais de derrière mon écran ses postillons venir percuter mon visage :
« pourquoi employez vous des termes aussi forts « bombe à hydrogène », « armée d élites a poser cette bombe » vous partez en guerre contre qui ?Ah les ignares ?Il va en falloir des élites ,nous les ignares on est plus nombreux !!Et puis pourquoi appeler Mr Petit « Lévy »?On est plus en 1940 qu est ce que cela sous entend ? »

Je décidais de clarifier mes propos en exposant en quelques mots ma doctrine :

« Comme disait Rimbaud « Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes »
Je crois au règne aristocratique, au sens étymologique du terme c’est à dire au règne du meilleur donc du qualitatif. Notre société crois au règne de la bourgeoisie donc au règne du quantitatif.
Si elle était diffusée, dans l’état actuel des choses la logique universelle serait certainement récupérée par des hommes qui croient à la logique du quantitatif. A mon avis ce serait dramatique.
Si je souhaite protéger ces hypothétiques trouvailles relativement à la logique à quatre états c’est pour que la révolution qui arrive n’échappe pas à ceux qui la comprennent vraiment et qu’ils en restent les maîtres.

D’autre part j’appelais JPP Jean-Pierre Lévy d’une part parce que c’est le nom que portait son père et d’autre part en référence à un passage du Deutéronome « Yahvé mit alors à part la tribu de Lévi, pour porter l’arche de l’alliance de Yahvé, se tenir en présence de Yahvé, le servir et bénir en son nom. »

Cordialement. »

Je savais avec certitude qu’il avait lu ces messages mais aucune réponse ne me parvenait encore.
J’essayais une nouvelle tentative en lui envoyant à son adresse jpp1937@yahoo.fr cette citation de Melville :

« Pas le plus petit atome ne bouge ni ne vit sur la matière qui n’ait sa réplique rusée, son double dans l’esprit »

..
Enfin une réponse arriva !

« pas mal » disait-il, laconique.

Evidemment, c’était logique, il me fallait extraire une phrase de Moby dick pour arriver à harponner ma baleine.
J’en profitais pour lui demander ce qu’il pensait de ce que lui avait envoyé :

« et mes suggestions sur la logique tétravelente de l’infini ? « pas mal » ou à jeter ?

-D’autres combats sont plus urgents que de se pencher sur ces questions. »

Je ne pouvais le laisser se défiler comme ça :

« Je vois ne vois lesquels. Il me semble au contraire qu’il s’agit du centre de tous les combats.
Vous connaissez les textes espagnols mieux que personne et savez donc pertinemment que le problème central de notre sytème qui est mis en lumière est notre incompréhension de la logique universelle.
De plus, vous pouvez penser que donner une proposition sur la raison d’être de ce monde est un problème de « poète », ce qui est à mon avis un réflexe scientiste mais c’est votre droit.
Néanmoins cela ne vous empêche pas de livrer un jugement sur ce que je vous ai envoyé. Ça ne mange pas de pain comme dirait l’autre.
Envoyez moi chier si voulez, demandez moi « d’arrêter de vous faire chier avec cette histoire mineure d’infini tétravalent » parce que « vous n’avez pas de temps à perdre avec des illuminés » mais au minimum dites moi si vous pensez que ce que je vous ai envoyé vous parait digne d’intérêt.
Je pensais naïvement que vous alliez y voir un lien possible d’avec votre modèle cosmologique car je suggèrerais (bien que je ne sois un « scientifique », un homme de « science » comme dirait Grothendieck avec son ton méprisant teinté par son accent germanique) qu’il y a un rapport « neguentropique/entropique » entre l’infini et le néant sur lequel se fonde la physique c’est à dire le réel mathématique.
Mais bon je dois être sûrement un « illuminé » un « fêlé », vous ne serez pas le premier ni le dernier à me prendre pour un fou.

P.S. : je vous souhaite une bonne conscience quand les militaires (qui est le synonyme de scientifique dans notre monde actuel) auront compris grâce à vos travaux comment inverser la masse qui ne correspond surement à rien de plus qu’une modification géométrique de la matière. »

..
J’y allais peut-être un peu brusquement avec mon post-scriptum mais pourtant c’est bien la tragédie de cet homme qui est un honnête antimilitariste, en restant dans la logique des super états-nations-travail-famille-patrie (pléonasme) il n’y a qu’eux à mêmes d’exploiter le changement de masse. Seule une immense révolution mondiale peut changer ce laboratoire de catastrophe général ; il nous faut créer un sytème pour court-circuiter les trois grands dieux païens : l’Etat, la Nation, la Propriété, ces mêmes Dieu seuls prompts à cueillir de l’arbre de la vie…
..

