dimanche 25 mars 2018
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Raffaël Enault, une tarlouzette procédurière

Un nouveau microbe attaque ! Il s’agit de Raffaël Enault (née Cabin), écrivailleur « pop » dans Gonzaï, ce sous-magazine, et auteur d’une biographie médiocre de Guillaume Dustan. Certainement Enault croit qu’il tient là un sujet qui va le propulser dans le monde des Lettres branchées… Cette tarlouzette procédurière d’Enault n’est pas content du magnifique texte en faveur de Pierre Louÿs et de Damia qu’a produit notre collaboratrice Marianne RV, dans notre numéro 9, et où elle le juge comme une « fiotte » par rapport aux deux paires de couilles de Pierre Louÿs et de Marc-Édouard Nabe…

« Tarlouzette », ça va comme terme, ça, monsieur et madame les « SYGNA Partners », Romain Piéri et Nathalie Rigal ?

Romain Piéri et Nathalie Rigal

     Au fait, il faut que son avocate madame Rigal arrête d’envoyer des lettres recommandées à ce qu’elle croit être l’adresse personnelle d’ « Alain Zannini », ce qui réveille en sursaut les chats d’Hélène… Nabe n’habite plus là et le courrier, même désagréable, doit lui être envoyé à l’adresse de sa SARL, laquelle est attaquée en justice. Si ce harcèlement postier persiste, le « prévenu » sera forcé de porter plainte contre madame Rigal pour harcèlement.
     On l’a vu dans l’affaire Loffredo : ce sont toujours les minables qui attaquent en premiers. Nabe ne fait que répondre à la médiocrité impunie. Raffaël Enault, wannabe con comme une wannabite, a mal été « conseillé » : en multipliant les lettres recommandées donc, et les mises en demeures (c’est ça, la vraie violence ), puis en « citant » Nabe pour le 18 mai au TGI pour propos injurieux, diffamation, et préjudice moral, il entre dans un Enfer qu’il n’imagine pas. Les exemples précédents auraient dû lui suffire… Nous ne saurions mieux conseiller à ses conseils de laisser tomber cette folle aventure. M. Piéri et Madame Rigal peuvent solliciter son avis auprès de Maître Brault (avocat de Loffredo) déjà trop éprouvé lui-même par ce genre de situation.
     Quand on lit cette citation directe, on s’aperçoit que le petit Enault jauge son « honneur » à 20 000 euros (rien que ça) mais surtout qu’il a peur que l’article de Marianne RV dans Nabe’s News, et qui tourne bien depuis le 12 décembre sur Google, porte ombrage à l’achat de son navet.
     Quand on pense que Raffaël a 27 ans (à cet âge, Nabe avait sorti Au Régal des Vermines…) et qu’il se croit offensé par trois adjectifs justifiés écrits par une autre jeune fille de sa génération juste choquée par son inculture et sa prétention, on ne peut que le plaindre avant de lui envoyer dans la gueule ce qu’il mérite !…
     Quant à Guillaume Dustan, Enault croit être le premier à s’y intéresser. Lui et « les plus grands écrivains de notre époque », comme il le dit dans Paris Normandie, le fanzine de sa région… Et accrochez vous bien : voilà pour Raffaël Enault qui sont les « plus grands écrivains de notre époque » : Houellebecq, Despentes, Moix et Beigbeder ! Sic, sic, sic, sic !… Pauvre Cabin, quel manque de lucidité… Et quelle ignorance…
     On le lui avait dit, mais on va le répéter : Dustan était un très bon écrivain ayant réussi quelques innovations techniques dont il parlait joyeusement avec, justement, la bête noire de Enault : Marc-Édouard Nabe !… Depuis leur première rencontre télévisée chez Ardisson en 1999 (Nabe avait été le seul à accepter de croiser le fer avec lui), une affection (en tout mal tout honneur) s’était créée entre les deux écrivains, pourtant si différents politiquement et sexuellement.

