vendredi 18 décembre 2020
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Plaidoirie de Nabe

NOTES POUR LA PLAIDOIRIE DE MARC-ÉDOUARD NABE (PROCEDURE EN APPEL CONTRE SALIM LAÏBI) Prononcée au Tribunal de Paris, Île de…

NOTES POUR LA PLAIDOIRIE DE
MARC-ÉDOUARD NABE
(PROCEDURE EN APPEL CONTRE SALIM LAÏBI)
Prononcée au Tribunal de Paris, Île de la Cité
16 septembre 2020
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Préambule 

En préambule, je voudrais que dans les minutes soit acté le fait que j’ai décidé de plaider moi-même, ce qui est mon droit, même si je n’aurai pas toujours le langage juridique requis. Je suis donc présent ici uniquement pour assurer la plaidoirie dans cette procédure en appel.
     Par respect pour la Cour et pour la citation à partie civile qui m’a été faite, j’arrive directement de Suisse où je vis en exil depuis deux ans, je n’ai même pas eu le temps de récupérer ma convocation au greffe des huissiers, mais me voilà. Cet appel était prévu pour le 27 septembre 2018.
     Pourquoi je le plaide moi-même ? Parce que je n’ai pas les moyens de me payer un nouvel avocat, ni de repayer celui qui s’est occupé de cette affaire, maître Emmanuel Pierrat, dont les prix ont flambé en quelques années ­ — vous connaissez les avocats ­­ — et qui en plus, s’est dessaisi du dossier quand il s’est aperçu qu’il n’était pas aussi concerné qu’il devrait l’être par le sujet Laïbi qui, je vous le démontrerai dans quelques instants, dépasse mon propre cas pour s’inscrire dans le fléau majeur de notre époque : le complotisme.

L’Affaire

     Pour le fond de l’affaire, je vous renvoie au site WikiNabia à la copieuse rubrique «  Procès » et à la fiche « Salim Laïbi », où il y a beaucoup plus de détails que je vais vous résumer rapidement : Salim Laïbi, qui était mon webmaster de 2004 à 2010, après notre rupture à cause de ses prises de positions complotistes, s’est permis en 2013 de brûler un tableau que je lui avais offert en 2005 et qui représentait le jazzman Charlie Mingus. Il s’est filmé pendant cet autodafé, dans une scène macabre et effrayante de violence que la précédente cour n’a pas pris le soin de regarder hélas. La vidéo postée en juillet 2013 par les soins de Laïbi a été vue par plusieurs milliers de spectateurs. Après la mise en demeure de son hébergeur, il a désobéi et persisté à la laisser en ligne, puis a nié cela.
     Toujours en 2013, il l’a agrémentée d’une série de 12 autres vidéos hebdomadaires censés me démystifier et qui sont des tissus de diffamations et de fantasmes, intitulées « Naboscopies » dont je vous relivre quelques titres rapidement :

  • ­« Nabe, le fornicateur mystique» (18 septembre 2013)
  • ­« Secrets de fabrication d’un gourou » (2 octobre 2013)
  • « Coloscopie – Nabe, le scatophile mystique ! » (6 novembre 2013).
  • « Nabe, le jet setteur christique !» (13 novembre 2013)

     Dans ces vidéos abjectes, cet incompétent en art, cet inculte, à la fois fois haïsseur et aigri de toute forme de vraie beauté, s’en prend également en vrac à Théophile Gautier, Léon Bloy, Baudelaire, Soutine, Jean Genet… Pour lui, Léonard de Vinci est un “dégénéré”, et Proust un “soupeur”.
     On le voit également contrefaire, par moquerie, d’autres tableaux à moi en comparant ses « œuvres » avec les scans des originaux. L’un des « webisodes » est carrément consacré à mon avocat Emmanuel Pierrat :

  • « Naboscopie # 4 & 5 – Présentation de l’avocat de Nabe » (9 octobre 2013)

     Nous n’avons pas attaqué pour cela mais maître Emmanuel Pierrat a choisi plutôt de porter plainte pour « contrefaçon d’une œuvre de l’esprit ». Comme vous savez, au terme de l’article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle, l’auteur d’une œuvre de l’esprit est titulaire de prérogatives de droit patrimonial et moral. Il y avait incontestablement atteinte au patrimonial et moral dans le délit de Laïbi.

  • Patrimonial, en détruisant le tableau.
  • Moral, en en reproduisant d’autres de deux façons — par vidéo et par reproduction de la main du prévenu même, s’improvisant « peintre » et qualifié par Me Pierrat de « piètre qualité ».

     Il a été démontré que le droit d’auteur a été largement enfreint par M.Laïbi qui, dans son ignorance et son mépris de la loi, croyait qu’un tableau offert lui appartenait et qu’il avait le droit de le mutiler et le détruire en public.
     L’atteinte à la paternité et au respect des œuvres et la divulgation sans autorisation de celles-ci encourent une sanction par l’article L335 2.
     Après la mise en examen de Salim Laïbi le 15 septembre 2017, le procès s’est ouvert le 9 février 2018 ici même. Laïbi a été défendu par maître Naïma Haoulia. J’étais présent, ainsi que la représentante d’Emmanuel Pierrat, Anne-Charlotte Plèche.
     Ayant gardé le silence pour des raisons stratégiques, j’ai pu assister, d’une façon tout de même indignée, à la défense de maître Haoulia qui osa prétendre que les cendres de mon tableau brûlé étaient une œuvre d’art à part entière intitulée Trancendres et appelée à être vendue sur différents formats, ce qui était faux et qui n’a jamais été le cas.
     L’excuse trouvée à l’acte de vengeance vexée, irresponsable et infantile de Laïbi a été en effet celle d’une « parodie » et de l’invention a postériori de la création, donc par lui, d’une « autre œuvre » issue de la destruction de la mienne. Soudain Laïbi se définissait soudain comme artiste contemporain ! Et du plus mauvais goût car vous noterez comme moi la connotation nazifiante qu’il y a dans ces agissements : brûler une œuvre d’art d’un peintre vivant, récupérer soi-disant ses cendres, leur donner un nouveau statut…
     Sa défense fut qu’il ne pouvait pas être nazi puisqu’il est d’origine kabyle ! Vous voyez le niveau… Si vous permettez, je profite de ma défense en appel pour insister sur ce point de comparaison pas assez soulevé à mon goût par maître Pierrat lors de mon premier procès : le rapprochement du geste de Laïbi avec les autodafés nazis des années trente en Allemagne.
     Laïbi vous dira certainement que j’ai un drôle de culot de trouver une correspondance entre son geste d’avoir brûlé un tableau parce qu’elle était l’œuvre d’un « dégénéré » comme moi et la pratique bien connue des nazis dans les années 30 qui opéraient de même sur les œuvres des artistes dits également « dégénérés ». Je ne cite pas les noms de ces grands peintres pour pas avoir l’air de m’y comparer, mais il vous suffira d’aller voir la liste des artistes choisis par le régime hitlérien pour l’exposition «Entartete Kunst » de  Munich en 1937 pour être édifié par le « bon goût » à l’envers de Goebels : que des cadors de l’art moderne !
     Je rappelle les autres « arguments » de Madame Haoulia dans ses conclusions lisibles dans ma gazette Nabe’s News et artificiellement faits pour atténuer la somme à laquelle son client allait être condamné :