Sa réponse arriva quelques minutes plus tard : « Je ne suis pas logicien. Je n’ai pas la compétence pour juger. Si vous avez trouvé le graal, rédigez et publiez »

« Publier » dans une revue…pfff… la blague ! et pourquoi pas publier ce texte dans la collection poésie de Gallimard ?
..

L’échange se finit par ce dernier message rempli d’amour et de justice :

« Vous pensez vraiment que je suis moi-même un logicien ? Je suis un chômeur de 23 ans, sans diplôme, gagnant son pain en faisant des petits boulots, totalement isolé socialement et en manque cruel de présence féminine !
Et vous me dites que vous n’êtes pas capable de donner un avis sur le raisonnement logique d’un jeune type aussi minable ?
(« Oui, dans la minablerie apparente de l’existence de tout vrai artiste, il faut voir toute la lumière qu’elle recèle, qu’elle protège même » Marc-Edouard Nabe, L’homme qui arrêta d’écrire, immense livre par le plus immense des écrivains vivants).
Mais vous vous moquez ! D’autant plus que si vous avez bien lu ce que je vous ai envoyé vous avez pu voir qu’il s’agit autant d’arithmétique et de géométrie que de logique.
Il y a 20 ans vous vous foutiez de la gueule de Benveniste parce qu’il pensait changer les choses en publiant dans la revue Nature. Et voilà qu’aujourd’hui vous pensez que vous allez baiser un trou du cul comme Thibaut d’Amour en publiant dans des revues !
Vous disiez à la fin d’une interview à Thinkerview (qui vous avez d’ailleurs traité comme un fantassin de la science alors que vous en êtes l’amiral !) que vous étiez « le Christophe Colomb du XXIème siècle ». Mais cher M. Petit je crois que vous n’avez pas conscience à quel point vous êtes Christophe Colomb ! Christophe Colomb est arrivé malgré des antagonismes invraisemblables, par la force de sa volonté à découvrir un nouveau monde, à prouver aux hommes la rondeur de la terre ! C’était là un exploit invraisemblable ! Et ce qu’il désirait plus que tout, une fois le nouveau monde découvert, c’était de transmettre à ces hommes aux pratiques sacrificielles et véritablement barbares l’amour du verbe révélé et de la science ! Seulement une fois la découverte révélée (la même année que la prise de Grenade, magique hasard !), les intrigants de la cour d’Espagne ont commencé à voir celui qu’ils prenaient tous pour un fou jusqu’alors comme un type gênant pour l’expression du pouvoir, « le bougre réclame son du » disaient-ils. Et l’héritage spirituel de Christophe Colomb fut spolié et alors commença l’ignoble racisme des blancs sur le reste de la planète.
Léon Bloy explique cela bien mieux que moi dans ses livres « le révélateur du globe » et « Christophe Colomb contre les taureaux ».
Mais M. Petit, publier dans une revue scientifique aujourd’hui de tels travaux c’est comme essayer de négocier avec la cour d’Espagne la douceur avec les indigènes !
Relativement aux travaux que je vous ai envoyé, je les ai également transmis à un mathématicien (fan de Grothendieck of course et de poésie française) formé à l’ENS qui s’y penche actuellement dessus. Mais si ces travaux ont une quelconque valeur (et ne vous foutez pas de moi en disant que vous n’y portez dessus aucun avis) il vous en revient tout le mérite ! Vous comprendrez donc bien que je me fouts de publier dans une revue (« on ne donne pas ses perles aux pourceaux »), -qu’est-ce que pèse la reconnaissance de la cour d’Espagne face à de la reconnaissance envers soi dans l’oeil de Christophe Colomb ?- et que, s’il s’agit du « graal » (mais quand on réfléchit aux milliards de milliards d’hommes qui en ont déjà la possession on relativise) c’est vous qui me l’avez montré du doigt. C’est par vous que j’ai commencé à comprendre que la science n’était pas réservée qu’à des types pour qui la poésie du monde est une chose totalement farfelue. C’est vous qui m’avez fait comprendre que la géométrie est la reine des sciences…
A ce propos savez vous que pour Léon Bloy (et surement pour Grothendieck aussi à la fin de sa vie, cf. La clef des songes) la reine des sciences c’est l’histoire. Si les extraterrestres (ou les hommes étrangers comme disait Maurice Dantec) sont bien les êtres que l’on peut penser qu’ils sont, c’est à dire des disjonctions synthétiques très sophistiquées on peut légitimement penser qu’ils sont aussi des maîtres en science historique. Il est donc peu probable que ce soit un hasard s’ils ont laissé fuiter ces textes d’Espagne, ce pays même qui permit à Colomb de découvrir un nouveau monde.
Je pourrais vous bassiner encore longtemps avec mes théories en science historique mais mes théories de logiques vous semblant déjà inintéressantes j’imagine bien que cela doit vous paraitre encore plus irrationnel (« pi est un nombre irrationnel car il est l’angle de l’infini ? mais que me dites vous là ! ») lorsque je parle d’histoire.