     Si celui qui disait au « faux littéraire sulfureux de l’époque » (dixit Enault) chaque fois qu’il le rencontrait : « Marc-Édouard, je t’aime ! » sortait de sa tombe, il ne manquerait pas de donner la fessée au cucul foireux d’Enault. Tant pis, Raffaël devra porter cette faute de plus. Après avoir salopé Damia, Pierre Louÿs et Nabe, et réduit Dustan dans sa poële de fantasmes personnels, il se lance dans un procès contre celui qu’appréciait son idole Guillaume Dustan. N’importe quoi !
     Enault voudrait innover dans le seul recours qui reste à un jeune écrivain débutant et déjà raté pour récupérer le fric qu’il ne touchera pas des méventes de son premier livre. Avec un petit esprit d’épicier bien français effrayé par le manque à gagner, il veut faire payer par un autre — et quel, autre ! Trente livres et trente ans d’activités littéraires au compteur… — son insuccès ! Bien tenté, Enault, mais non. Si ton Dustan superstar s’est vautré ce n’est pas à cause du préjudice financier et moral que lui aurait causé l’article dans Nabe’s News, c’est tout simplement parce que ton livre en soi est lourdingue et toc, mal foutu, mal informé, journaleux et mauvais.
     Bon. Enault veut la guerre, il va l’avoir. On va commencer par republier le texte de Marianne RV en changeant les mots incriminés. Les nouveaux adjectifs sont visibles en rouge.
     Bonne soirée, Raff’!

*

Article (corrigé) de Nabe’s News 9

La petite fiotte tarlouzette en tenue léopard Raffaël Enault qui gratouille à Gonzaï vient de pondre, avec douleur, un dégoûtant œuf clair journalistique sur la figure magnifique de la chanteuse réaliste Damia (1889-1978). Découvrant la lune, ou plutôt la face cachée de la lune que représente Damia, le petit pigiste petite putasse du journalisme morveux rame pour nous donner envie de la découvrir : Damia, madone à pédés, icône pré-punk oubliée.
     D’autant plus qu’il ne cite pas l’une de ses prestations les plus émouvantes, c’est-à-dire dans le film La tête d’un homme de Julien Duvivier (1933)… Évidemment, ça aurait fait mal au cul de pédé d’Enault d’être obligé, pour s’en souvenir ou pour l’apprendre, de passer par le texte « Le cauchemar Duvivier », écrit et publié par Marc-Édouard Nabe en 2010 dans le bulletin de la cinémathèque française.
     Ça ne pouvait qu’échapper à ce visqueux gluant comme du sperme de vipère Raffaël (qui paraît-il prépare une biographie de Guillaume Dustan, affectueux contradicteur de MEN…) qui n’a pas manqué de crachouiller sur l’auteur des Porcs en le comparant négativement à Pierre Louÿs qui, à son époque, s’était accroché avec Damia :