­ ­

  • Je n’ai pas de cote sur le site artcotation.fr
  • J’ai brûlé moi-même un livre de chez Gallimard en couverture de Chronic’Art (rien à voir, un livre et reproductible et c’était pour illustrer une interview contre les éditeurs traditionnels).
  • Les Naboscopies représentent un « travail titanesque d’écriture éminemment pédagogique sur monsieur Nabe et ses auteurs préférés » : Céline (accusé au passage de révisionnisme) et Léon Bloy (à qui madame Haoulia fait le reproche de s’être acoquiner à la fin du XIXe siècle avec une « prostituée qui a fini dans un asile psychiatrique »).
  • Laïbi est lui aussi un « artiste », il joue de la guitare « il a écrit de nombreuses chansons, poésies et même un conte » ! C’est également un maquettiste, un éditeur, un graphiste, un écrivain !

     On rêve ! Il y avait de quoi lui répondre. En outre, madame Haoulia persistait dans ses conclusions à m’appeler « Marc-Emmanuel Nabe », me confondant ainsi avec mon propre avocat. Sans doute pour insinuer une proximité presque physique entre nous, on connaît l’anti-homosexualité fanatique de son client.
     Dernier argument déviant encore le sujet : la confusion exprès entre sa destruction de mon tableau et celle d’une reproduction de l’Urinoir de Marcel Duchamp de 1917 par l’artiste contemporain Pinoncelli, qui est un ami personnel avec lequel j’ai fait justement une conférence sur Duchamp à Aix-en-Provence en 2013.
     Enfin, et vous n’échapperez pas encore à ça : l’énumération fastidieuse de la liste de mes revues, avec exhibition de leurs couvertures à la cour par Laïbi et Haoulia pour en détourner le sens, et pour faire de moi un apologiste du terrorisme, un propagateur du nazisme, du racisme, un scatophile dont Madame Haoulia recommandait au public de s’éloigner. Tout cela constituant de véritables diffamations contre lesquelles, il est impossible, comme vous le savez malgré l’article 41 du code de procédure, de porter plainte puisqu’elles sont proférées dans le cadre d’une assignation d’avocat. Encore une réforme à envisager.
     Le 14 mars 2018, Salim Laïbi est condamné à 1 500 € de dommages et intérêts + 3 000 euros au titre de l’article 475-1. Nous avons gagné.
     Mais outré par les arguments fallacieux de l’avocate et aussi par l’indulgence du tribunal, j’ai commis une lettre ouverte sardonico-érotique, je le reconnais, à l’endroit de cette avocate et l’ai publiée dans mon Nabe’s News du 6 juin 2018. Ne pouvant me faire condamner à la fois pour diffamation et injures, toutes deux inexistantes dans mon texte (et qui, de toute façon, sont deux choses différentes, vous le savez), elle a réussi avec la complicité peu déontologique de Cyrille Vignon, un juge de son propre sérail à Marseille, à inventer pour moi sur mesure le délit de « trouble manifestement illicite qui porte un préjudice moral évident », ce qui ne veut rien dire.
     Résultat : j’ai été à mon tour condamné à 7 500 euros que la « victime » n’a pas attendu que je fasse appel pour ponctionner directement par cette intervention juridique hautement contestable qui s’appelle la « saisie-attribution » (exécutée par un huissier, ce qui a fait ajouter 500 euros dans la machine) rien moins que 8 000 euros sur mon compte en banque. Alors que quand Monsieur Mélenchon (et son parti) écope de la même somme pour avoir bousculé physiquement des policiers et un procureur, ou plus récemment dans le domaine littéraire, lorsqu’un Raphaël Enthoven (et son éditrice) sont menacés d’en payer 7 000 à son beau-père pour diffamation, tout le monde crie à l’injustice. Moi j’ai dû personnellement subir, sans que ça n’émeuve quiconque, ce prélèvement sévère et passé inaperçu au regard de la liberté d’expression sacro-saintement défendue aujourd’hui.
     Voilà une des raisons qui m’a poussé à faire appel aujourd’hui pour rétablir, sinon un peu de justice, un peu d’équité, dans les sommes requises.
     En effet, vous comprendrez aisément qu’il n’est pas possible d’avoir laissé Monsieur Laïbi payer seulement 1 500 euros en dédommagement d’un tableau brûlé et détruit à jamais alors que des tableaux du même format et de même facture, sont exposés et vendus sur mon catalogue sur Internet de plus de 1000 tableaux classés par sujets (et dont la vente me permet de financer l’impression de mes livres) et qu’un « Mingus » similaire à celui que Laïbi a détruit a été mis en vente et vendu à 3 500 euros.
     Cela voudrait donc dire que la justice estime que la destruction d’une œuvre d’art vaut moins de la moitié de cette même œuvre d’art intacte ? Je réclame donc non des sommes astronomiques de réparation mais logiquement au moins le double de ce que valait mon tableau avant destruction, c’est-à-dire deux fois 3 500 = 7 000, plus les 3 000 toujours au titre de l’article 475-1. Ce qui fait 10 000. Il ne serait pas superflu de réclamer en plus 4000 euros de dommages et intérêts pour « préjudice moral », ce qui se fait.
     Les prétextes d’insolvabilité ou de petits revenus que la défense de Laïbi ne manquera pas de vous faire valoir ne tiennent pas quand on regarde ses émoluments en tant que dentiste et surtout les sommes qu’il soutire par pleurnichards appels aux dons (typee, etc) auquel ce sans-dignité procède quotidiennement sur sa chaîne Youtyube auprès des milliers de visionneurs abusés par ses vidéos de propagande complotiste.

