mercredi 29 août 2018
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

« Faites attention à ce que vous dites, on ne sait jamais ce qui peut vous arriver… »
Salim Laïbi à Maître Croizet, avocat de Nabe.

Cette fois, c’est Nabe qui n’avait pas pu se déplacer à Marseille pour la deuxième audience fixée le 9 par le juge Castoldi au 13 juillet, et que lui intentait Naïma Haoulia, l’avocate de Laïbi, pour la bonne raison qu’il devait être, le jour même, à 13 h 30 au nouveau TGI de Paris pour le procès Loffredo pour injures publiques (28 000 euros en jeu). Marc-Édouard a le don de nabiquité, mais pas d’ubiquité… C’est donc l’avocat de Nabe, maître Mathieu Croizet, qui descendit le matin même (le train eut un peu de retard), pour se rendre au risible TGI de Marseille de la rue Joseph Autran (il fait penser au théâtre « semblable à un guignol géant » installé sur la place des Trophées dans Impressions d’Afrique de Raymond Roussel : mais qui connait Roussel parmi les « laïbiens », sinon pour le traiter de « pédophile dégénéré » ?)
     On prévint Croiset par téléphone qu’il y avait deux flics dans la salle ! Pourquoi ? Parce que le procès était un procès « à haut risque » à cause de la présence de Salim Laïbi venu accompagner une fois de plus son amie avocate. D’ailleurs, le juge Vignon, à un moment donné, a dû menacer de faire sortir le dentiste bruyant car il intervenait pendant les débats.
     Il y a d’abord eu le réquisitoire de Caroline Fima, la colloc’ d’Haoulia, présente elle aussi, — tout ça de très bon matin, sous le soleil marseillais — qui a ânnoné des attaques tout à fait banales contre Nabe qui sont indignes de quelqu’un qui prétend s’y connaître un peu en cinéma ou en littérature.
     Ensuite Croizet, en bon croisé nouveau nabien, s’est lancé dans une excellente plaidoirie recouvrant ses excellentes conclusions pour démontrer que le texte de Nabe était un acte artistique tout à fait imparable sur le plan moral puisqu’il n’y avait en effet ni injures ni diffamations, et qu’il était tout à fait normal de trouver que ce texte était peut-être de mauvais goût mais en tout cas pas du tout condamnable au point de « tomber » sous le coup d’une quelconque loi que ce soit.

Maître Mathieu Croizet et Marc-Édouard Nabe, Paris, 2018.

     C’est à la fin du procès, après avoir parlé longuement de Laïbi et montré avec justesse les liens qui l’unissaient à la requérante, ce qui faussait complètement les débats, que Croizet s’est fait menacer, quasiment physiquement, par Laïbi, au sortir de la salle. Le Libre Penseur, qui ne veut surtout pas que les autres pensent librement, lui a dit, carrément : « Faites attention à ce que vous dites, on ne sait jamais ce qui peut vous arriver. » Les flics, qui étaient là et qui encadraient Croizet, ont dû conserver leur poste de gardes du corps pour accompagner l’avocat en-dehors du tribunal. Celui-ci a dit plus tard à Marc-Édouard Nabe qu’il avait traité bien des affaires de grand banditisme, de mafieux corses, et qu’il n’avait jamais été raccompagné comme ça par des « bleus »…
     Rien que ça aurait dû faire que le juge Vignon annule la procédure ou condamne lourdement Laïbi pour perturbation d’audience et menaces physiques sur un avocat. Haoulia elle-même, avocat, déontologue amateur qui n’a pas arrêté de téléphoner à Croizet pour l’intimider ou pleurnicher (sa spécialité), même la veille de l’audience, aurait dû être sévèrement tancée pour avoir amené un ami et client à elle chargé de menacer l’avocat du défendeur. C’est déjà très rare qu’une avocate se permette de poursuivre quelqu’un qui était l’adversaire du client qu’elle défendait lors d’un procès précédent. Logiquement, ça devrait être interdit pour conflit d’intérêt ou partisannerie évidente, mais non.
     Croizet ne s’est pas laissé démonter et a simplement dit à Laïbi qui si jamais il le citait dans ses articles ou même anonymement sur un autre blog, lui, Croizet, ainsi que maître Dieng ou même Marc-Édouard Nabe, c’est lui personnellement qui se chargerait de lui coller un procès au cul. Voilà pourquoi Laïbi a gardé le silence sur toute l’affaire Haoulia pendant plus d’un mois. Sans doute qu’il répondra à sa façon, toujours lâche, anonymement, sous le pseudonyme d’un Zernett quelconque, pour protéger sa bonne amie qui fait semblant d’avoir été offensée par une lettre aussi littéraire, hilarante, et flatteuse, dont le titre fait depuis deux mois et demi les choux gras de toute la profession des avocats à Paris : « Où puis-je vous la mettre, maître ? »
     Le procès s’est donc terminé en fin de matinée et maître Croizet a regagné la gare sous bonne escorte afin de rentrer à Paris, encore choqué par l’impudence du couple Laïbi-Haoulia qui, à partir de ce 13, et en son absence, n’ont pas cessé d’intriguer auprès de la juridiction marseillaise pour obtenir (piètre) satisfaction le 20 juillet : c’est-à-dire la condamnation de Nabe, car au final, le juge Vignon a donné raison à une dame du sérail en considérant le texte de Nabe’s News comme une lettre obscène adressée scandaleusment à une avocate issue de la communauté maghrébine, produit « parfait » de la méritocratie méridionale, et qui s’est élevée au plus haut niveau, grâce à sa probité et à son honnêteté (sic).
     En défendant Salim Laïbi, Haoulia s’est fait complice de son obsession maladive depuis plus de huit années à vouloir la peau dure à cuire d’un écrivain qu’il vénérait jadis comme un maître, et par conséquent elle ne devrait pas pouvoir l’attaquer si facilement. Ce contexte, le juge Vignon en a fait fi, et du revers de sa manche, il l’a rejeté pour condamner au plus vite (en quatre jours) Nabe à censurer sa lettre et à engraisser le compte en banque de l’Haoulia… Lui faire ça dans la ville de Daumier !