dimanche 16 février 2020
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Affaire Moix : Le roman d’un menteur (suite et fin ?) par Dr Marty

Moix, le Monsieur Jourdain de l’antisémitisme

     Il était tout naturel que ce soit Yann, et sûrement Alexandre, qui aille chez Hanouna, le 7 novembre, pour un Balance ton post hallucinant de complaisance et d’enculeries… Il était chez lui, Yann ! Installé juste à côté de Naulleau, il a eu droit au même dispositif que chez Ruquier/Barma : unique invité, juste avant Adrien Taquet, secrétaire d’état à la protection de l’enfance, déjà présent dans On n’est pas couché, et qui accompagnait cette fois une maman d’enfant suicidé à neuf ans pour harcèlement à l’école. Personne ne connaissait le dossier, évidemment ! Il aurait fallu lui mettre en face des journalistes comme Dupuis ou Telo pour instruire le dossier de ce procès qui s’est terminé en béatification, mais ce serait très mal connaître le fonctionnement des médias…
     Pourquoi Hanouna ? Parce qu’il a fait partie « des gens qui n’ont pas aboyé avec les chiens » dit Moix. On aurait jeté aux chiens l’honneur perdu de Yann Moix ? Moix ose dire qu’il répondra à toutes les questions, même plus les difficiles, mais il se fout du monde ! Moix parle de meute contre lui, mais ne parle pas de ses soutiens (énormes) : c’est Israël Moix face à la coalition arabe, omettant de dire qu’il a tout ce qui compte comme grandes puissances derrière lui ! On dirait qu’il est inoffensif avec ses airs de raté assumé, mais c’est un redoutable enculé, qui retourne tout à son avantage, même quand il a l’air de s’humilier.

« Vous imaginez bien Cyril que je ne suis pas venu ici pour mentir. Intérêt de mentir ici, zéro ! À part avoir des gens qui vont contre-enquêter pour que je sois dans une merde noire dans trois semaines, c’est suicidaire que de raconter ce soir un seul micro-mensonge » (Yann Moix, 7 novembre 2019)

     « Je pense que si Cyril apprenait que je pipote ce soir, il y aurait quelque chose de définitivement cassé entre nous deux, et je n’y tiens pas » C’est vrai que ce serait dommage de fâcher avec son nouvel employeur… Oui : Moix est enfin chroniqueur payé par Cyril Hanouna ! En juin 2018, il devait y aller mais avait été débauché in extremis par Ardisson pour distribuer des Moix d’Or (ridicule), mais finalement, il y est, à la télé, il y reste ! Moix, pas du tout affaibli, mais vexé que Barma n’ait pas défendu le morceau auprès de Paris Première, se venge en passant à l’ennemi ! Naulleau (vexé aussi d’avoir viré par Ruquier) veut devenir le rival d’On n’est pas couché en passant à la case du samedi soir à la même heure et en engageant Moix… Pas besoin d’être une petite souris pour savoir comment Barma et Ruquier doivent prendre cette énième trahison et surtout cette erreur d’avoir soutenu un Moix qui leur a porté préjudice pour que deux mois après, il passe à l’ennemi. Ne cherchez pas plus loin : un des points communs de Moix et Naulleau, c’est qu’ils ont chacun une dent contre Barma et Ruquier.
     Toute la première partie de l’émission n’est consacrée ni au livre, ni aux textes et dessins antisémites, mais à… Alexandre Moix ! Yann Moix pilote complètement l’émission, renversant les choses, demandant le lancement de magnétos ou l’apparition de documents. C’est le cas avec la capture d’écran du message d’Alexandre publié sur Facebook en janvier 2019, pour montrer qu’il savait le calvaire de Yann et donc appuyer l’idée que c’est finalement Alexandre qui a menti à la fin de l’été, en prétendant que c’était Yann son bourreau. On en arrive toujours au même point de départ : Yann est un enfant battu, donc il a tous les droits et le contester serait le frapper une seconde fois… Pas un chroniqueur sur le plateau pour demander pourquoi, si Orléans est autobiographique, Alexandre est absent du récit. D’ailleurs, durant l’émission, les chroniqueurs ont été d’une incroyable lâcheté, craignant d’attaquer les saloperies de Moix au nom de son enfance qu’il a lui-même racontée dans son livre ! Personne n’a moufté, tout le monde au garde-à-vous de l’aspirant Moix ! On rêve…
     Moix ment en expliquant qu’il raconte son enfance battue depuis Jubilations vers le ciel (1996) et que personne ne s’en est plaint… On a déjà vu qu’en 2006, chez Ruquier, il expliquait que sa famille n’avait pas apprécié Panthéon mais qu’il l’a calmée en la convainquant que c’était un roman… Ce qui veut bien sûr dire qu’il leur a menti, mais aussi qu’il était en contact avec ses parents (à 38 ans) ! Le menteur finit toujours par se faire coincer, même si ça prend des années… Moix s’étonne que ses parents n’aient pas attaqué en diffamation et fait saisir le livre, mais oublie (volontairement ?) que Pierrat, l’avocat de la famille, a refusé de saisir le livre et préférait l’insertion d’une note dans le livre précisant qu’il s’agit d’une fiction (Quotidien, 19 septembre 2019). Grosse erreur, maître ! En voulant être valeureux et refuser la censure, Pierrat passe pour un lâche qui a eu la trouille d’attaquer un livre, qui apparaît de fait inattaquable…

« Il a voulu devenir moi » (Yann Moix, 7 novembre 2019)