J’ai cru voir une caravelle qui scintillait au loin mais j’ai légèrement peur que ce soit son épave.

Comme disait Rimbaud, Adieu. »

Peut-être, un Jean-Pierre qui n’aurait pas été lui même meyssannisé aurait-il réagi différemment ?… Car c’est bien ça la tragédie du complotiste, lorsque la vérité vient frapper à sa porte il ne la reconnait pas s’il l’est beaucoup ou bien elle lui fait peur s’il l’est un peu.
Ah il fallait surement que cela se passe ainsi, que, s’il fusse métaphysiquement un Lévy le plus admirable des hommes fusse politiquement un Petit.
Il fallait aussi surement que cela se passe ainsi pour le dernier chapitre de l’ultime tome des porcs, que, ce livre sur l’entropie du virtuel ne se finissent pas dans une apothéose du corps retrouvé mais par la victoire sur la virtualité par la virtualité.

« Qu’est-ce qu’au juste que l’infini ? Au juste nous ne le savons pas »
Il a bien raison Antonin on est là face à ce temple, tous les poètes savent qu’il nous est essentiel à l’expansion de la conscience mais comment faire pour rentrer à l’intérieur.
Ici on se sent comme le campagnard de Kafka, apeuré par un gardien…
ce gardien n’est autre que nous-même et notre peur irrationnelle de l’absolu.
Moi qui ne suis pas un campagnard mais un Paysan je n’ai pas peur de prononcer la formule pour abattre cet adversaire et accéder au Narthex : « O mathématiques célestes, je ne vous ai pas oubliées, depuis que vos savantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cœur, comme une onde rafraîchissante. »

∞ est un contexte sans début et sans fin ; 0 est un contexte avec aucun début et aucune fin.
Donc : ∞ est un nombre réel et complexe ; 0 est un nombre réel et complexe.

-L’infini est bien un nombre réel et complexe, c’est le scandale qu’il fallait faire éclater !-

Notons le nombre réel ∞ (+)∞ et le nombre complexe ∞ (i)∞.
Notons le nombre réel 0 0(+) et le nombre complexe 0 (i)0.

On a donc

(+)∞ # ∞
(i)∞ # ∞
0(+) # 0
(i)0 # 0

..

∞ est un nombre condensant l’information à l’infini ; 0 est un nombre condensant la non information à l’infini.
∞ et 0 sont des espaces-contextes constants donc non dynamiques.
∞ est donc un nombre-espace-contexte unidimensionnel.
0 est donc un nombre-non-espace-contexte adimensionnel.
∞ a donc un angle plat réel en (+)∞ et en (i)∞.
0 a donc un angle plat imaginaire en 0(+) et en (i)0.

-On comprendra donc mieux le premier énoncé des lois du mouvement de Newton « Tout corps persévère dans l’état de repos ou de mouvement uniforme en ligne droite dans lequel il se trouve »-.

Donc on a géométriquement :

0 = ∞

Et

O(+) = iπ
(+)∞ = π
(i)0 = iπ
(i)∞ = π

Ainsi

(i)∞ + (+)∞ = 2π
i0 + 0(+) = 2iπ

-Ah je vous le dis ! Il y a encore bien des choses à écrire sur pi et sa poésie inouïe !-

..