Ce que Laïbi m’a fait

     L’autre raison de cet appel, c’est que la première audience, ayant été principalement consacrée aux problèmes de droits d’auteur sur l’œuvre, n’a pas assez souligné la véritable persécution qu’exerce Laïbi à mon endroit depuis dix ans, depuis janvier 2010 exactement où j’ai publié mon roman L’ Homme qui arrêta d’écrire et où il apparait comme déjà une figure montante du complotisme. Il s’agit d’un strict harcèlement judiciaire que lui bien sûr renverse. Je vous renvoie encore à la chronologie mise à jour dans Wikinabia où année par année, mois par mois, jour par jour parfois, vous observerez le constant acharnement de Laïbi dans les articles et les vidéos de son blog mais aussi sur les réseaux sociaux d’Alain Soral et de Dieudonné du temps où il était leur vassal, avant de se retourner contre eux, là aussi par orgueil courroucé.
     Mais pas seulement, puisque Laibi a multiplié les plaintes et convocations à la police. J’en ai d’ailleurs discuté avec des fonctionnaires de police et des magistrats tous lassés par Laïbi, et se sentant tous en quelque sorte pris en otage, comme moi, par une réforme de la procédure créée par Nicolas Sarkozy permettant à n’importe quel individu manifestement déséquilibré de profiter de la loi pour déranger tout un staff de personnes sans qu’un article du Code puisse tenir compte de son passif personnel avant de le laisser agir ainsi.
     Quand il ne portait pas plainte, Laïbi fourbissait, en toute impunité, des armes tous terrains pour me nuire qui vont des divulgations de mon adresse personnelle et de mon numéro de téléphone privé, du nom de famille de ma fiancée de l’époque à des menaces d’attaques à ma famille, des déformations permanentes et malveillantes de mon travail, décrétant que j’étais un « Djihadiste scatologue » (je vous rappelle le sous-titre de son « livre », Nabe, le scatologue démasqué, qui montre une obsession pathologique pas soignée du personnage pour le fameux endroit déjecteur de l’anatomie humaine). Il n’y a que « pédophile » qui manque à ma panoplie dans ses diffamations, mais Laïbi, qui ne contrôle pas sa jalousie, n’a quand même pas cessé de me dénoncer comme un amateur de jeunes filles maghrébines, qu’il traitait d’ailleurs de « catins », dans une série de vidéos encore intitulées « Maghreb humiliated », faites pour dénoncer les femmes arabes belles et connues qui « osent » se donner à des amants non arabes (blancs) sans les obliger à les marier.
     Là aussi la liste fastidieuse des menaces et attaques à mon encontre est disponible sur le site Wikinabia à la fiche qui désormais fait référence sur google pour Salim Laïbi.
     Deux exemples ? En 2012 :

     « Par contre, je vous le dis tout de suite, ça va être une boucherie, ça va pas être joli à voir… Si les hostilités reprennent, je m’arrêterai plus, c’est fini. C’est en ligne droite, et même si l’objectif est démoli, eh bien tant pis, on continuera quand même, on roulera dessus, c’est la fin, on va jusqu’au bout, parce que les choses ont bien changé »

     En 2013 :

     « Pour ma part, je ne peux que vous réserver quelques surprises assez… gigantesques, concernant l’imposture du nabot. On va bien rigoler. Quil sache qu’il n’y a plus de limite à ma réaction, plus aucune. Tu vas saigner du nez mon petit… ».

     Mais le sommet a été atteint par la création en 2017 par Laïbi et son comparse le révisionniste Paul-Eric Blanrue d’un blog anonyme censé « parodier » ma gazette Nabe’s News et intitulé : Cacas de Nabe…
     Cet amoncèlement de diffamations et d’injures est toujours visible sur le net, et elles sont d’autant plus grossières et vulgaires et sans retenue que Laïbi, en tant que religieux présumé, ne pouvait pas les signer de son nom, en toute lâcheté. Je laisse dans le corps du texte de cette plaidoirie quelques extraits, mais à cette barre un ou deux titres de ces 52 épisodes me semble indispensables à citer pour vous éclairer sur les méfaits frôlant la démence de Laïbi, et dont la terminologie recoupe si bien celle des « Naboscopies » qu’il les a, en quelque sorte, inconsciemment et maladroitement, paraphés :
     Dés le premier article de Cacas de Nabe :

« #1 – Nabe est un indic de police »

     « De deux choses l’une et la troisième est certaine : Nabe est un indicateur de flics qu’il soit passif ou actif, qu’il soit conscient ou manipulé et il ne le sait que trop. Il est probable que les services de police l’utilisent comme un “focalisateur”, un pôle d’attraction jouant sur la séduction et capable d’attirer le maximum de radicalisés pour mieux les cerner et les contrôler. »

     C’est une accusation qui pourrait parfaitement lui être faite à lui bien sûr. À Marseille, on y travaille.

« #7 – Nabe le daeshiste pornocrato-coprophile ! »

(Dessins d’Hara-Kiri)

     « On aimerait également savoir qu’elle est le sentence que la charia prévoit lorsqu’il s’agit de coucherie avec des “beurettes” comme Samia à la page 778, sans oublier Nadia, Shérazade. »

     Intervention racialiste dans la vie sexuelle d’autrui et feinte de croire que je serais soumis aux lois d’une charia alors qu’elle n’est pas en vigueur en France et que de toute façon je ne suis pas musulman. Mais tant pis. La nuisance Laïbi a agi, il est content.

#8 – Nabe, le jet-setteur jihadiste !

