vendredi 29 janvier 2021
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Bravo, Aurélie !

Ah, c’est pas une nabienne pour rien ! Aurélie Casse, une amie de Nabe qu’il a connue il y a plus d’une dizaine d’années quand elle n’était encore qu’une stagiaire à LCI, n’a rien perdu de sa pugnacité habillée de cette douceur qui a toujours été la marque de son caractère… La voici, désormais pilier parmi les présentateurs vedettes de BFM, capable de diriger des soirées entières aussi bien sur Jonathann Daval que sur les élections municipales, et bien sûr sur le Covid-19…
     Aurélie Casse, qui connaît l’authenticité des véritables écrivains, n’allait pas louper ce gras faisan péremptoire de Michel Onfray qui glapit sinistrement depuis plusieurs décennies maintenant dans le monde des médias en se faisant passer pour un philosophe ! Jamais vous n’aurez vu Michel Onfray aussi petit, ratatiné, en faiblesse, que face à Aurélie qui le met dans les cordes pendant dix minutes jusqu’à ce qu’il crie « grâce ! » ou « maman !» (sa maman étant bien sûr son ex-épouse décédée d’un cancer dont il ne cesse de parler…). Pas mieux que la Casse pour le casser ! Ce tricheur, parce qu’il a eu le coronavirus, a changé son stylo vide d’épaule… Tout à coup, il n’est plus le propagandiste de l’hydroxychloroquine puisque ça l’aurait fait crever d’un second infarctus ! Tout à coup, il est beaucoup moins copain avec Raoult, l’escroc ! « Fin de partie » ? comme le dit avec beaucoup d’esprit « Auré », constatant son éloignement récent de son ancienne idole de l’IHU de Marseille. Qui a chu choiera ! Tout à coup Onfray affirme n’avoir parlé avec Raoult que de philosophie grecque, de Céline (sic), de Nietzsche, de Plutarque etc, car c’est pour lui un « intellectuel de haute volée » (qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !)… Aurélie ne lâche rien pour titiller cette girouette de Caen qui n’arrête pas de se dédire, de se renier, de se contredire, tout en s’en absolvant sans vergogne.
     Et voici Onfray, qui n’est plus à 10.000 contradictions près et retournements de vestes lourdes comme des scaphandres, qui se positionne contre les médecins les plus fiables (Delfraissy, Lacombe, Fontanet…) qui pour lui sont des personnages de Molière ! « Tous ? » comme lui demande Aurélie. Tous, sauf Raoult ! Dans le mille d’à côté, toujours, l’Onfray-Diafoirus de la pensée séquençable… Le docteur Onfray, roi des molécules, nous fait savoir aussi qu’il est contre les antibiotiques. « La nature fait son travail », pourquoi pas « rend libre » pendant qu’il y est ? Va dire ça à tous les morts de la tuberculose depuis des siècles et des siècles, et en particulier aux grands hommes crevés peu de temps avant la découverte de la streptomycine : Jarry, Tchekhov, Seurat, Kafka, Modigliani, Charlie Christian… Et aussi à ceux rongés par la syphilis : Beethoven, Schubert, Baudelaire, Feydeau, Gauguin, Toulouse-Lautrec qui auraient pu être sauvés par la pénicilline… Autant d’artistes qu’en tant que tels Onfray ne peut que détester comme il a toujours haï au plus profond de son âme de petit prof proudhonien bassement revendicateur Cervantès ou le Marquis de Sade… Mais quel con ! C’est là qu’on s’aperçoit qu’au fond Onfray reste un lycéen dont la culture est lycéenne, la pratique de la pensée lycéenne et les ambitions lycéennes. Il était tout désigné pour être le faux totem anti-freudien du commentaire inutile et prétentieux de notre époque, une sorte de revers à la médaille BHL, frappée toutes deux du sceau de la sottise.
     Pour terminer, ça n’aura pas échappé à Marc-Édouard, qui connaît bien son Aurélie, qu’à elle non plus n’a pas échappé la sous-drague misérable du gros Onfray… Après avoir manié le « clystère » métaphorique, et osé parler à la belle journaliste brune des médecins qui « goutaient les urines », le chancre populiste a fait semblant d’avoir mal entendu quand elle lui demandait s’il était une « personne à risque »… « Partenaire à risque ? » grouina alors ce porc à lunettes, tentant un coup qu’il ne tirera jamais. Ô Lacan, à l’aide ! Non, finalement, c’est pas la peine : Aurélie Casse s’en sort très bien toute seule pour démasquer ce covidé de la vingt-cinquième heure qui prétend depuis trop longtemps nous donner des leçons de vie !