samedi 11 septembre 2021
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

T’as voulu voir Daval, et on a vu Vesoul !


Finalement, ce ne seront pas les 540 000 euros (voir https://www.nabesnews.com/daval-suite) réclamés par la famille d’Alexia Fouillot liquidée en 2017 par son mari Jonathann Daval (voir https://www.nabesnews.com/le-transgendre-par-marc-edouard-nabe) que celle-ci touchera, mais 164 000 euros seulement… D’ailleurs, les Fouillot vont faire appel, tellement ces charognards de leur propre fille trouvent ce montant ridiculement petit. Rien n’est assez pour eux : 25 ans de prison pour leur gendre, et 164 000 euros pour leur poche, c’est rien, merde ! ll faudra bien que la Fouillot Family s’en contente. Au départ, ils avaient demandé 800 000 ! Toute la famille faisait la queue devant la cagnotte : neveu, oncle, tante, sœur…
     Cette « cagnotte » (merci, Labiche !), c’est plutôt une grosse tirelire, celle de la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions), pleine au ras bord de votre fric à vous, contribuables, et qui va indemniser les « victimes » en attendant de faire casquer ce qu’il peut à Daval…  Par exemple le gain de la vente de la maison que Jonathann habitait avec Alexia et dont il possédait, par le partage des biens stipulé sur leur contrat de mariage, 50% … Quoi qu’il arrive, la CIVI versera aux Fouillot leurs pauvres 164 000 balles…
     Tout ça, Marc-Édouard Nabe, lorsqu’il est passé à Vesoul le 25 juillet dernier, le savait… En revanche, il ignorait encore un nouveau scoop dans cette affaire : les parents, toujours avides de profits, vont publier un livre sur le meurtre de leur progéniture : Alexia, notre fille (super original) chez Robert Laffont (of course). Le discours d’Isabelle Fouillot n’a pas fini de s’étaler, comme du fromage fondu sur une focaccia (recette suisse-italienne), sur tous les plateaux télé qu’elle va investir en larmoyant.
     Il n’empêche que Nabe ne pouvait pas aller à Vesoul sans faire un tour devant le Palais de Justice. Toujours très instructif, les décors vus par MEN, vous allez voir… Il est même descendu à l’Hôtel du Nord, là-même où séjournait, pendant le procès, l’avocat des Fouillot, Gilles-Jean Portejoie, mais surtout Jacques Brel dans les années 60, et où, après son gala, il a passé une nuit blanche, mécontent que la Direction n’ait pas pu lui trouver une pute pour la nuit. Voilà pourquoi Brel a placé dans sa chanson « misogyne » la ville de Vesoul en deuxième après Vierzon dans la liste de villes que la connasse d’épouse du narrateur de Vesoul (il en a même fait le titre !) voulait absolument voir, et ainsi a immortalisé la ville, négativement, qu’importe.
     Dernière minute : c’est au tour de l’avocat bisontin (c’est comme ça qu’on appelle les habitants de Besançon !) Randall Schwerdorffer d’annoncer la sortie d’un livre consacré à l’affaire. Ça s’appellera Je voulais qu’elle se taise (Hugo Doc), ce qui est déjà mieux, même si ça ne vaut pas Le Transgendre… Décidément, ce Daval inspire. On se demande si c’est lui tout seul ou la lecture de Nabe’s News qui a ainsi fait se multiplier soudainement les vocations d’ « écrivains »… Nous, on attend plutôt Comment j’ai bien branlé la bite à Randall entre mes deux gros seins par Ornella Spatafora (Barrault / Mialet).