     « Il est très troublant d’apprendre, en lisant sa prose, que Nabe est un membre à part entière de la jet-set parisienne et ce, sans interruption, depuis 30 ans. Il a les numéros de téléphone de : Taddéi, Franz-Olivier Giesbert, T. Ardisson, Guillaume Durand »

     Évidemment, rien de troublant pour un personnage public comme moi : c’était les contacts de mes rares alliés dans les médias.

     « Il a pour allié un éditeur puissant de la place parisienne, Léo Scheer, époux de la richissime Nathalie Rheims, descendante des Rothschild (créateur et financier d’Israël qu’il aime tant »… « Ces mêmes Léo et Nathalie que l’on rencontre à la page 759 et qui vont passer à sa galerie pour y acheter chacun un tableau. Il faut dire qu’il n’existe pas beaucoup d’antisémites financés par des Rothschild sur la place de Paris, ni nulle part ailleurs »

     Antisémitisme classique et volonté de discréditation, mais à l’envers : je ne serais pas un bon « antisémite » puisque une Rothschild m’a acheté UN tableau !

     « MEN a été le gigolo de Diane Tell au moment où il écrivait à l’hôtel Lutétia de Paris, dans lequel il était nourri et blanchi aux frais de la chanteuse canadienne, un pamphlet nommé “Rideau” »

     Salissure diffamatoire sur fond de jalousie. Pas du tout « gigolo », mais ayant vécu une histoire d’amour en toute lumière lorsque j’avais la trentaine avec une chanteuse célèbre, et dont Laïbi a eu connaissance en lisant mon roman Alain Zannini (2002) où j’en fait état d’une façon poétique qu’il déforme grossièrement.

#10 – Nabe, l’Homme dont tout le monde se fout ! »

     « Son livre est un tombereau d’insultes, il ne contient pas d’argument ni de révélation importante, il ne donne pas d’information essentielle et se contente d’injures au ras des pâquerettes délivrées sous forme de dizaines de milliers de sac de merde. Gerbatoire ! Forcément, tout a déjà été dit avant lui »

     « Quand on est une merde, il faut prendre garde à la chasse d’eau ! »

     Dans Nabe’s News, je vous renvoie à la liste complète de tous les scoops que l’on trouve dans Les Porcs sur différents sujets.

#11 – Pourquoi Nabe aime-t-il des négationnistes ?

     Par jeu de billard : parce que Nabe connaissait Dieudonné qui connaissait Faurisson, Nabe apprécierait Faurisson. Parce que Carlos, que Nabe connaît, connaît une amie de Faurisson, Nabe serait révisionniste, etc. Faux bien sûr.

#12 – Une série de procès en vue contre l’auteur de « Les porcs ».

     La raison invoquée est qu’à un moment de mon texte, je critique la position de certains Kabyles par rapport aux Algériens et que lui Laïbi, est kabyle. C’est une preuve de plus que Laïbi est derrière le site : ça rejoint d’ailleurs la plainte déposée par Laïbi contre moi pour « incitation à la haine raciale » sur les Kabyles, qui a été classée sans suite après une audition.

#13 – Daesh perd sur tous les fronts : Nabe, bientôt tondu ?

     Dans le numéro 13, il ironise sur la défaite de Daech, ce qui lui permet de me traiter de « collabo » et appelle à ma tonte comme sous l’Épuration !

#14 – Contradiction : MEN le noceur fauché !

     « On voit Nabe manger quasi systématiquement au restaurant ou boire des verres très régulièrement dans des brasseries chics des Champs (au Mathis avec Audrey Vernon, ou Djamel Bouras (p. 259), au Marco Polo, au Flore…), prendre le taxi pour rentrer chez lui après des soirées arrosées avec ses amis qu’il déteste tant et même se permettre de partir en vacances ! Il a passé plusieurs années de sa vie en compagnie de prostituées au Baron. »

     Les endroits dans lesquels je me suis rendu sont dénoncés comme des lieux de perdition pour un obscurantiste ignorant comme Laïbi. De plus son assertion tendancieuse tendant à démontrer que je suis riche  tombe encore : la preuve, je me présente devant  vous sans avocat  !

     « Un peu comme les appels aux dons de ses amis, Saint Dieudonné et Soral, qui ont fait fortune en usant de ce subterfuge, une technique bien éprouvée »

     Alors que c’était ses amis à lui, et lui surtout qui multiplie encore aujourd’hui les appels aux dons sur Tipee.

#19 – Le rat Nabe est terré, terrorisé par la trouille !

     « Terrorisé. Alerte enlèvement ! On a reçu un mail nous informant que Nabe avait quitté le pays, terrorisé par les conséquences de son livre. Il se cache tel un rat dans les égouts pour échapper aux représailles. « Nabe est devenu L’Homme qui arrêta de porter ses couilles. »

     Insulte, dénigrations, vulgarité…

#20 – Gossip Nabe 3

     « Il existe des photos où on voit son bide commencer à pendouiller, un double menton dégueulasse qui allonge son groin et un costume froissé et trop loin lui donnant un air de clochard. On peut ajouter à cela les rumeurs sur les effluves nauséabonds qu’il laisse dans son sillage… »

     Insultes physiques… S’est-il vu ?

#23 – Pourquoi le propagandiste jihadiste Nabe n’est-il pas poursuivi pour apologie du terrorisme

     Les mêmes passages des Porcs choisis ont été l’objet d’une autre plainte encore lancée par Laïbi pour « apologie du terrorisme », et classée sans suite après l’audition du 20 octobre 2017.

     « Que faut-il de plus pour que la justice s’auto-saisisse et s’empare de son dossier ? Faut-il attendre que les choses dégénèrent ? Nabe doit être placé en GAV au plus vite. Son domicile doit être perquisitionné et ses ordinateurs doivent être examinés par la police. Il doit également être poursuivi pour apologie de terrorisme avec comparution immédiate ! »

     Toujours ce fantasme malsain du prévenu Laïbi à faire enfermer tous ceux qui le gênent en solicitant la complicité d’une Justice qu’il conchie par ailleurs.