     Bref, tout cela a beaucoup énervé également notre collaboratrice Marianne RV…

Une fiotte tarlouzette contre deux hommes

     L’avorton fœtus crevé tellement prétentieux qu’il n’entre pas dans un bocal journaleux-modeux Raffaël Enault est un jeune homme de vingt-six ans, qui a vu le jour à Rouen en 1990. Bac littéraire en poche et au cours d’études en journalisme, il fonde avec deux jeunes acolytes, la marque « Roads », qui présente des vêtements made in France et dont le bénéfice du produit des ventes est affecté à l’auto-financement de leur site du même nom, compilant des webzines présentant des articles revendiqués indépendants politiquement et culturellement, et « transgressant les normes », des propres mots d’Enault. On ne s’étendra pas davantage sur le curriculum vitae du type, sans intérêt, tout comme lui-même.
     Raffaël Enault fait partie de cette espèce commune et assez méprisable des pseudo-révoltés – ça aussi, c’est très tendance ! – qui bavent beaucoup, sur tout et n’importe quoi, surtout n’importe comment, souvent sans savoir pourquoi – gravité terrible ! – sans avoir en eux une once des étincelles qui font les révoltés vrais, ceux qui bouillonnent tels des volcans en constante éruption, le cœur en lave explosant.
     Cela se ressent allègrement à la simple surlecture de son article sur Damia. En transcrivant le parcours de Damia, chanteuse décédée en 1978, l’écrivant se délecte en déversant tout le mépris qu’il doit au fond avoir pour lui-même sur diverses personnalités. Il y a le vomi par indigestion, le renvoi est massif, consistant, épais et collant, épars et acide, chaud de glace tranchant. Puis il y a le vomi d’Enault, celui-ci est un renvoi inconsistant, translucide, transparent, tout au plus une bile jaunâtre liquéfiée qui adhère au lecteur – non abruti – autant qu’une goutte d’huile sur de l’eau. Marc-Edouard Nabe avait pour épitaphe de son premier livre Au Régal des vermines : « Qui vomit a dîné ». Epitaphe, épigraphe… Ô combien parlants ! Enault n’a rien mangé à part sa propre mixture, son estomac est creux, son renvoi est vide, juste une fine pellicule nauséabonde salie comme provenant de ses tripes sales, même pas une pointe de sel.
     Et le garçonnet misérable enfant raté se voudrait révolutionnaire mais il transpire la fadeur d’une rébellion post-adolescence. Il se rêve au fond de lui subversif comme Pierre Louÿs ou Marc-Edouard Nabe, il imagine sa plume acide comme la leur, son phrasé percutant comme les guirlandes d’invectives épicées de ces derniers. Mais Raffaël, est petit, tout petit microscopique, incroyablement microscopique. Eux, ils ont posé leur ancre ! Enault reste amarré, et à marée très basse. Pour atteindre le paroxysme du style, la percussion par écriture, il faut oser voyager en eaux profondes et affronter les eaux troubles ! Un simple petit tourbillon de la bien-pensance dictatrice et le petit minus Enault finirait tout penaud paralysé au fond d’un trou, encore plus méprisable que celui dans lequel il moisit déjà, tout petit et insignifiant imperceptible et inconsistant. Faut du cran, des tripes et de l’âme pour fièrement faire face, sans faire volte ! Il n’y survivrait pas. Psychologiquement parlant, car scriptuairement, il est déjà mort. Le petit Raffaël ne fera jamais partie des grands brûlés par le feu de l’infernale sacro-sainte critique, encore moins à titre posthume. En dehors des faiseurs de contes de faits admissibles et promus à profusion – dont l’ado retardé acnéique pas en avance ne fera jamais partie non plus – l’injustice temporelle d’un tel honneur-affront est bien souvent réservé aux vrais subversifs, aux passionnés refoulés par la maîtresse-tièdeur et l’insupportable prêt à penser, à dépenser pour bien dé-penser, ceux-là même que la culture laisse crever dans les conditions les plus outrancières, abjectes, insidieuses, inhumaines… Coup de scie dans l’Art, pour faire leur miel de l’œuvre des génies étouffés de leur vivant, à peine ont-ils le corps refroidi, tels Suarès, Bloy, et… Pierre Louÿs, qui lui a fini ses jours ruiné, paralysé et atteint de cécité partielle.
     Oui, il est bien seul Raffaël, mais seul par insignifiance seul par conscience douloureuse de son inutilité sur terre, pauvre con, ce qui, en l’occurrence et a contrario, est tout-à-fait méprisable. Enault a tenté dans ses gribouillages de clavier un Chacun mes goûts, mais c’est vain, ça l’était dès le début. Il ne sait presque rien sur ses petits touts, il serait temps qu’il songe à arrêter d’écrire. Qu’il continue à lire Houellebecq, ça lui suffit, et qu’il ne s’attaque pas aux Hommes de Littérature, il n’a qu’à se contenter de leurs foutus salons aseptisés : pas besoin d’être artiste pour un laisser-passer. C’est tout ce qu’ils offriront à ce petit roquet dérisoire caniche mal toiletté ignorant : le laisser passer, et croyez-le, il va très vite passer.
     D’ailleurs, c’est souvent le propre des petits qui secrètement étouffent de jalousie face à d’autres, grands, de venir essayer d’attenter à coups de viles giclures de venin l’œuvre des Artistes. Là est certainement la seule et unique raison des mots d’Enault : « Le faux littéraire sulfureux de l’époque (le Marc-Édouard Nabe de son temps, en somme), Pierre Louÿs »
