lundi 2 septembre 2019
Anciens numéros
Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Rappel

Sans ouvrir à nouveau l’eternel dossier ni faire une thèse, il semble nécessaire aujourd’hui en ces temps d’ignorance, de confusion et de faineantise de rappeler que Nabe, l’idole du Moix des années 80, n’a rien fait en comparaison de ce qu’on excuse au petit Yann aujourd’hui d’avoir fait, antisémitiquement parlant.
     Deux phrases à Apostrophes et un paragraphe dans le Régal, livre toujours culte, contre des tombereaux de pur révisionniste et de négationniste antisémite et raciste, en plus sans aucun talent, ni d’écrivain ni de dessinateur en herbe, et déversés par un jeune homme déjà taré qui avait trop et mal lu son maitre…
     Ushoahïa de Moix, c’est le travail d’un esprit dégueulasse et malade qui a mis dans son shaker infâme le Régal, l’Apostrophes, Choron et Hara-Kiri, les textes dans L’Idiot International sur l’Abbé Pierre notamment, etc., et qui a tout secoué comme il secouait son petit frère Alexandre, de toutes ses forces pour essayer de faire plus fort, plus violent, plus on ne sait quoi, et pour enfin en extraire cette bouse qu’il aurait mieux fait de manger.
     Nabe n’est pas antisémite et ne l’a jamais été, mais il est vrai qu’il a été un extraordinaire révélateur des dégueulasseries des autres, des ratés qui sont venus à lui.
     C’est dans sa jeunesse, en effet, qu’il faut frapper le plus fort, mais bien, et pas à côté. Nabe, lui, en véritable jeune homme cohérent, tout seul, s’est affronté directement au milieu littéraire de son époque alors que Moix, ce lâche, est entré en littérature en se vautrant aux pieds de tous les puissants de intelligentsia St-Germain pour se forger une famille qui évidemment aujourd’hui ne peut pas le rejeter sans se désavouer elle-même, membre par membre, autant dire se démembrer.
     Faut-il également rappeler, en 2019 ! que non, Nabe n’est pas d’extrême-droite, que non, Nabe n’est pas négationniste, et même le contraire, puisqu’il s’opposait à Faurisson dès son journal intime écrit dans les années 80, jusqu’à aujourd’hui avec l’édification de la saga Les Porcs toute dirigée dans un grand combat, totalement solitaire et injustement ignoré (la preuve avec cette polémique autour de Moix) contre ces falsificateurs de la réalité que sont les complotistes et les révisionnistes. Au moment où Moix et ses appuis font diversion sur le fond en inventant un complot de l’extrême-droite pour l’abattre, Nabe en achevant le tome 2 de ses Porcs (où il y aura bien d’autres révélations sur Yann Moix & compagnie…), montre quels sont les véritables enjeux de son combat.
     Faire porter le chapeau de l’antisémitisme de Moix, qui doit absolument être pardonné pour des raisons germanopratines, à Nabe qui n’est pour rien dans la « balance » des dessins et écrits de jeunesse de l’ordure d’Orléans aux journalistes, est le énième affront et la énième injustice qu’aura subie l’auteur d’Aux rats des pâquerettes (2019).
     Pour laver Moix toujours plus blanc, on noircit davantage Marc-Édouard Nabe. Ça ne prête pas à conséquence puisque pour le milieu, c’est déjà LE salaud. Un salaud sali c’est bien pratique pour nettoyer un salaud qu’on veut sauver !

La rédaction de Nabe’s News