#24 – Nabe est un pervers narcissique destructeur

     Accusation médicale gratuite en prenant appel sur un ouvrage de Marie-France Hirigoyen qu’en son nom LLP plébiscite régulièrement sur son blog (preuve encore une fois de la paternité de ses Cacas). Il me psychiatrise.

#26 – Nabe en vacances, aperçu à faire bronzette en string au bord du Tigre, à Mossoul !

     « Les internautes derrière les comptes Twitter et Facebook ? Il est clair et évident que tout ceci n’est que du bluff… Il n’y a qu’une seule personne derrière tous ces faux comptes : Nabe himself, personne d’autre ! »

     Encore de l’autoportrait inversé. Le spécialiste des faux comptes et de l’anonymat, c’est Laïbi Salim. 

     « Au travail, Nabe, gros feignant ! Bouge ton boule, soigne ta grippe, laisse ton string à Mossoul et ose venir répondre à nos arguments qui détruisent tes mensonges et dévoilent ta petitesse ! »

     Vulgarité, obsession homosexuelle à mon endroit, allusion politique.

#27 – Quand Nabe se lie d’amitié avec des nazis et des ex de l’OAS.

     « Spaggiari était un nationaliste bien plus dangereux, il a été membre actif de l’OAS, il a même fait plusieurs années de prison aux Baumettes pour ses activités clandestines et criminelles. »

     « Une autre idole dont Nabe est fanatique est le Pr Choron qui, lui aussi, a été volontaire dans l’armée coloniale pour tuer du Vietnamien. Des années comme parachutiste en Indochine, ce n’est pas très exemplaire comme comportement ! »

     Comme si la caractéristique de Spaggiari, ce n’était pas d’être l’auteur du « casse du siècle » à Nice en 1976 et d’une évasion spectaculaire l’année suivante ; et celle du professeur Choron la création d’Hara Kiri et de Charlie Hebdo et leur publication pendant trente ans d’humour noir et de libertarisme joyeux qui ont d’ailleurs été à l’origine de mai 68…

#30 – Nabe, le rat qui boucha les égouts du Vieux-Port !

     « C’est pourtant simple de s’acheter une bonne guitare surtout lorsque l’on se produit devant des “milliers” de personnes !!! Mais qui n’a jamais entendu une véritable bonne prestation guitaristique de Nabe, ce grand critique de jazz qui gerbe la terre entière alors qu’il n’est pas foutu de jouer convenablement le moindre solo d’Eric Clapton ? »

     Ridicule leçon de musique de la part d’un incompétent à un musicien de jazz professionnel exerçant depuis quarante-cinq ans avec son père Marcel Zanini, ayant joué et enregistré entre autres avec Sam Woodyard, Milt Buckner, François Rilhac, Joe Newman et Dany Richmond, à qui Freddie Green a prêté sa guitare en 1977 et qui s’est produit devant Ella Fitzgérald (en 1978). Les vrais amateurs de jazz apprécieront.

#31 – Invisible MEN !

     Laïbi en arrive à défendre Dieudonné et Soral qu’il a trahis également en comparant leurs ennuis judiciaires avec les miens en impliquant mon fils et mes amis. Bref, je ne suis pas assez poursuivi (et les miens non plus) selon M Laïbi, le Fouquier-Tinville de la Canebière.

     « Plus personne, en dehors de nous, ne s’intéresse à sa triste histoire, celle d’un fils de piètre clown qui rêvait d’entrer en Pléiade et qui, au crépuscule de sa vie, finit caché, terrorisé, planqué, écrivain en anonyme sur Twitter et les forums ! Nabe : l’homme qui se voulait Bloy et qui a fini troll sur le net ! »

     Insulte gratuite au père (comme si moi je traitais le sien, Idir Laïbi de « piteux pitre »), et définition de ce qu’il est lui-même en me l’appliquant à moi qui suis présent sur la scène littéraire depuis 1984.

#32 – Le rat terré reste silencieux !

     « Alors Nabe t’es mort ? Tu t’es fait sauter le caisson comme tes copains les psychopathes de Daech ? Ah, mais non, c’est vrai : tu préfères que ce soit eux qui explosent à ta place ! Moins dangereux ! Pas folle la taupe. Tu ne crois au martyre que lorsqu’il s’agit de celui des autres, surtout s’il s’agit de faire de la pub pour ton livre ! Toi tu reste bien au chaud à la maison en attendant ! On est plus confortables dans les jupes de ta petite copine et de sa môman pour regarder ces copains se faire boum à la télé ! »

     Quand moi et mon équipe avons identifié publiquement le couple anonyme Laïbi-Blanrue comme étant les auteurs du blog anonyme Cacas en Nabe, l’argument de Laïbi fut de dire de lui-même : « On se demande bien pourquoi il cacherait son identité ». La réponse est pourtant simple, c’est par peur des poursuites, évidemment ! Et c’est moi, le trouillard terré !
     Etc, etc, je vous en épargne quelques-uns, dont le  #49, révélant mon numéro de téléphone personnel, (je vous l’ai dit), le nom de famille et la profession de ma fiancée, des photos de la mère de mon fils et une fiche quasi policière et fausse, bien évidemment, de ce dernier. Dans le #34 intitulé « Le très gros caca raté de Nabe » les allusions scatologiques, comme dans presque tous les autres, sont pléthore ; et le dernier en date une charge contre le directeur de la revue Adieu, « David Vesper, la Tarlouze dévouée de Nabe ».
     Sur ma femme des années 2000, Laïbi a repris aussi des photos d’elle dénudées et publiées dans mon numéro 3 de Patience, et qu’il se vante d’avoir trouvé avant moi; le titre en est : « Audrey Vernon à poil : le faux scoop de Nabe ! » Ou alors, dans le #52, « Tariq Ramadan, le meilleur ami de Nabe en zonzon » où Laïbi se réjouit de l’emprisonnement du célèbre théologien  islamologue en rajoutant des bulles pornographiques sur la photo d’une conférence qu’on avait donnée ensemble en 2012 à Lille.
     Dans les #40 et #44, il associe ma fonction d’écrivain analysant les événements du Moyen-Orient à mon activité de musicien de jazz pour provoquer un incident dans le club bien connu parisien « Le Petit Journal », rebaptisé « club de jazz de Daech », et ajoutant un drapeau du groupe islamiste sur le programme avec la photo et les noms du patron et des serveurs dans la plus pure tradition dénonciatrice de la Collaboration. Le titre : « Rappel : concert du daechiste Nabe au Petit Journal ce 31 octobre 2017 » Ayant de plus envoyé un espion sur les lieux, Laïbi publie des photos volées de moi avec ma nouvelle compagne, en imaginant une fictive histoire de moto, je vous passe les détails.