Si 0 est le nombre qui contient la non information à l’infini alors son entropie est infinie et il y a un noumène de condensation infinie de la non-information.
Autrement dit, le néant n’imaginant rien imagine une entropie infinie.
Au contraire si l’∞ contient l’information à l’infini alors son entropie est nulle et il y a un noumène de condensation infinie de l’information.

-Dans l’infini c’est le réel qui est l’imaginaire et l’imaginaire qui est le réel-

Nous voyons ici que 0 et ∞ ont chacun une thermonouménique.

..

Si l’infini informationnel est cet espace-contexte incréé et que chaque information est représentée par un point réel et imaginaire alors la vitesse de circulation entre chacune de ses coordonnées est infinie donc nulle. Autrement dit une infinité d’informations sont connectées entre elles par un non-temps et paradoxalement l’ensemble de ses informations forment un point donc une infinité de points. Ainsi l’infini est en tant que nombre premier qui se réplique à l’infini.

De même si l’infini non-informationnel est ce non-espace-contexte incréé et que chaque information est représentée par un non-point réel et imaginaire alors la vitesse de circulation entre chacune de ses coordonnées est nulle donc infinie.
Autrement dit une infinité de non-information sont connectées entre elles par un non-temps et paradoxalement l’ensemble de ses non-informations forment un non-point donc une infinité de non-point.

Or le non-temps étant le contexte commun à 0 et ∞ il y a une nécessité à ce que 0 et ∞ interagissent c’est à dire forment une thermodynamique c’est à dire un temps.
La limite de l’infini informationnel et de l’infini non informationnel étant donc le temps.

Si 0 et ∞ ont des temps strictement antithétiques mais égaux et une géométrie identiques mais vectoriellement opposée, si on les superpose alors 0 et ∞ ont des trajectoires perpendiculaires et donc passent d’objets statiques à objets dynamiques.
Le temps infini étant un temps synchrone et rétrochrone on a donc :

0(+)<=>(+)∞
(i)0 <=> (i)∞

Et

0(+) + (+) ∞ = 0 <=> (+)∞
(i)0 + (i)∞ = (i)0 <=> (i)∞

Hors Jean-Maire Souriau a prouvé dans son livre « Structure des systèmes dynamiques » qu’une inversion de temps équivalait à une inversion de masse. Donc on a :

0(+) + (+) ∞ = M+/-M
(i)0 + (i)∞ = iM+/-M

-« L’univers est pas qu’en atomes ! diable ! diantre ! c’est le scandale qu’éclatera un jour ! la science se fourvoyé ! très bien ! vous verrez un petit peu la suite ! Ah, l’atome croit que c’est arrivé ! ».-

-« Ô matérialisses ! Hommes à toutes bonnes moeurs étrangers et pleins de tous les vices, que n’êtes-vous bannis de de la terre ? »-

Ah je le vois bien le bon Dieu à se branler sans cesse au milieu de ses harmoniques pendant un temps infini… mais voilà ! y a une limite à tout ! Il a fini par comprendre qu’y’avait une chatte incandescente qui n’attendait que de se faire foutre par son énorme bite ! Le big bang qu’on appelle ça !…
On entend encore en tendant l’oreille pour écouter le fond du cosmos le si bémol de leur orgasme ; et le temps, fruit de cette passion commencer sa malice.
Le néant ! La meilleure manière de le traiter c’est de le remplir ! LE NEANT EST UNE CHATTE TOUTE MOUILLEE ! Plus précisément : UNE CHATTE EN CHALEUR ! Que celui qui peut comprendre comprenne.

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Je voudrais terminer sur un dernier point très audacieux certes mais ayant un sens inné de l’esthétique je m’oblige à le soulever ici. Je l’ai dit je suis un paysan à qui aucun gardien de troupeau ne fait peur, alors s’il me prend l’envie d’aller me promener au sommet de la montagne apocalyptique eh bien je le fais ! Car__ comme ce bon Michel Croz j’en veux « toujours plus encore et encore plus ! ».