     Toujours dans l’inversion accusatoire, il attribue à son frère son propre désir de Goncourt : « Mon frère a toujours vécu, depuis sa plus tendre enfance, dans une obsession : le prix Goncourt ». Yann lit (mal) des extraits du roman Second Rôle, en prétendant qu’Alex a acheté tous les exemplaires pour les rendre indisponibles, tout en affirmant qu’il ne reste qu’un exemplaire à 500 euros… Moix parle de « bruit qui circulait » en évoquant le Goncourt, qui aurait poussé son frère à le casser pour l’empêcher de la rafler… Simple bruit ? Ça veut donc dire que Yann Moix ne court pas après les prix littéraires, qu’il fait une oeuvre juste pour la postérité ? Et son éditeur qui veut le placer à tout prix, même au prix de Flore, qu’est-ce que c’est ? Moix inverse les choses : ce n’est pas Alexandre Moix avec sa carrière littéraire qui peut espérer atteindre le Goncourt (quel intérêt ?), mais bien lui, Yann, qui a construit toute sa carrière pour arriver au prix Goncourt… Et l’objectif d’Alexandre est bien de casser Yann, pourquoi n’a-t-il pas fait au moment de la remise du prix Renaudot en 2013 ?
     « « Cyril, pour vous dire la vérité, j’ai à plusieurs reprises dans ma vie, il y a beaucoup de témoignages, des petites amies, des courriers, j’ai tendu la main à mon frère des dizaines de fois. À chaque fois, en échange, j’ai eu une sorte de haine » Explication totalement absurde, son frère est absent de ses livres, il n’y a que pour les parents bourreaux qui fracassent saint Moix ! Il n’en parle jamais dans ses interviewes, il l’ignore totalement, l’a effacé de sa vie ! Et ce con de Moix, croyant appuyer son propos, lit encore des passages de Second Rôle : « Tous les jours, je me levais et me couchait avec mon frère, il était mon soleil, ma lune, mon horizon » D’un coup, Moix apparaît en immonde frère qui renie le sien, qui le traite en boulet plouc à larguer pour se faire une place à Paris. La vérité, c’est que Yann voulait lui se faire un nom et ne voulait pas partager sa gloire, quitte à défoncer sa famille et son frère…
     On continue dans le « pipotage » : Moix raconte une étrange anecdote de copies de bac. Moix a eu 18/20 sur un sujet sur Maupassant et dit que sa copie a été réclamée au rectorat par Alexandre Moix, pour qu’il l’apprenne par coeur et la ressortir dans un sujet sur Baudelaire pour récolter un 6/20… Yann ajoute que Le Figaro l’a contacté pour récupérer ses copies de bac, n’envoyant que les bonnes notes, alors qu’Alex a sournoisement envoyé les mauvaises, mais à la fin de son anecdote, on ne sait pas si Yann a récupéré les copies du bac ou seulement les copies de ses devoirs durant l’année… Comment Alexandre aurait-il pu être au courant de l’article du Figaro ? En plus, une copie de bac ne se récupère pas : elle peut se consulter, mais on ne repart pas avec, puisque la copie devient un document administratif qui justifie une note qui donne accès à un diplôme. Moix fait allusion à l’article du Figaro Magazine, « Admis à l’écrit », signé Sébastien le Fol, du 5 juin 2004, où ce sont les carnets de notes (et non les copies !) qui sont reproduits (Abécassis, Lambron, de Cortanze, Rouart, Dutourd, Jaenada et donc Moix).
     Yann fait diffuser un montage préparé par la production de l’émission (quel investissement !) où l’on voit quelques passages de Podium synchronisés avec le court-métrage d’Alexandre Moix, Curriculum. Effectivement, ça colle, Alexandre a donc piqué des plans à Moix… qui a piqué l’idée de Podium à un vieux copain d’Orléans, Michel Mouton, et dont les meilleures répliques du film ne sont pas de Moix, mais de Poelvoorde !
     Évidemment, il suffit de connaître un peu Moix pour se rendre compte qu’il met dans la tête de tout le monde qu’il est le copié, alors qu’il n’est que le vulgaire copieur ! Le malade qui veut ressembler à tout prix à son idole, ce n’est pas Alex vis-à-vis de Yann, mais Yann vis-à-vis de Marc-Édouard Nabe ! La chronologie publiée dans le dernier Nabe’s News le montre cruellement : il veut être Nabe, copier son style pour l’édulcorer et le rendre acceptable pour exister en tant qu’écrivain. D’ailleurs, Moix l’a avoué à Nabe : dans Podium, Claude François, c’est Nabe, et Poelvoorde, c’est Moix ! Même les thèmes de son Ushoahia sont piqués à Nabe (sûrement pas le contenu) ! Moix raconte qu’en 1986, à table en famille, avec son frère, il dit que quand il aura des enfants, chacun aura un Z dans son prénom en hommage à Frank Zappa… Alex l’aurait copié avec ses trois enfants (ça fait trois de plus que Yann…) . Un Z… comme Zappa, mais aussi… Zannini, le nom de naissance de Nabe !
     Même dans sa défense, Moix copie Nabe ! Il justifie Ushoahia par ses propres échecs scolaires : « Je vais vous montrer ce que c’est quelqu’un qui a échoué pendant toute une partie de sa vie. J’ai échoué à Polytechnique, à Centrale et aux Mines. J’ai fait Maths Sup Maths Spé pour rien. Rien, deux ans de ma vie pour rien. Ensuite, je fais prépa HEC : j’échoue à HEC, j’échoue à l’ESCP, j’échoue à l’ESSEC. Je me retrouve à Sup de Co Reims. Pour moi, l’école est très bonne, je l’ai vécu à l’époque pour une humiliation. » Puis, plus tard dans l’émission, pour vanter la culture juive dans laquelle il s’est plongée, Moix dit « J’ai longtemps cru que j’étais bête parce que j’étais nul en mathématique ». Sa réponse rassemble beaucoup à la réponse de Nabe donnée lors d’un entretien avec David Abiker, au café Carette, le 26 novembre 2010, à une question sur le complexe d’intériorité des fans qui pensent n’avoir rien de bien à dire à leur idole :

« Je ne me suis jamais trouvé particulièrement intelligent. À l’école par exemple, j’ai redoublé, et j’ai raté mon bac, puis j’ai raté mon entrée au Beaux-Arts, j’ai raté ma réforme du service militaire, j’ai raté pleins de trucs. On me croit extrêmement prétentieux sur mon “intelligence” mais je ne le suis pas du tout. Longtemps, je me suis considéré comme un taré, comme un diminué de l’intelligence… Puisque j’étais mauvais en maths, l’école ne m’intéressait pas… Je raisonnais par visions. Ma logique faisait rire. »

     Il faudra bien que quelqu’un se dévoue un jour pour faire une (très) longue étude comparative pour débusquer la part de Nabe dans les propos de Moix…

« Qu’on remette en question ce que j’ai vécu, pour moi, la maltraitance qui continue, mais elle est à l’échelle nationale. » (Yann Moix, 7 novembre 2019)

     Yann Moix prétend avoir raconté son enfance comme Proust ou Bazin, mais il précise qu’il le fait depuis son premier livre : « Toute mon oeuvre ne parle que de ça ». Vipère au poing n’était pas une saga, mais un seul livre, et son auteur a vraiment rompu avec sa famille à l’âge de 20 ans. Moix, lui, après Podium (2004) a invité Julie Depardieu à fêter Noël chez ses parents ; il était donc âgé d’au moins 36 ans ! Quand Moix parle de Naissance, il explique que sur 1 500 pages, 800 parlent des coups reçus. Déjà, il exagère sa pagination, c’est plutôt 1 100 pages ; ensuite, on a 200 pages sur le journée de l’accouchement du narrateur, le 31 mars 1968 ! Comment peut-il prétendre qu’il s’agit de son enfance qui est racontée ? On passe sur les longues listes sur 10 à 15 pages (je l’ai déjà fait dans la première partie du Menteur !), sur les nombreuses scènes avec Marc-Astolphe Oh et sur les autres qui se passent hors du foyer Moix. Non, il n’y a pas 800 pages de coups, mais bien 1 100 de récit lourd où le lecteur sort épuisé comme après une bastonade…
     Que les choses soient claires : Yann Moix ne peut pas être le symbole de l’enfance battue parce qu’il en a fait une matière littéraire et qu’il joue avec en entretenant le flou entre le vrai et le faux. Dans le récit qu’il fait de son enfance, il y a une grande part de fiction qui est totalement cachée quand il vient pleurnicher sur les plateaux télé, osant dire « Qu’on remette en question ce que j’ai vécu, pour moi, la maltraitance qui continue, mais elle est à l’échelle nationale. » Si Moix avait voulu être pris au sérieux, il aurait dû faire un livre entièrement vrai, en insérant toute sa famille, y compris son frère, et éviter de mêler cette manière biographique avec la fiction. On n’imagine pas un procès où un accusateur passerait son temps à reprendre son propre témoignage : « Ça, c’est exagéré… ici, j’ai rajouté ça et ça… là, c’est inventé… » Je croyais que Moix voulait être écrivain, il n’est au mieux qu’un bon client d’émission de témoignage… C’est mon Moix !
     Yann Moix se trahit, et Naulleau avec, quand il évoque le nom de Caroline Mangez (déjà vue et qu’on va revoir), « journaliste » à Paris-Match. C’est elle qui a interrogé l’ex’ des Renseignements généraux qui a raconté qu’Alexandre Moix était proche des milieux d’extrême-droite dont faisaient partie Maxime Brunerie. Ce que dit Moix est intéressant : c’est elle qui est allé interroger ce flic, mais quand Naulleau interroge la grand-mère Moix, c’est elle qui donne l’information… Ou bien le flic a causé aux deux, ou bien on a causé la grand-mère… C’est aussi cet ex-RG qui a dit qu’Alex avait pendant trente ans une pochette conservant soigneusement Ushoahia. Merde, il l’a cambriolé ou quoi ? Début janvier 2020, on apprenait dans un article de L’Express que ce flic, interrogé par Jérôme Dupuis peu de temps après l’émission, ne confirme pas du tout la version de Yann Moix et Éric Naulleau ! Moix était donc en contact avec Mangez (journaliste ou balance ?), qui a certainement accompagné Naulleau chez la grand-mère. C’est elle qui a pioché dans Les Porcs pour sortir l’extrait où Alexandre Moix compare Soral et Moix, deux enfants battus, et c’est cet extrait des Porcs que Moix a lu chez Hanouna, dont voici la retranscription :