#36 – « La love story la plus con du rat Nabe : le CACA ! »

     Décidément, une obsession de monsieur Laïbi !
     Ses trois accusations principales sont donc que je serais obsédé par la merde, que j’aurais un problème sexuel, que je suis un menteur et un plagiaire. Tout cela évidemment, sans aucune preuve, aucun argument, aucune révélation, que des collages de mes prétendues contradictions reliés entre elle par une haine aussi présente qu’un manque d’humour constants, tous deux habitant monsieur Laïbi, plus pathétique encore quand il se croit drôle.
     D’autres méfaits plus indirects de Laïbi sont à signaler, notamment par le biais de son avocate même qui a fait convoquer plusieurs personnes de mon entourage dans son affaire dans le seul but de les intimider. Taper partout où il peut autour de moi, dans l’espoir de me fragiliser, est la vengeance d’un prévenu condamné que la Justice laisse agir ainsi sans problème.
     C’est tout cela monsieur le président qui doit cesser et qui doit être sanctionné.

Ce que Laïbi va vous dire

     D’abord : que moi aussi je l’ai attaqué, oui, mais il ne faut pas oublier que tout ce que j’ai fait, ce sont des ripostes à sa persécution. Il suffit de les égrainer pour s’en rendre compte, jugez-en :

  • Mai 2017 : publication de mon premier tome des Porcs où Laïbi est un des personnages principaux.
  • 26 juillet 2017 : sortie de Nabe’s News 5 avec Une en riposte aux « Cacas de Nabe »: « Salim Laïbi et Paul-Éric Blanrue, des porcs dans leur merde » et articles « La raison pour laquelle ces deux porcs grouinent ! », « Exégèse des lieux d’aisance (réponses aux saloperies de Salim Laïbi) »
  • -15 août 2017 : sortie de Nabe’s News 6 : « Lettre ouverte à un gros tas de merde : Salim Laïbi »
  • 26 novembre 2017 : sortie de Nabe’s News 8 annonçant la mise en examen de Laïbi. Et une vidéo : « Laïbi, déjà ridicule en 2007 : Mystère Salim, un film de Loffredo »
  • 31 décembre 2017 : sortie de Nabe’s News 10 sur son frère Abderrezak Laïbi.
  • 7 juin 2018 : sortie de Nabe’s News 15 avec une interview (« Une si triste ordure » et les recensions du procès du 9 février).
  • Octobre 2018 : sortie de ma Lettre au juge (Adieu 2).
  • 25 mars 2019 : sortie de Nabe’s News 20, article: « Laïbi, l’homme qui voit des pédophiles partout sauf là où il y en a ! »
  • 2 septembre 2019 : sortie de Nabe’s News 22, « Ayez pitié du pauvre dernier Gilet Jaune… » (captures d’écran).
  • 11 mai 2020 : sortie de Nabe’s News 25 « Les derniers sketches du clown Laïbi sur le coronavirus »..

     Il va vous dire également qu’il n’a fait que se défendre contre mes pages sur lui en brulant mon “Mingus”, sauf que sa crémation de mon tableau date de juillet 2013 et que mon livre Les Porcs est sorti en mai 2017. Donc en aucun cas, il ne peut faire passer son geste comme une réplique à des écrits datant de cinq ans plus tard.
     Pire : qu’il a commis cet acte en représailles de nos divergences sur Daesh. Sauf que la vidéo date du 30 juillet 2013. Daesh n’est apparu sur la scène mondiale qu’en 2014…
     Tout est comme ça chez Laïbi : omission volontaire, décalage des chronologies pour faire correspondre la vérité à sa névrose (la phobie de la verité).
     De toute façon, ce n’est pas mon procès ni celui de mes écrits, mais celui à quelqu’un qui a brulé mon tableau. Il a fait croire depuis, sur ses réseaux, que le procès intenté par Maître Pierrat et moi l’était parce qu’il avait simplement diffusé mon tableau sur internet, mais non, c’est parce qu’il l’a détruit et après en a diffusé la destruction ! Ça, jamais depuis sa mise en examen et même sa condamnation, il ne l’a précisé publiquement à ses fans.
     Enfin, sur son site « LLP.Org », qui est une petite entreprise de falsification de la réalité, une permanence du fake, il a osé affirmer, juste avant le procès du 9 février 2018, pour lequel je fais appel aujourd’hui, que c’était le contraire puisqu’il en a fait un procès de lui contre moi.
     Autre « axe » de défense du désaxé : Laibi va sortir immédiatement du sujet du tableau brûlé en brandissant mes magazines Patience pour atténuer son misérable lourd labeur de désinformateur-diffamateur compulsif de mon travail littéraire et artistique depuis quarante ans sur l’actualité. Par exemple, pour le numéro 2, un travail accompli de l’intérieur de toute la saga de Charlie Hebdo auquel ce petit monsieur Laïbi ne comprend rien.
     Autre « argument » encore :  je serais un propagateur du terrorisme.
     Pourquoi ?  À cause de mes revues Patience, encore !, et du tome 1 de mon livre de mille pages  Les Porcs 1. Pourtant sur cette question, j’avais été clair quand Les Inrockuptibkes m’ont interviewé en 2017 :

  • « Je suis un des seuls en Occident à avoir compris et expliqué ce qu’est l’Etat islamique et pourquoi il commet ces attaques, tout en n’étant ni musulman ni islamiste, mais écrivain libre et révolté par l’injustice et la désinformation qui empêche les gens de savoir ce qui se passe. La propagande qui dit que les djihadistes s’attaquent aux occidentaux à cause de leur mode de vie est insupportable. Les attentats en France ont une raison précise que les médias et les pouvoirs ne mentionnent jamais : les frappes des coalisés contre les pays musulmans Syrie et Irak. Les soldats du califat le disent bien : si les bombardements cessent, il n’y aura plus d’attentats. »

