lundi 19 octobre 2020
Anciens numéros
Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Que devient Frédéric Taddeï ? Rien.

L’émission Interdit d’interdire, si on peut appeler encore ça une émission, ressemble de plus en plus à Ce soir (ou jamais !) sur la fin. Ce n’est pas bon signe… C’est bien ce qu’on disait (ici) : Frédéric n’a su que faire refeuilleter à sa sœur le même carnet d’adresse pour inviter toujours les mêmes imbéciles. Même en les mélangeant à de sombres inconnus qui se croient dans une télé normale, et autorisés à disserter sur le sens du monde, c’est le même groupe de vendus qui se retrouve sur le plateau ou même dans le visiophone désormais de Taddeï qui fait son émission un jour sur deux de sa maison au Pré Saint-Gervais.
     En effet, aucune surprise de voir défiler devant sa mine navrée d’ex-animateur désabusé et livide, les sempiternels Frédéric Encel, Hector Obalk, Pacôme Thiellement, Mathieu Kassovitz, Raphaël Liogier, Emmanuel Pierrat, Thomas Porcher, Paul Jorion, Cécile Guilbert, Alain Badiou, Emmanuel Todd et tout une flopée de profs, de spécialistes, d’analystes, de sociologues, d’économistes plus soporifiques les uns que les autres…
     Tous ceux-là croient avoir un seul point commun, c’est d’être reçus par Taddeï, le bon vieux Taddeï qui officiait sur les chaines publiques jadis. Mais non, les mecs ! Vous êtes sur RT FRANCE, ça veut dire que vous en cautionnez la ligne absolument politique dont parfois vous n’êtes même pas conscients. Car même si tous ces abrutis se sentent ensemble des défenseurs soi-disant de la liberté d’expression et de l’excellence occidentale, ça n’en fait pas moins, en venant à « Interdit d’interdire », des suppôts du bacharisme poutino-conspi le plus orthodoxe !
     On ne devrait pas aller dans cette émission sans signer un acte d’adhésion à la guerre menée contre son peuple par Bachar al-assad depuis dix ans et soutenu mordicus par cette ordure de Vladimir Poutine.

c

     Mais la pire émission que Taddeï a faite récemment n’est pas la sienne, c’est celle où l’a invité à parler ce jeune imitateur de pédé snob rieur années 70, à la chemise ouverte sur son torse glabre, Simon Collin (tout sauf un « clochard céleste » !), et qui tourne ses interviews chez ses parents bourgeois bien de droite… Celui-ci s’était déjà distingué en évoquant Nabe lors de son dialogue avec Jean-Paul Enthoven (voir Le Roman d’un menteur 3).
     On voulait prélever deux minutes de sa discussion avec Taddeï, mais impossible, c’est toute l’émission qu’il faut visionner pour constater, avec tristesse, où en est Frédéric. Cette folle cocaïnée et cramoisie par les UV de Collin aura au moins permis de révéler un Taddeï qui n’a jamais été aussi prétentieux, puant, illogique, et brodeur à son avantage… Passons sur sa vantardise sexuelle, et ses fanfaronnades de vieux coq ex-branché, mais ses petits mensonges d’animateur vaniteux sont insupportables. Soi-disant, il n’avait pas de fiches à Ce soir (ou jamais!), et il s’intéressait à ses interviewés… Ou alors, Jean-François Bizot lui aurait dit « viens faire Actuel avec moi », et aussi, à l’entendre, on croirait qu’il a inventé Paris Dernière (à la M. Perrichon, bien sûr, il déteste Thierry Ardisson à qui il doit tout). Vous verrez qu’il continuera jusqu’au Jugement à nier qu’il travaille dans une chaîne de conspis ! Ah, la, la…




*



Une petite mesquinerie de Frédéric Taddeï :


     Confiné à domicile pour continuer (on se demande pourquoi) son émission inepte, il choisit de se montrer devant la plupart des tableaux de sa collection accrochés chez lui. Un seul artiste (dont il a acquis pourtant beaucoup de pièces en trente ans) manque à l’appel : devinez lequel !