Yann Moix : Marc-Édouard Nabe, de sinistre réputation…
Cyril Hanouna : Bien sûr.
Yann Moix : …a écrit un livre qui s’appelle Les Porcs. Il raconte la chose suivante. Là, c’est pas mon frère, c’est pas moi, c’est Marc-Édouard Nable (sic). « C’est Alex Moix»… dans un livre de 2010, ou 11, ou 13, « C’est Alex Moix, le petit frère de Yann…», non 2016, « aussi présenté à Soral, et qui avait remarqué chez Alain le même regard de folie haineuse, de vindicte, de frustration et de manque de reconnaissance que chez Yann, qui me l’avait expliqué. » Et là, mon frère dit à Marc-Édouard Nabe, « C’est marrant, tous les deux ont été battus par leur père et tous les deux renient leurs frères et sœurs respectifs. »

     Moix cite du Nabe en citant Nabe, même s’il l’écorche « Nable » (pour faire minable ?) et qu’il n’est pas foutu de dater correctement Les Porcs ! Ça change de ses très nombreux plagiats… L’émission va vite, parce qu’on ne se rend pas compte à quel point Moix est con (« Bien sûr »…) ! Dans l’extrait, il ne garde que « enfant battu », mais lit qu’il a un regard de folie haineuse, de vindicte, de frustration et de manque de reconnaissance, et qu’il renie son propre frère (absent d’Orléans) ! Cet abruti le dit ! Il est tellement obnubilé par sa défense qu’il réussit à ne pas se rendre compte qu’il dit une phrase qui le plante lui ! C’est Yann qui a renié son frère, exactement comme Alain Soral l’a fait avec Agnès, qui elle aussi a écrit un livre pour se plaindre de sa situation de soeurette délaissée par son fou de Frangin… Toute personne voulant comprendre la psychologie dégueulasse de Moix doit lire Les Porcs : le livre papier est épuisé, mais tous les extraits sur Moix sur dans Nabe’s News numéro 22 ! D’ailleurs, Moix ne le sait pas, mais l’extrait qu’il lit est tiré du chapitre LXVII : « Ushoahia », un inédit de Yann Moix »…

« Les dessins étaient antisémites, je ne l’étais pas » (Yann Moix, 7 novembre 2019)

     On vient enfin à Ushoahia ! Enfin… juste aux « dessins », le texte viendra plus tard. Il faut tout détacher pour mieux minimiser, n’est-ce pas Yann ? Moix justifie ses œuvres en s’appuyant sur des Unes de Charlie Hebdo (première version, ça va sans dire). Il est à noter que la défense de Moix a changé : il n’est plus inspiré par Hara-Kiri, mais par Charlie Hebdo, et montre des unes des années 1977-1978, alors que Moix est né en 1968 ! D’abord, il disait qu’il voulait intégrer Hara-Kiri, mais comprenant que sa défense ne tenait pas (la diffusion régulière de Hara-Kiri a cessé en décembre 1985), il remonte dans le temps et montre les Charlie qu’il lisait enfant. Ça aussi, c’est bidon ! Les trois Unes diffusées ne sortent pas l’hypermnésie de Moix, mais d’un article de 2013 trouvé sur Internet, du site Le Grand Soir, qui reproduit les trois mêmes Unes !