     À peine lecture est-elle faite de cette phrase, qu’on y revient pour être sûr de l’avoir bien lue, de n’avoir pas rêvé l’aberration qui nous explose au visage, de n’avoir pas eu les yeux presque crevés face à une si manifeste mauvaise fois, une calomnie tellement grotesque, qui plus est ne comportant absolument aucun fond ni fondement, désertée de toute sensible forme d’arguments, serait-elle infime…
     Raffaël le présomptueux orgueilleux n’a même pas la décence vis-à-vis de lui-même de fournir arguments aux conneries qu’il déblatère… ou sans doute le courage ? En effet, s’il s’essayait à l’exercice, le garçonnet le sous-enfant s’auto-réfuterait dès les premiers mots qu’il tenterait d’utiliser comme faussaires de la vérité… Le vide grossier de ses bavardages ne leurre que les esprits vides et grossiers. Les autres aimeraient le détail ! Tout est dans les détails. Enault fait dans le grossier. En fond comme en forme. Puis comme le fond fait la forme, son fond vide d’argument fait sa forme vide, sans piment ni autre condiment.
     Puis cela-dit, après tout, pourquoi arguer ? Enault, dans son orgueil déplacé, doit juger sa parole évangile. L’honnêteté, entre autres journalistique, il en a rien à carrer le bougre, de toute façon, il prend le lecteur pour un con, peut-être est-ce là sa seule perspicacité et pertinence. On dit au « lecteur » que Marc-Édouard Nabe est antisémite et d’extrême-droite, l’ignorant boit le p’tit lait bobardé, digère et renvoie son breuvage d’imbécile à d’autres imbéciles, et ils pataugent ensemble dans leur insupportable bêtise outrancière de conneries et supercheries. Du coup, on ne lit pas Marc-Édouard Nabe, on s’en méfie même plus : on s’en écarte, en bon petit soldat résigné de la médiocrité par la médiocrité. C’est vrai qu’après tout, les petits soldats sont tous des cons grands incongrus. Qu’importe, les déserteurs eux, ont soif ! Soif de clous de vérités, de piqûres de proses divines, de transcriptions grandioses des abîmes, de magie transcendante, de féeries apocalyptiques, de sensibilité à vous percer le cœur, de force féline à vous faire braver les précipices, de sentir rouler les larmes sur la chair frissonnant de sa plongée abyssale dans les méandres de l’âme les plus enfouis !
     Alors, quand leur apparaît dans leur sillon le mirage littéraire de Marc-Édouard Nabe, ils foncent, déshydratés qu »ils sont par la sécheresse due à l’oubli des précipitations de littérature salvatrice, esprits calfeutrés par les ouragans assenant mensonges et mielleries dégoûtantes, corps et âmes asphyxiés par l’aridité des constants raz-de-marée de médiocrité, de nullité, de futilités, qui pullulent et tentent de les y noyer en les entraînant de leurs vagues insolentes du bruit qu’elles font en ne frappant pourtant que le vide… oui ! ils foncent contre les vents violents d’injustice pour s’abreuver enfin de vie, de justice et de Vérité !
     L’ignorance manifeste d’Enault le Nul zéro inpointable est telle, qu’elle confine à la négation de l’esprit, à l’absence totale et même fièrement revendiquée de goût, de raffinement, de curiosité. C’est le refus tout net du ravissement, de l’extase et de l’ébahissement ! Incapacité totale de toute objectivité par rapport à une œuvre, toute considération quelconque envers son auteur mise à l’écart, et donc incapacité à reconnaître le talent pour sa part ! Crime contre l’Art !
     Cet adulescent Ce branleur toujours pas pubère n’est une caricature, modeux raté, essayiste navrant qui se complaît dans son spleen vaseux et qui ne va même pas jusqu’à l’introspection mais qui reste en surface, telles les eaux stagnantes marécageuses puant l’égocentrisme inutile, vases clos entre un dégoût superficiel de l’humanité et un ennui de lui-même.
     On se fout magistralement de Raffaël Enault, mais par souci d’intégrité, et de correction, on explique ici, argumentation à l’appui, ce dont il lui est présentement fait grief, tout en le présentant succinctement, contrairement à lui, qui balance ses saloperies gratuitement sans pourquoi ni comment. En même temps, comment expliquer ce dont on n’a nulle connaissance ?
     Qu’a lu le punk-fake en veste léopard de l’œuvre laissée par l’érudit feu Pierre Louÿs ? Et de celle – magistrale – de Marc-Édouard Nabe ?
     Une comparaison entre les deux écrivains eut pourtant et néanmoins été pertinente, et ce à plusieurs niveaux. Les deux hommes, brillants, ont investi très jeune la littérature, ils s’y sont fondus et en eux elle s’est fondue. Ils font corps avec elle, elle est leur âme.
     Louÿs lance sa revue La Conque en 1891, alors âgé de 21 ans et voit son premier recueil de poèmes publié un an plus tard. De son coté, Nabe, qui a baigné dans l’Art dès son plus jeune âge, publie son premier livre, Au Régal des Vermines en 1985, il a alors 26 ans. Et quel livre !… une bombe littéraire !… un attentat pour les neurones de ses contemporains, pour beaucoup trop frêles d’esprit et trop friands de zèle dans la connerie pour être épris par ce chef d’œuvre ! 26 ans… l’âge de Raffaël… Comparez les niveaux !