     La marotte, de Laïbi, c’est de voulir absolument me faire punir par la Justice pour “apologie du terrorisme” et il s’indigne régulièrement que ce ne ne soit pas déjà fait. Mais si ça n’a pas été le cas, ce n’est pas parce que je serais protégé par des magistrats illuminatis ou des policiers franc-maçons (ou le contraire), c’est tout simplement parce que ce que j’écris, n’est pas de l’apologie du terrorisme. Ça, dans sa grosse tête pleine de foin, il ne peut pas le concevoir.
     Dans sa vidéo d’annonce le 5 février. (22 000 vues), voilà comment il présentait le procès qui nous occupe en en détournant le sujet :

  • « Procès contre MEN afin d’essayer de répondre, ne serait-ce qu’une seule chose : comment se fait-il qu’un djihadiste qui fait de la propagande djihadiste daechiste terroriste, qui pousse à l’assassinat d’enfants, de civils dans la rue partout, en France, qu’il puisse vendre et faire de l’argent ainsi… Voilà, c’est une question que l’on se pose depuis longtemps, je pense, j’imagine que ça va être l’occasion de poser ce genre de questions et peut-être d’avoir des réponses. »

     À titre d’exemples, dans cette vidéo, il dit aussi que Mohamed Merah est innocent, que les frères Kouachi, qui ont fait l’attentat contre Charlie Hebdo, n’étaient pas des islamistes et plus globalement que les terroristes ne peuvent pas être des musulmans puisqu’ils sont des“dégénérés”, drogués, et délinquants. Ah, et que Daesh est une antenne de l’Arabie Saoudite (ailleurs, il dit “Cia” et “Mossad”). Vous voyez, ça vole haut.
     Alors que mes écrits regorgent d’explications, d’informations factuelles, d’enquêtes et de nombreuses analyses personnelles, non pour faire une “apologie du terrorisme” mais une apologie de la réalité. (le titre d’une de mes interviewes est bien explicite en ce sens Nabologie du terrorisme avec un jeu de mot sur mon nom pour bien montrer qu’il s’agit de ma vision des événements), Laïbi n’a cessé de me dénonçer à Pharos, comme les collabos faisaient à la Kommandantur au temps que vous savez…
     De même, ma dédicace aux kamikazes du 11-Septembre dans mon livre Les Porcs était faite pour montrer qu’ils ont existé car beaucoup, comme Laibi, nient jusqu’à leur existence et propagent la calomnie que ce sont les Américains qui ont fait les attentats. Tout mon travail, c’est de rétablir la vérité contre ceux qui la nient.

Tout ça ne serait rien si ça ne concernait que moi

     Pour conclure, je tiens à mettre l’accent sur la dangerosité de Monsieur Laïbi. Il ne s’agit pas, comme il le prétend, d’un citoyen français exemplaire, sage chirurgien-dentiste à Marseille, plein de bon sens et d’altruisme, honorable père de famille qui se dévoue pour ses patients et qui sacrifie son temps de loisirs à éclairer le monde ! C’est avant tout un activiste conspirationniste aggravé, ce qui explique beaucoup de choses de sa conduite inexcusable et pas seulement à mon encontre, dans la destruction de mon tableau. Dans la vidéo de celui-ci, vous noterez une imitation gênante des percutages des avions dans les Twin Towers par les avions détournés par al Qaïda, et des allusions ironiques sur la soi-disant découverte du passeport de Mohamed Atta, dans le seul but de se moquer de la réalité du 11- Septembre et de ma « croyance » en la « version officielle ». Tout ça sur le dos de Charlie Mingus, grand artiste Noir américain, notoire contempteur de l’Amérique raciste blanche des années 50-60. C’est doublement, triplement immonde.
     Il faut dire qu’entre ses justifications malhonnêtes et les diversions hors-sujet du prévenu sur mes travaux, vous étiez parfaitement en droit de ne pas relever son militantisme frénétique de ce qu’il ose appeler son travail de « lanceur d’alertes », et qui lui prend tout son temps (on se demande quand et comment il peut encore exercer son métier de dentiste) .
     Quelques exemples d’ « alertes » qu’il a lancées depuis déjà quinze ans :

  • Seul contre le Médiator de Servier en 2008, alors qu’il ne fait que reprendre un article de la revue Prescrire et juger intéressant de signaler qu’il y a des pyramides dans le logo du laboratoire, signe franc-maçon.
  • Contre la supposée inutilité et dangerosité des crèmes solaires en raison du nombre annuel de cancers de la peau, mais aussi l’effet spermicide de la Biceptine (antiseptique).
  • Contre la nocivité des vaccins, dans une propagande sournoise axée sur la peur de leurs rares effets secondaires, sans jamais mentionner leurs bienfaits, ce qui le range du côté des anti-vaccins, reprenant des fausses informations sur le lien entre vaccination et maladies (autisme, sclérose en plaque).
  • Sur les attentats perpétrés de Toulouse-Montauban par Mohamed Merah, Laïbi n’hésitera pas à affirmer que Mérah « prenait des enveloppes de la DCRI ! »
  • Tout acte de terrorisme islamique est pas le fait de la police ou des services secrets : de Charlie Hebdo à ceux de Nice, Strasbourg, tous uniquement fomentés pour jeter le discrédit sur les musulmans.
  • Laïbi propage sur internet aussi bien des diffamations sur ce qu’ils appellent les élites pédo-criminelles et satanistes, les « banksters » et la puissance financière des que ses fantasmes du complot : ses fantasmes : Macron a été imposé par les Rothschild à la présidence.
  • Ses ennemis obsessionnels sont Big Pharma, George Soros,, Michel Polac, Roman Polanski Dany Cohn-Bendit, et Frédéric Mitterrand ce qu’il nomme le « lobby homosexuel », « la mafia juive ».