     Naulleau trouve « violent » le dessin de Wolinski, de novembre 1978, montrant une femme nue de dos, assise, avec comme titre « Le racisme fait-il vendre ? », avec une flèche indiquant un « cul de juive », avec en cartouche : « Nous vous le dirons la semaine prochaine ». Moix est aussi perfide : il montre un dessin de Carali montrant un « bicot léchant le cul d’un youpin » (daté du 24 novembre 1977), dit que son auteur est un « génie », mais se félicitant qu’on ne puisse plus l’envisager aujourd’hui. Parce qu’il n’a pas le talent de jouer avec les limites, il veut interdire aux autres de le faire… Que Moix puisse dire à la télévision que les génies ne peuvent plus s’exprimer aujourd’hui résume absolument tout de sa minable situation.
     Sur le plateau, les chroniqueurs sont gênés : on n’aime pas les Unes mais le réflexe pavlovien de la défense de Charlie s’active sans accroc. Une caricature estampillée Charlie est forcément à défendre, par principe : il ne faut pas critiquer ceux qui veulent avoir le droit de critiquer ! L’ex-insoumise (sic) Raquel Garrido parle mécaniquement d’anti-cléricalisme y compris pour un dessin (2 novembre 1978) de Wolinski montrant Hitler « super sympa », avant de préciser que c’est un Juif yiddish (pas Hitler, Wolinski !)… Alors que non, c’est un séfarade de Tunisie, comme Hanouna ! Il y a un destin croisé entre Charlie Hebdo (dernière mouture) et Yann Moix : tous les deux sont mauvais et agressifs, mais chacun se sent immunisé de toute critique par les souffrances passées.
     On voit aussi apparaît sur le grand écran du studio une couverture de Hitler = SS, signé Vuillemin et Gourio, sommet d’humour noir, qui a inspiré Moix (dit-il). Mais cette ordure de Moix met dans la tête des gens qu’il y aurait du Charlie Hebdo et du Vuillemin dans son Ushoahia, ce qui revient à les salir ! Moix se plante en prétendant que Hitler = SS a été interdit le jour de sa sortie : comment aurait-il pu la lire ? Il y a un jugement rendu en 1989 qui interdit en France l’exposition de l’œuvre, qui n’a simplement pas été réimprimée depuis. Moix justifie ses dessins en expliquant être « tombé dans un trou noir », après une succession d’échec, pour basculer dans la transgression, qui serait une forme de l’antisémitisme… On rêve ! Ne pas respecter une règle, c’est être antisémite, maintenant ? Pour Moix, quelqu’un qui s’amuse avec ces frontières, ça pourrait dire quelque chose, mais ne dit pas quoi… Il s’interroge sur les raisons de son antisémitisme, alors que dans sa famille, on ne parlait pas des Juifs, mais plutôt des « bougnoules ». José Moix = SS ?
     À vouloir jouer avec ses souffrances, on trouve toujours beaucoup plus fort que soi : le 16 novembre, Charlie Hebdo a diffusé un court article de réponse où, il faut bien l’admettre si on veut être juste, presque tout était dit sur l’explication de Moix : « Une fois de plus, Moix se présente comme la victime des autres, mais lui n’est jamais coupable de rien » (attention, phrase boomerang !). Chaque dessin est ramené à son contexte de réalisation pour bien montrer que non, Charlie Hebdo n’était pas antisémite, pas plus que Hitler = SS, co-réalisée par Philippe Vuillemin, collaborateur (sic) du journal depuis 2015, et dont les albums sont depuis édités aux Éditions Les Échappés. À quand d’ailleurs la réédition tant attendue de Hitler = SS, qui « n’a jamais tenu de propos négationnistes qui contestent la réalité de la Shoah, contrairement au journal auquel a participé Yann Moix, qui ironisait explicitement sur la réalité de l’extermination des Juifs dans les camps » dixit la rédac’ de Charlie ?
     Pas un mot chez Hanouna sur la véritable inspiration de Moix : L’Idiot international ! Quand en 2009, Thierry Ardisson organisait une soirée spéciale de son 93 Faubourg Saint-Honoré sur L’Idiot, il n’a rien trouvé de mieux à inviter que Yann Moix… Durant l’enregistrement, il n’a pas cessé, de l’aveu même du producteur Stéphane Simon, de dégueulasser Nabe et réduire son rôle dans le journal. C’est dit page 684 des Porcs, mais on sait que Moix et les journalistes ne sont pas allés jusque-là… Pourquoi Moix veut-il nier Nabe ? Pour cacher qu’il l’a toujours inspiré bien sûr ! Moix a voulu dépasser le maître dont il était l’élève fantasmé.
     Toujours chez Hanouna, Moix révèle qu’il existe un quatrième numéro, en soutien à Thierry Paulin, l’assassin parisiano-mondano-sidéen de petites vieilles…. Comme par « hasard », Nabe parle de Paulin dans L’Idiot, dans un long article de quatre pages : « Rideau », publié le 14 février 1990. Il faut replacer le numéro 4 d’Ushoahia dans le contexte : il est (soi-disant) daté de « janvier 90 », mais le numéro 2 est à peine sorti après la mort de Ceausescu, survenue le 25 décembre 1989. Ensuite, Moix a sorti un troisième numéro, en parlant de l’abbé Pierre, des mois après la sortie du film Hiver 54 (1er novembre 1989). Revenons à Paulin : la Une dit « Trois ans déjà », mais qu’est-ce que Moix aurait « bien » pu célébrer en janvier 1990 ? Entre août 1986 et septembre 1987, Paulin est en prison. Il ne reprend ses meurtres qu’en novembre, avant d’être arrêté le 1er décembre 1987. L’hypothèse la plus plausible est que Moix avait préparé sa couverture en janvier, s’arrêtant à la titraille et à la date, mais qu’il l’a finalement utilisée des semaines plus tard, en rajoutant le dessin représentant Paulin. Donc l’idée que Moix a lu le passage sur Paulin dans L’Idiot sous la plume de Nabe avant de reprendre le thème pour aller plus loin (croyait-il…) tombe sous le sens qui fait défaut à Yann Moix !

     Promis, dit Moix, c’est la dernière fois qu’il s’exprimera sur le sujet, il a marre et veut passer à autre chose. Cet antisémite promet même des procès à ceux qui le traiteront d’antisémite ! Moix-la-Menace ! Il ne demande que ça : il sait que la justice va lui donner raison, parce qu’elle lui a donné tort ! En mars dernier, Renaud Camus a gagné son procès contre Moix qu’il l’avait traité d’« assez antisémite » en juin 2017 chez Ruquier. Moix est vicieux : il considère Camus comme un antisémite à partir d’un extrait de journal intime publié en 2000, qui n’avait pas la virulence des numéros d’Ushoahia, pour lesquels il refuse d’être qualifié d’antisémite… Camus aurait pu dire que ses textes sont antisémites, mais qu’il ne l’est pas… Intéressant aussi le parcours de Camus et Moix : les deux ont manifesté un soutien indéfectible pour Israël : Camus se dit même pro-sioniste alors qu’il est le théoricien du grand remplacement, qui est l’histoire de la Palestine entre 1920 et 1948 ! Comme quoi, ce n’est pas si incompatible… Moix menace toute personne le qualifiant d’antisémite, mais on peut donc toujours le traiter de négationniste, ouf !…

« Cette personne a écrit intégralement les textes, droit dans les yeux, cher Éric Naulleau » (Yann Moix, 7 novembre 2019)

     On n’a parlé que des dessins, évoquons les textes ! On le sait, Moix « endosse » tout, mais reprend la défense de son ami avocat Patrick Klugman, qui repose sur une fausse nuance : endosser ne signifie pas qu’il a écrit. L’Union des Étudiants de Juifs de France, vivier de défenseur d’antisémites depuis Yann Moix ! Quand ce n’est pas l’ancien président qui assure la défense, c’est l’actuel qui se démène pour faire circuler une pétition ! Ça, bien sûr, le pleurnicheur d’Orléans ne le dit pas, se contentant de dire que le soutien de l’UEJF s’est limitée à une non-attaque… La défense de Moix est passionnante d’abjection, on le voit slalomer entre le faux et le demi-vrai ne ratant aucune porte vers le grand mensonge !
     Il arrive à bétonner son pipeau (qui sonnera encore faux) en donnant une nouvelle explication des fameux textes de sa revue de merde. L’air du Maroc lui a donné des idées : en août, Moix disait qu’ils étaient 3 ou 4 ; en novembre, il a retrouvé un vieux copain, qui l’avait accompagné en 1989 dans un tour d’Europe en train. Moix voulait écrire une lettre (d’amour ?) à une fille, Marie, mais bloquait après 40 pages, même avec les dessins… C’est donc lui qui l’a aidé à écrire la suite. Magnanime, Moix ne donne pas le nom, mais donne de quoi l’identifier : professeur d’allemand [sieg] et témoin de Jéhovah dans la région orléanaise… Il regrette qu’il ne se soit pas manifesté de lui-même quand Ushoahia est sorti, ce qui est gonflé venant de Moix qui n’a jamais révélé lui-même Ushoahia et qui s’est contenté de sélectionner des morceaux pourris au milieu des années 2000 pour s’assurer du maintien du soutien de BHL et de la maison Grasset…