     Un très fort attrait pour la gente féminine rallie également ces deux-là. Louÿs aimait les femmes, il aimait les aimer et écrire l’amour qu’il leur portait, décrire avec une remarquable minutie dans la précision chaque parcelle de leur corps, poser le verbe sur leurs geste, décliner les mots sur leurs effluves. Nabe les aime toujours et, lui aussi, expose les lettres de l’amour capital – capital parce qu’il n’y a que ça de vrai pour lui, et capital comme l’est la peine finale, celle qui broie, qui éventre, vers qui pourtant on revient toujours.
     Il y a la force du style qui réunit encore les deux artistes ! Chacun, dans le sien, emporte le lecteur dans un tourbillon vertigineux. Les mots dansent, raisonnent dans l’esprit et font vibrer le cœur, les sens tombent sous les phrases pour s’envoler au firmament des émotions, les sensations endormies sont réveillées et portées dans les délices de l’exaltation suprême, la diatribe est redoutable, elle secoue la raison ! pluie de féeries, véritable coups d’éclats dans le sillage poussiéreux des édités commercialisables, dans la lourde fadeur ambiante des tristes plats de soupe de tristesse servies par la culture, transcendance absolue ! Fracas étoilé dans la bouillie de cervelas indigeste de tous les petits romanciers ensaucissonnés dans leur imaginaire, tout petit lui aussi ! Place aux rugissements autobiographiques, au cru du vécu, aux détails du senti, à l’élévation dans les cieux de sensations, aux grâces des apologies dithyrambiques, à la magie des lettres qui confèrent dans la description beauté lumineuse à l’ignoble, aux répugnances proclamées face auxquelles le bras de fer de la littérature vraie ne déclare jamais forfait !
     À tout cela, Marc-Édouard Nabe, tout comme Pierre Louÿs, ont voué leur vie, le souffle mué en plume d’acier doux trempée dans l’encre chaude du sang de l’âme. Peu importe le rejet qui a pu s’abattre sur les deux hommes – et toujours au présent pour Marc-Édouard Nabe.
     Regardez qui sont, et que sont les détracteurs de tels écrivains, soulevez l’amas de vile calomnies grasses expectorés par leur propre vilenie, dégagez la toux d’hypocrisie et de frilosité, raclez l’absence totale de morale humaine de ces bêtes immondes et, enfin, respirez… respirez et voyez, toutes pluies d’injustice et de silences insidieux écartées, enfin l’Homme, celui qui écrit ce qui vous élève, ce qui vous ramènerait – si vous preniez la peine de vous y pencher – infiniment plus haut que la condition humaine qui se complaît dans son inconditionnelle inhumanité, celui dont l’intégrité, l’amour sans barricade et sans mesure de la beauté et de la justice, la détestation inébranlable de l’injuste et de l’ignoble, ont mené dans les hauts-fonds du bas mépris, des attaques abjectes, de l’étiquetage punitif tels des produits avariés. Injustice suprême que de vouloir maintenir garrottés jusqu’à la mort ceux-là même qui ont consacré chaque particule de leur être à redonner ses droits à la vie, à insuffler de l’oxygène dans tant de cœurs et âmes carbonisés !
     Mais les misérables qui orchestrent ces disharmonies infamantes sont eux les avilis, tout autant que ceux qui dansent aux rythmes de ces outrages à majestueusité.
     Qu’importe, le souffle de la littérature s’acharnera à purifier l’air pollué de souffre par les ronflements grotesques du monde de la parodie littéraire !
     Qu’à cela ne tienne : l’Artiste Dangereux résistera à la dictature de l’insipidité et du politiquement correct ! Esclave redoutable de sa propre intégrité et du brutal amour qu’il a pour la pureté brute, mué par une haine virulente et cinglante de loyauté envers la justice, il brisera ses détracteurs, ces promoteurs de l’indifférence et de la nullité ; il lèvera le sabre de sa plume ou de son pinceau, tenu d’une main de fer velouté, pour les pourfendre de ses encres, jusqu’à abattre sur eux autant de tâches de Vérité que faire se pourra, afin de les ternir jusqu’à ce que lumière soit faite sur leurs obscures malignités.
     Il n’aura de cesse d’exposer, du bout de sa plume intransigeante de passion, la vue aiguisée et l’esprit acéré, les dégueulasseries de la sphère fake-élitique surmédiatisée de la bien-pensante-unique, des fauteurs de troubles à l’ordre moral de la Justice. Une lueur d’espoir !
     Enault fustige Pierre Louÿs… Louÿs, même dans l’inertie de la mort, lui fait visiter Sodome et Gomorrhe, et même en oblique, littérairement parlant, of course.
     Enault attaque Marc-Édouard Nabe… Nabe n’a pas de temps à perdre : pendant que les vermines aboient, Patience… Il enfonce le clou.
     Lorsqu’on veut connaître le goût d’une rivière, c’est à la source qu’il faut aller se désaltérer, certainement pas en ingurgitant servilement et sans aucune curiosité le premier gobelet plastifié d’eau croupie que les restaurateurs de la « littérature » bon marché propose sur leur menu obligatoire, frugal, et insipide.
     Et l’eau est source de vie.

Marianne RV