     Laïbi voit des pédophiles, des francs-maçons partout, veut que tout le monde soit arrêté. Il s’est mêlé des affaires Ramadan, Matzneff, Veinstein, etc; etc. On se demande à quel titre il est concerné par la pédophilie sinon comme un bavardeur de bistrot du commerce. Car qui est-il pour se prendre pour un média à lui tout seul ?
     Mais le summum a été atteint depuis six mois. En 2020, Laïbi sans surprise aura tout de suite marché dans le panneau Raoult et s’est lancé dans une hystérique propagande quasi quotidienne pour marteler que le virus avait été créé en laboratoire exprès, que le confinement était l’œuvre de criminels au gouvernement, que le la pandémie était finie, que les masques étaient meurtriers pour la santé… D’ailleurs, si Laibi était consistant comme « dissident », ça ne devrait pas le déranger de se prendre des amendes de 135 euros plusieurs fois par jour ! Mais non, le masque, il le porte, comme tout le monde.
     Je vous renvoie au dernier numéro de Nabe’s News où j’ai prélevé des extraits de ses vidéos mensongères et criminelles anxiogènissimes sous couvert de prévenir contre le catastrophisme des médias officiels. Il reste inexpliqué que personne ne poursuive Laïbi pour ses cataractes caractérielles de propos diffamatoires et falsificateurs sur le COVID, trainant chaque jour ministres, journalistes et médecins dans une boue normalement pénalement répréhensible.
     Seul Thomas Durand, un chercheur zététicien, a fait une vidéo très sourcée contre Laïbi intitulée « Salim Labi le dentiste conspi » et vue 178 000 fois. Résultat ? Laïbi l’a menacé d’un procès et vu le laxisme de la Justice à son égard, il est probable qu’il le gagne car toute sa « technique » falsificatoire est parfaitement au point. Elle est de confondre, toujours exprès, les disfonctionnements et les conspirations. Toute la journée, il traque les contradictions, omissions, pécadilles, broutilles, hiatus, des gens médiatisés, pour faire écran afin de cacher son objectif personnel qui est de dissimuler son complotisme, et même depuis le coronavirus, de  traiter les autres de complotistes ou de propagateurs de fake news, s’engouffrant ainsi dans la foule des râleurs et des sceptiques, des anti-Macron et autres indignés contre les “lois liberticides de la dictature sanitaire ” qui inondent la société française aujourd’hui.
     Pour finir de vous édifier sur le phénomène, j’ai concocté pour vous avec mon équipe un dossier de plus de 200 pages d’extraits retranscrits des principales interventions chronologiques de Laïbi depuis 2006. Quinze années de fariboles grotesques sur tous les sujets d’où se dégagent quelques idées fixes inquiétantes : la sexualité des autres, la franc-maçonnerie comme explications du monde, la moralisation d’un autre âge sur les mœurs et le sexe, le satanisme comme fantasme suprême, et la contestation conspirationniste de tout acte terroriste musulman…
     Soyez rassurés, vous ne souffrirez pas de la part de Laïbi d’un vocabulaire trop riche. Sa rhétorique tourne sur plusieurs phrases qui lui servent d’argument : « c’est gravissime », « ça n’a aucun sens », « ce sont des clowns », « ça mérite les Assises ». Son lexique est très ramassé en « franchement », « ça fait mal à la tête », « c’est de la folie », « c’est hallucinant » , « c’est pathétique ». Tous les autres, sauf lui bien sûr, étant des « Mythomanes », des « Schizophrènes »…

Comment Laïbi traite la justice

     Pour achever cette plaidoirie, je signalerai son rapport à la Justice qui est évidemment plein de duplicité. Devant vous, et par mails et plaintes successifs, Laïbi se comporte avec la plus grande obséquiosité, en simulant le respect total pour vos institutions, alors qu’il ne fait qu’actionner perfidement les vieux rouages grinçants de la machine judiciaire pour se débarrasser de ses adversaires idéologiques. Puis, sur internet, il n’a que mépris et insultes pour votre corporation.
     Il a dit :

     « On vit dans un monde où cette barbarie a pignon sur rue. La Justice est infiltrée par la franc-maçonnerie sont protégés par les médias puisqu’ils y travaillent, protégés par les politiques et donc la justice. Dans ce monde dégénéré, il ne reste plus que la mort comme JUSTICE divine pour débarrasser le monde de cette vermine. » (8 août 2012)

     « Vous croyez que vous allez changer les choses avec la justice ? j’ai eu affaire à la XVIIe chambre, y a quand même des pyramides avec l’œil dHorus sculpté, façonné dans la ferronnerie ! Donc on sait à qui appartient la justice, je crois que c’est clair ! On a filmé tout ça ! Tout le monde a compris ! Les 200 personnes qui sont venues me soutenir ont tous compris ce qui s’y passait. » (vidéo sur Karim Achoui, 5 septembre 2013)

     À vous de juger, si j’ose dire !

Conclusion

     Je conclurai en résumant : le prévenu pas assez condamné pour avoir brulé une œuvre  de l’esprit en toute conscience est, ce n’est plus à prouver, un pitre répugnant à la capacité de nuisance mal évaluée.
     Si je reste sur votre terrain judiciaire, il existe une loi contre ce complotisme gangrenant, et ses propagateurs de mensonges. Mais personne ne l’applique. Il s’agit de l’article, 27 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (en vigueur depuis le 1er janvier 2002) :

     La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d’une amende de 45 000 euros.

     Les mêmes faits seront punis de 135 000 euros d’amende, lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction faite de mauvaise foi sera de nature à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l’effort de guerre de la Nation.
(source Légifrance)

     En attendant que le complotisme soit reconnu officiellement comme un danger public pour la Nation (la Nation va bien finir par le comprendre), je vous demanderai tout d’abord de répondre positivement à mes modestes demandes de réparation (14 000 euros ), et ensuite de penser un jour, afin de nous contenter tous, nous autres adeptes fervents de la Vérité, à réprimer plus durement encore un Salim Laïbi comme il le mérite, et avec lui, les autres individus de son genre qui, en ces temps de ténébres spirituelles, se répandent actuellement sur la terre à la vitesse des sauterelles de l’Apocalypse. « Il leur fut donné un pouvoir semblable à celui des scorpions. »
     Merci.