« Voici l’exacte histoire des premiers dessins antisémites. J’ai fait un tour du monde, enfin, un tour d’Europe, en interrail, en 1989. J’ai voulu écrire une lettre de cent pages à une certaine Marie. Ça avait bien commencé, des poèmes, des jolis petits dessins, et puis je m’étais juré de faire une lettre de cent pages. Au bout de quarante pages, j’ai dit “Écoute, tu veux pas me donner un coup de main ?” à cette personne, professeur d’Allemand, dont je ne balancerai pas le nom ce soir. J’espère qu’il aurait peut-être honnêteté un jour de dire “oui bon d’accord” ou de réagir ce soir. Sous la torture, je balancerai peut-être son nom, je sais pas… Moi, c’est quelque chose de sacré, je ne balance pas les gens. Et ça a dégénéré : pendant ce voyage inter-rail, c’est parti en sucette. On a commencé à faire n’importe quoi et ces dessins, comme j’écrivais à une fille… le pire dans l’histoire, c’est que j’étais fier de mes dessins, c’est ça qui est grave. Et donc j’ai voulu lui faire croire que les textes étaient de moi aussi et donc je lui ai tout envoyé. Ensuite, tellement fier de ces abjections à l’époque, j’ai réutilisé une partie de cette lettre pour la transformer en petit fanzine, et c’était le numéro un sur les camps. Ensuite, j’étais tellement fier de ces horreurs, pour vous dire à quel point j’allais mal, Cyril, que j’ai décidé de faire un numéro deux. J’allais pas refaire les camps, donc le numéro deux, c’était quoi “Tiens, on va se moquer de l’abbé Pierre” et vas-y sur l’abbé Pierre ! Qui pouvais-je haïr après l’abbé Pierre ? Les Éthiopiens qui mourraient de faim, et on y va ! D’ailleurs, ils ont pas bien fait leur travail, car il manque un numéro, et je vais le dire ce soir, vous allez voir à quel point j’étais abject à l’époque. C’était un numéro d’encouragement spécial Thierry Paulin, qui est un assassin de vieilles dames dans le 19e arrondissement et je lui ai fait un numéro de soutien au moment de sa mort, en disant “Adieu Thierry, tu vas nous manquer”. Voilà l’état dans lequel j’étais. »

     Heili Heilo Houlala… Quel bordel ! Moix peine à la chier son explication, s’interrompant, commençant par parler des dessins. Encore un petit effort pour être honnête, Yann ! Il entretient le flou sur qui a écrit quoi. Dans leur couple, qui fait l’antisémite et qui fait le négationniste ? Tous les extraits de la lettre (soi-disant…) ont été repris dans Ushoahia ! Et il y a aussi des textes d’actualité qui n’ont pas été écrits en interrail et qui contiennent des propos négationnistes et antisémites ! On citons sans les citer (on ne va pas se salir notre gazette en les reproduisant…) l’édito (numéro 2), le texte sur l’abbé Pierre et la lettre ouverte à Anne Sinclair ainsi que le courrier des lecteurs dans le numéro 3. Donc l’explication ne tient pas une seconde ! Surtout qu’il est difficile de prétendre ne pas être obsédé par les Juifs et les camps quand on appelle sa revue Ushoahia… Quant à Thierry Paulin, il est mort en avril 1989, soit des mois avant le voyage en Interrail, et donc le premier numéro d’Ushoahia… Hanouna n’est pas si con et les fout dans le même sac, même quand Moix dit : « Cette personne a écrit in-té-gra-lement les textes, droit dans les yeux, cher Éric Naulleau ». Mais Naulleau, serré contre Moix, est déjà convaincu !…

« Il a écrit plus de livres qu’il n’a de lecteurs, je crois qu’il écrit plus que j’urine » (Yann Moix, 7 novembre 2019)

     Histoire de compléter le tableau, Yann Moix tape un coup sur Emmanuel Pierrat… Tout en contradiction, il dit d’abord ne pas le connaître, et compare ses attaques dans les médias et sur Twitter (il sort le chiffre délirant de 250 tweets produits par l’avocat, totalement faux) à un coup asséné par un inconnu dans la rue. Puis, Moix ajoute qu’il l’a invité dans son émission ! C’était en février 2019 et Pierrat en a fait un tweet :

     À quoi bon se dire écrivain et apprécier aller dans les émissions de télé si c’est pour se lancer dans des attaques aussi lamentables que « Il a écrit plus de livres qu’il n’a de lecteurs, je crois qu’il écrit plus que j’urine ». Qu’est-ce que c’est laid et mal dit ! Et puis, Moix qui attaque Pierrat sur ses ventes, alors qu’il ne vend lui-même pas grand chose… Quand Moix considère que Pierrat méconnait les règles de son métier, les chroniqueurs auraient dû lui opposer que son propre avocat, Patrick Klugman, a lui aussi fait des plateaux télé pour le défendre, et a aussi menacé de procès qui n’ont pas été déclenchés !
     N’oublions pas les larmes de Christine Kelly, au bout d’une heure et demie d’émission, émue par le récit de l’enfance déroulée par Moix. L’ex-tape-dur du CSA n’est pas aussi luisante de larmes quand elle « arbitre » les « débats » avec Zemmour sur CNews ! La pleureuse devrait se rendre compte qu’elle se fait avoir par Moix, qui trafique et truque, qui ment et qui triche. À moins qu’elle pleure déjà pour ça ? A-t-il lu les propos sur les Noirs (il compare la défécation d’un Noir à de la génération spontanée) dans Ushoahia ? Peut-elle comprendre que Moix fait du business avec son enfance, qu’il torture à son tour ?
     L’émission se termine lentement avec des chroniqueurs faire-valoir qui étaient surtout là pour remplir le plateau. Toute l’affaire de l’émission était un deal Moix-Naulleau-Hanouna pour permettre à Moix de pouvoir être accepté comme chroniqueur télé… Chroniqueur télé, quelle déchéance pour celui qui, comme Angot, se dit toujours écrivain. Alexandre a bien eu raison de ne pas aller dans ce guet-apens… Pauvre Alexandre : humilié enfant, puis renié par son frère, il est ridiculisé par lui dans des émissions qui l’enfoncent encore plus. Tout ce qu’il dit est déformé pour le faire passer lui pour ce qu’est Yann Moix… Pauvre mec de la télé qui a forcément raison parce qu’il le dit plus fort et sans contradicteur. Ex-victime devenue bourreau qui veut faire oublier qu’il est bourreau.

Israël contre Yann Moix !