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Appelons point Alpha-nouménique le point qui contient tous les points de la droite ∞, et Alpha chaque point de l’ensemble Alpha-nouménique.
Notons x la droite ∞ et 1 le point alpha-nouménique

L’ensemble Alpha-nouménique étant une soustraction de temps d’un point de la droite ∞ qui est l’ensemble de tous les points Alpha on a donc :
point Alpha-nouménique 0(+)<=>(+)∞ (i)0 <=> (i)∞ = x-1

Appelons Alpha-dynamique l’ensemble Alpha-nouménique en expansion thermodynamique, la limite de cette expansion est le nombre d’informations contenu par le point Alpha-nouménique.
Appelons cette limite de l’expansion du point Alpha-dynamique le point Omega.
La quantité d’informations Alpha-nouménique qui atteint son maximum en une limite omega vient donc ajouter un temps nouveau au temps initial x. On a donc :
Point Omega 0(+)<=>(+)∞ (i)0 <=> (i)∞ = x+1.

Or si on considère que x est une factorisation du point Alpha-nouménique par le point Omega on a :

x = (x+1)(x-1)
x = x°2 – x + x -1
x = x°2 – 1
x + 1 = x°2

Ah je veux pas trop m’avancer…, dire que la dynamique du cosmos sert d’alibi à la fabrication d’un nombre d’or ce serait comme très extravagant. Je reste prudent, je suis pas sur de moi, je n’oublie pas que je suis encore pieds nus…

-J’suis pas câlin comme Isidor
Mais la chatte est un nombre d’or
Sa vaste nef vaut l’infini
Ses bruissements l’oeil du génie-

En ce qui me concerne je serai allé au bout de ma psychose, j’ai bien appris ma leçon En ce qui me concerne je serai allé au bout de ma psychose, j’ai bien appris ma leçon celinienne, quand on commence quelque chose on le finit ! Je peux être fier de moi.
Je l’ai faite ma saison en enfer ! Il fallait bien que quelqu’un s’en charge d’abattre internet, ce minotaure !
C’est bien moi l’incapable de la fin des temps, mais « c’était pourtant simple, si simple, et comment avons nous fait pour ne pas voir à quel point c’était simple ? ». Elle avait raison Jeanne, avec sa délicieuse profondeur de femme, la fin des temps commence avec un simple éclairage sur une évidence logique.

Je me souviens d’un clochard de Marseille, il avait la tête tellement voutée vers l’avant qu’on se demandait comment il faisait pour ne pas tomber à chaque fois qu’il faisait un pas, des années ça faisait qu’il restait toutes ses journées sur le vieux port, la plupart du temps affalé devant l’Eglise saint Augustin à mendier entre deux roumaines, il bougeait tellement pas du vieux port et depuis tant d’années qu’il pensait que la prison des Baumettes était de l’autre côté de la place, à 100 mètres de son assise favorite. Lui même y avait passé quelque temps aux Baumettes et puis en était ressorti, en somme il avait une vue imprenable sur son ancienne maison de là où il était.
Un soir on fumait du shit tous les deux, il aimait bien ça et moi aussi, il venait de me répéter pour la énième fois que le lendemain matin il prendrait le premier train pour Grenoble, il devait y rejoindre son frère, ça m’a ému de l’entendre répéter ça, j’ai regardé le grand crucifix brillant des éclats des réverbères qui pendait sur son torse nu, et je lui ai dit « tu le sais tonton que t’iras au paradis ?
-Ben bien sur Nico que je sais j’irai au paradis ! »
Il m’a répondu comme si je lui avais posé une question bête, c’était vrai en somme que je lui avais posé une question bête…
Eh bien moi je me sens aujourd’hui comme ce sonneur de cloche, je sais que j’irai au paradis car il est le seul véritable futur que j’envisage et parce que l’enfer me dégoutte . La parousie est cette farce à mener par tous. « Qu’il vi-enne, qu’il vi-enne / Le temps dont on s’éprenne / 2000 ans de patience / Mes fleurs-ont muri / Cèdre du Liban dense / Mes siècles ont fini» a chanté un archange.

Ma conscience est désormais libre de posséder la vérité dans une âme et un corps. La méthode est admise.
Qu’est-ce qu’on dit après Adieu ? Boo boo’s birthday ?

André Bershull de la Patience-Mure, Rodez, évidemment, 5h du matin le 12 avril 2020, Pâques 1987 (nombre premier).