     Quelques jours après l’émission, Olivier Mukuna, autre personnage des Porcs, journaliste belge free-lance, ex-proche des dissidents jusqu’au clash, est allé interroger celui qui a balancé l’intégralité des trois numéros d’Ushoahia peu de temps avant que Yann Moix se fasse absoudre par Cyril Hanouna ! Il s’agit de Nissim Amzallag, historien israélien, auteur d’une quarantaine d’articles sur la Bible et le Proche-Orient antique, qui a suivi de près la campagne médiatique de Moix et a aussitôt compris ce qu’il fallait comprendre : Yann Moix n’était pas du tout grillé et préparait même son grand retour ! C’est un mystérieux « vieil ami » français d’Amzallag qui avait les numéros d’Ushoahia depuis des années (dit-il) et qui les lui a envoyés pour qu’il se charge de leur diffusion quelques jours avant le passage de Moix chez Hanouna.
     Très intéressante, son interview ! Il attaque le fond des revues, en analysant dans ce qu’elles ont de dégueulasse : « une véritable soûlerie du sang, une joie, un délire pogromiste. On est dans la galvanisation d’un groupe qui se prépare à massacrer. » Une analyse qu’aucun Juif français n’a été capable d’articuler complètement ! Pire, Amzallah fout leur fout la honte en les comparant aux Juifs allemands passifs face à l’hitlérisme… « Dès lors, si l’on pardonne ça, alors tout peut se pardonner ». Bien dit, Nissim ! C’est la « jurisprudence Moix » que j’avais détaillée dans la première partie du Menteur en septembre dernier. Amzallah parle justement d’« antisémitisme casher » : c’est exactement ça ! Il fallait que le meilleur critique de Moix vienne du pays que Moix défend par-dessous tout : Israël !
     Dès la sortie des PDF des trois numéros, qui s’est empressé de les diffuser ? Paul-Éric Blanrue et Salim Laïbi, bien sûr ! Et qui a repris l’interview menée par Mukuna ? Encore Blanrue et Laïbi ! Pas foutu de produire eux-mêmes, ils reprennent le travail des autres ! Moi-même, du temps où je sévissais sur le forum Hardware, Laïbi m’avait piqué un post sur Dieudonné, qu’il avait enrobé d’un chapô indigeste dont il a le secret (garde-le bien !). On se demande comment ça ne peut pas poser de problème à Mukuna d’être relayé par Laïbi, ennemi maladif de Nabe et capable de défendre Soral et Dieudonné un jour et de se retourner contre eux un autre. Un Laïbi surtout qui avait menti effrontément en accablant un peu partout Mukuna au moment où celui-ci avait révélé un épisode authentique et vécu de la vie lacrymale de Soral. Par esprit de solidarité avec les dégueulasses nieurs Dieudonné et Soral, Laïbi avait sans scrupule sali Mukuna dont il savait parfaitement qu’il avait dit la vérité… Attention à tes supports, Olivier !
     Et quel manque total d’efficacité ! C’est parce que Laïbi et Blanrue ont partagé à leur tour les PDF d’Ushoahia fuités par Amzallah (universitaire de l’« entité scélérate » ne dit pas trop Laïbi sur ce coup-là) qu’ils n’ont été vus par personne ! Si Nabe les avait eus, c’est certain que Nabe’s News n’aurait pas passé intégralement les trois numéros. Ce n’est pas la vocation de la « gazette numérique » que de diffuser de la propagande antisémite, négationniste et raciste, « pogromiste » dit Amzallah ! Salim Laïbi et Paul-Éric Blanrue se trahissent, eux si pointilleux d’ordinaire sur ces questions. Que ont la loi, la police et la justice face à la diffusion de contenus illicites ?

Yann Moix Chez Naulleau

     Yann Moix a finalement trouvé en Cyril Hanouna son agent de probation, celui qui va l’aider à refaire de la télé… Avec qui ? Éric Naulleau, le célèbre sparring-partner des ordures médiatiques ! L’émission s’appelle De quoi j’me mêle, et est diffusée le samedi soir face à Ruquier pour l’aider à s’installer sur M6, son grand patron depuis le rachat de RTL, son autre employeur. De quoi j’me mêle, c’est l’émission de consolation d’Éric Naulleau. En gros, il refait Ça balance à Paris, ancienne émission de Laurent Ruquier, dans un décor ressemblant à On n’est pas couché (le public dans la lumière bleue), actuelle (façon de parler…) émission de Laurent Ruquier… Les chroniqueurs entourent le chef Naulleau qui distribue la parole sèchement, comme si ça l’emmerdait d’être là. On retrouve Énora Malagré (de l’écurie Hanouna), Thierry Chèze (ancien de Ça balance !), Catherine Rambert (petite philosophe de Télé Star), Sophie Coste (matinalière sur Chérie FM), et, bien sûr, Yann Moix (raté de tous les arts)…
     Moix y est complètement transparent, même quand il fait du Moix : des phrases compliquées et illogiques qui ont l’allure de la profondeur parce qu’elles perdent l’auditeur. C’est facile de briller quand on a en face de soi Jean-Marie Bigard ou que l’on parle du dernier album de Renaud… Il n’est même pas mis en valeur, on lui passe la parole comme n’importe quel autre chroniqueur. Du temps d’Ardisson, il distribuait des « Moix d’Or », c’est-à-dire des statuettes à son effigie que les récipiendaires ne récupéraient pas. L’ancien animateur de Chez Moix se retrouve Chez Naulleau à attendre sagement que la parole lui soit donnée… Quelle déchéance !
     Que Moix ne se leurre pas, il ne fait pas de la télé pour ses qualités, mais par pitié ou par copinage. Il n’y a rien d’étonnant à voir un Éric Naulleau et un Cyril Hanouna payer hebdomadairement un Yann Moix pour le laisser critiquer la production culturelle de son époque. Dans les quelques extraits que j’ai visionnés, j’ai vu un Yann Moix amphigourique qui jugeait le film de Michel Denisot, le livre de Karine Tuil et le disque de Renaud, dans un style mêlant exigence des références et lâcheté du jugement, vu qu’il termine toujours par une note moyenne pour ne fâcher personne. Yann Moix sait que ce qu’il juge est à la hauteur de ce qu’il est capable de produire, il n’est donc pas si con de ménager les autres de peur que les autres ne le ménagent plus.
     L’écran lui permet de se montrer avant de raconter son histoire sur papier, c’est certain qu’il va faire de toute cette histoire un bouquin. Et ne parlons pas de son journal intime, qu’il continue d’écrire pour Robert Laffont ! Ce même éditeur qui a eu l’idée la plus conne de cette fin de décennie de confier à Yann Moix la responsabilité de la préface de l’édition des œuvres de Raymond Roussel dans la collection Bouquins !

Alexandre Moix réagit (enfin !)

     Début janvier 2020, on apprenait par Jérôme Dupuis, dans un article de L’Express, qu’Alexandre Moix avait enfin décidé de mettre ses menaces à exécution en poursuivant pour diffamation l’immonde petit couple médiatique Naulleau-Moix ! Il était temps, Alex… Vu ce qu’ils lui ont mis dans la gueule pour défendre un chroniqueur télé (je parle de Yann), c’était bien la moindre des choses. Écarté, Orléans, il n’est plus question du bouquin, mais écarté aussi Emmanuel Pierrat, qui n’est plus l’avocat d’Alexandre. Son conseil, maître Jean-Philippe Hugot, choisit d’attaquer les deux émissions différentes : Moix pour le Balance ton Post du 7 novembre de Balance ton post et Naulleau pour le Touche pas à mon poste du 24 septembre. On se demande pourquoi Pierrat n’est plus son avocat… Peut-être est-il trop occupé à réfléchir à comment défendre Matzneff ?…

Les révélations d’Enthoven

     Le 21 janvier, on a pu voir Jean-Paul Enthoven reparler de Yann Moix… C’était dans une interview diffusée sur YouTube par Simon Collin, sorte de Monsieur Manatane premier degré, insupportablement précieux dans son salon qui pue le mauvais goût bourgeois et qui s’encanaille (lui et son « crew » de droitards ringards qui se font appeler « Les Clochards Célestes », au secours Kerouac !) à questionner Frédéric Taddeï, Morgan Sportès, Denis Tillinac, François Gibault ou Nicolas d’Estienne d’Orves… C’est notamment l’équipe du même Collin qui avait filmé Gabriel Matzneff fin novembre 2019 lisant une lettre d’amour envoyée par Vanessa Springora du temps où ils étaient amants, vidéo supprimée dès le déclenchement de l’affaire Matzneff mi-décembre… S’il a l’air ridicule, Collin parvient à cuisiner ses invités (même si c’est lui qui a l’air trop cuit, de peau déjà…) pour leur faire dire des choses inédites et les révéler.
     Dans son interview, Jean-Paul Enthoven, désormais ex-éditeur, traite Nabe de « sinistre personnage » (toujours dire le contraire de ce qu’on pense de MEN à la télé, fût-elle minable !), puis raconte avoir eu connaissance d’Ushoahia par Les Porcs dès 2017… S’il s’y perd un peu dans les 1000 pages (« auto-édité » ajoute avec mépris Collin l’auto-bronzé qui connaît visiblement bien Nabe qui trouve qu’« il s’est perdu »), racontant à tort que le livre décrit un dessin de Moix montrant des corbeaux à brassards nazis picorant le cadavre de Bernard-Henri Lévy (sic), Enthoven l’approximatif dit bien que ce n’est pas Yann Moix qui l’a informé de son passé ushoahiaesque, mais qu’il a fallu que Nabe le révèle pour que Yann soit forcé de s’expliquer. On peut donc se demander quelle est la valeur du témoignage de BHL lorsque ce dernier expliquait dans C à vous en septembre dernier avoir été informé par Moix lui-même du contenu d’Ushoahia à la fin des années 2000 ! En 2017 donc, Moix récita à Enthoven sa fameuse fable du pur auteur des dessins qui voulait plaire au professeur Choron d’Hara Kiri Hebdo (mort en 1970 !) sans écrire une seule ligne du « fanzine »… Ce n’est que deux ans plus tard, suite aux révélations de L’Express, que l’éditeur se sent niqué et lâche Moix !
     Dans l’interview, Enthoven raconte une anecdote qui en dit long sur la nature des rapports entre Moix et Grasset, son éditeur : lorsqu’il s’est agi de réintégrer Moix au comité de lecture après son « affaire », seules deux voix se sont prononcées en sa faveur : un inconnu (que l’on finira par connaître un jour) et… Jean-Paul Enthoven lui-même ! Malin (et un peu sadique, mais s’agissant de Moix, on le comprend…), il savait que Moix aurait honte de revenir et en chialerait s’il en venait à recroiser son ex-éditeur (visiblement pas assez puissant aux yeux de Yann, qui préféra demander publiquement pardon à « papa »-BHL).

Diffamoixion !

     C’est par la petite porte que Moix revient dans les médias en ce début d’année 2020… Début février, Jacques Sanchez (ex-bras droit de Thierry Ardisson, mais surtout ex-amant de Laurent Ruquier pendant dix ans ceux-ci expliquent celui-là), et personnage des Porcs (encore !) a invité le puceau d’Orléans sur… Non Stop People ! Décidément, les supports d’explication sont revus à la baisse… Moix, maigri, creusé, revient sur son roman citant des scènes de son comme autant de scènes vécues. Il attaque également Gabriel Matzneff qui avait pourtant eu l’élégance de le défendre dans Le Point durant sa propre « tourmente » à la fin de l’été 2019 : « Yann Moix a, dans sa jeunesse, écrit, dessiné des conneries ? Et alors ? Le repentir n’existe-t-il pas ? Le pardon n’existe-t-il pas ? » En 2020, Moix se jette donc sur Matzneff avec la certitude de celui qui n’a rien à se reprocher, alors que son énorme batterie de casseroles au cul l’accompagne dans son apprentissage de la guitare électrique. Moix, c’est l’enfant battu qui fout un bordel monstre et que personne n’ose réprimander à cause de son passé. Réveillez-vous, bande de médiateurs !

     Jamais à court de contradiction, Moix annonce qu’il va publier (chez Grasset, dit-il, mais a-t-il réintégré son comité de lecture malgré le magnanisme d’Enthoven ?) la suite d’Orléans dont le titre sera Vichy, morceau d’une collection de 20 tomes (et pourquoi pas trois mille pages ?). Il n’a définitivement rien compris : Moix va jouer les délateurs des écrivains d’aujourd’hui qui auraient des casseroles, alors qu’il se plaint d’avoir été lui-même balancé, pour « des choses anodines, des crobards d’il y a trente ans » (c’est pas à toi de le dire !)… Avec un tel état d’esprit, c’est donc parfaitement logique qu’il n’ait pas d’enfant : il les battrait à son tour ! Il continue dans l’illogique en s’en prenant Frédéric Beigbeder qui l’aurait lâché pendant son « affaire », mais, au contraire, Beig’ a été bien bon en défendant le navet moixien à la radio (Le masque et la plume) et dans la presse, et en refusant d’être chroniqueur face à Moix dans On n’est pas couché. Déjà que l’émission était d’une mystérieuse complaisance, qu’est-ce qu’on aurait dit si un auteur Grasset en avait « jugé » un autre ?…
     Mais le meilleur (c’est-à-dire, chez Moix, le pire) moment de ce « retour » minable a eu lieu deux semaines avant Non Stop People sur une chaîne YouTube insignifiante (41 abonnés et à peine 1 000 vues depuis 2016 !) basée à Tel-Aviv, Tandem 2.0, où Moix a été interrogé pendant une heure et demi via FaceTime : il tient son iPhone en se baladant de son salon à sa cuisine en tombant peu à peu sa veste, puis les boutons de sa chemise (comme pour imiter BHL ?). C’est par ce dispositif qu’il a pu raconter l’écriture en quinze jours, et dans la joie (sic !), de son roman Orléans qu’il n’a pas relu (sans blague ?). Puis il se lance dans un exercice de défense d’Israël au point de rayer les Palestiniens de la carte… Sur le plateau israélien, pas un mot sur son passé réviso-antisémite : ce n’est qu’après une heure de monologue apologétique sur les Juifs, le judaïsme et Israël que Moix revient de lui-même sur ses « dessins » et ses « bandes dessinées ». Les textes sont occultés, bien sûr, l’interrail a été rangé dans sa boîte, l’ami prof d’allemand est maintenant accompagné d’un autre ami, il n’est plus question de la lettre à Marie ni de sa volonté de choquer Choron pour entrer dans un Hara-Kiri inexistant en 1989… Moix s’emmêle ses propres crayons à dessin merdique dans ses explications qu’il construit comme un puzzle où il manque les pièces essentielles. Que d’effets de manche pour cacher qu’il a été pris la main dans le sac de l’antisémitisme le plus crade ! On ne va pas analyser chaque phrase, allez écouter par vous-même…

     À Tel-Aviv, ce ne sont qu’hallucination collective et yeux énamourés pour ce fanatique d’Israël qui ne comprend pas que l’on refuse de considérer Jérusalem comme « sa » capitale !… Moix explique qu’il a été menacé pendant des années de voir sa « production de jeunesse » dévoilée à cause de son soutien israélien… Quelle blague ! Israël n’est qu’un détail de l’histoire médiatique de Yann Moix : tous les sujets qu’il a massacrés par sa rhétorique confuse ont exaspéré ceux qui ne supportaient pas de l’écouter les maltraiter à ce point ! Dans sa grande confusion, Moix prétend donner les raisons des révélations en août 2019 de ses Ushoahia, mais n’est mis face à ses nombreuses contradictions par aucun des quatre chroniqueurs… Personne ne moufte, par exemple, quand Yann Moix se lance dans une diatribe d’une pas assez rare dégueulasserie chez lui :

« Mais faut pas s’y tromper, si ça sort maintenant, c’est par des voies d’extrême-droite, mon frère notamment, qui est proche de groupuscules néo-nazis. Ça sort d’un type qui s’appelle Marc-Édouard Nabe, d’un type qui s’appelle Paul-Éric Blanrue, de vrais négationnistes, de vrais racistes, de vrais antisémites. Et donc, c’est quand même étrange que la communauté juive dans son immense majorité, je dis pas à 100 %, mais de ce que j’ai pu voir dans son immense majorité en ait pas fait tout un plat, mais qu’en revanche, des antisémites en aient fait tout un plat. “Qu’est-ce que c’est choquant”… Que Nabe et Blanrue soient ulcérés par ces dessins, c’est quand même étrange, qu’ils soient plus royalistes que le roi… »

     Moix ? Un « type » qui renverse tout à son propre avantage ! Ce n’est pas lui l’antisémite, négationniste et raciste, ce sont les autres. Il ose mettre Nabe, irréprochable sur ces questions-là, au niveau d’un Blanrue qui n’a compris (trop tard !) que les chambres à gaz ont bel et bien existé uniquement parce que leur contempteur faussaire Faurisson l’a lâché et clashé publiquement ! Moix a été trop proche de Nabe et de Blanrue pour être crédible. Il veut à tout prix oublier qu’il les appréciés pendant des années, en appuyant aujourd’hui sur leurs supposés défauts, sans dire ce qu’il leur en strouvait de si sympathique pour nourrir à leur égard une amitié qui dura pendant des années !
     Faut-il encore le rappeler, mais ni Blanrue ni Nabe n’ont à voir avec la récente révélation d’Ushoahia. Nabe l’a évoqué en 2017 dans Les Porcs, Blanrue en a fait de même en 2018, mais surtout L’Express en août 2019 qui a alimenté la polémique. totalement en roue libre, Moix fait de l’hebdomadaire, mais aussi du quotidien Le Monde, deux officines complices d’un complot antisémite ourdi contre lui… Rien que ça ! Comment les quatre engourdis taiseux du podcast tel-avivien ne voient-ils pas en Yann Moix l’archétype du crypto-collabo dénonçant ses amis quand leur proximité devient trop pesante pour vivre « tranquillement » ? Ils sont trop vaniteux pour contredire quelqu’un qui dit exactement ce qu’ils veulent entendre sur Israël, c’est-à-dire rien sur la Palestine.
     Yann Moix a aussi servi de combustible pour alimenter la fumeuse machine médiatique Éric Zemmour sur CNEWS. Serge Nedjar, patron de la chaîne, n’a rien trouvé de mieux que de faire trôner le grand copain d’Éric Naulleau (et qui est aussi le grand copain de Moix…) pendant une heure à 19h, pour qu’il « débatte » avec un invité différent, en face-à-face, dans le but de le noyer par sa rhétorique de journaliste cul-vissé-au-Figaro réglée au millimètre depuis 30 ans (chez Zemmour, ça fait 10 ans que « ça fait depuis 20 ans que… »). Le 11 février, Christine Kelly a « arbitré » un débat entre Zemmour donc, et Yann Moix pour qui elle avait chialé d’émotion chez Hanouna le 7 novembre 2019 sur le sort du pauvre enfant battu… Le retour de Moix reste en famille, puisqu’il passe de C8 à CNEWS, chaines qui appartiennent au même groupe…
     Pas grand’ chose à tirer du dialogue d’une demi-heure (la « pensée » de Zemmour, ça va cinq minutes…), sauf un beau baissage de froc sur les flics de la part de Moix, dont il avait dénoncé à la fois la violence sur les réfugiés de Calais et leur « manque de couilles » dans le reste du pays, mais qui maintenant est super compréhensif sur leur difficile mission… C’est fou ce que Moix peut d’adapter à l’interlocuteur qu’il a en face de lui, ici jusqu’à aller puiser ses références dans ses années Sciences Po pour épater (et amadouer ?) Zemmour. Tout est fait pour que l’auteur d’Ushoahia passe un type acceptable.

     Les médias vont finir par plaindre Moix de se voir reprocher ses écrits révisionnistes quand un imprudent aura l’idée saugrenue de les ressortir… Vous verrez ! C’est d’ailleurs très dangereux, parce que ça conforte Moix à aller de plus en plus loin dans l’agressivité (Orléans ne lui a donc pas servi de catharsis), dans l’inversion accusatoire et dans la diffamation. Tout ça finira mal…

Épilogue : Lüge macht Frei !

     Personne n’a réussi à faire tomber Yann Moix pour ce qu’il a fait de dégueulasse ! En 2019, en France, on a vu un type qui a produit des dessins et des textes révisionnistes s’en sortir sans problème parce qu’il a exagéré son enfance dans un bouquin… Yann Moix n’est pas grillé. Mieux, Ushoahia a été balancé au meilleur moment, celui où la critique était prise à la gorge par le récit d’Orléans. Il ne restait plus qu’à Moix de relier les deux, à trente ans d’intervalle. Pourquoi le premier ? Parce que le deuxième ! Le contexte est propice au déballage intime des failles, que Moix a lui-même ouvert en grand pour que tout le monde s’y engouffre. Quand tout le monde est entré dans sa plaie, il l’a refermée et laissée cicatriser. Celui qui disait, imitant Nabe, « J’adore assassiner les gens quand j’écris » (2004, Le Monde), montre qu’il n’a pas confiance dans sa plume : il réagit comme le pire des notables courroucé d’être « diffamé ».
     Moix est tranquille pour l’éternité. Le mensonge l’a libéré ! Il sera toujours l’enfant martyr qui a tellement souffert qu’il a réalisé quatre numéros d’une revue dégueulasse et salit sa famille dans ses bouquins. Malgré la puissance de feu des réseaux sociaux, lui ressortir dans la gueule Ushoahia sera totalement inoffensif. Il a réussi à mettre dans la tête des représentants du milieu médiatique l’association Orléans = Ushoahia. Maintenant, toucher à Moix, c’est gifler un enfant qui pleure de douleur. Ça va durer encore longtemps cette absence de résilience quasi psychiatrique ? Hélas oui… Ce que je croyais impossible quand l’affaire a éclaté est finalement arrivé : Yann Moix a gagné !

DrMarty

FIN