mardi 20 juin 2017
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Costes encore…

 

Une page des Petits riens, mal lue et désagréablement corrigée par Jean-Louis Costes.

 

     Page de Petits rien sur presque tout (1992) de Nabe, extraite de l’exemplaire que Laurent James (merci) a entrepris de faire signer par différentes personnalités. Ici, le commentaire de Jean-Louis Costes (2008) atteste déjà de toute son complexe de pseudo-prolo, sa jalousie littéraire vis-à-vis de Nabe et, déjà, de son problème avec la Mère. Il se croit drôle, en plus, cet ironique impuissant !

Costes s’en prend à Orange Joe

     Non content de cracher à côté de la plaque, le pauvre Costes s’enfonce en s’en prenant à un autre encore de ses lecteurs, et parmi les plus avisés :

Orange Joe répond !

     Oui, Jean-Louis Costes, on s’est vus à Fribourg (entre autres, et je n’ai pas « demandé à te voir », je t’ai proposé avant ton show – puisqu’on causait tous les deux de religion à cause d’un « noiseur » japonais qui tournait le dos à l’assemblée comme un prêtre dans un rite catholique traditionnel – de nous rendre le lendemain à une messe tridentine ensemble), et nous avons mangé dans un café, et tu m’as invité, et je t’en remercie, et nous avons parlé de tes livres, de tes performances, de la structure de tes shows, et je t’ai confirmé tout ce que j’en pensais et en pense toujours. On a longuement parlé de Kiss from Paris, de la réécriture de Guerriers amoureux pour sa version illustrée, de la scène d’amour avec Louise dans Un bunker en banlieue, du rôle de Fayard dans la publication de Grand-père, de l’adaptation de Bukowski que tu avais tournée quelques jours avant à Lausanne…
     On a discuté de tes travaux, et de toi, et de ta façon de créer, et nous avons aussi parlé d’autres artistes, d’autres personnalités, de Nabe entre autres, et je t’ai dit toute l’admiration que j’ai pour son œuvre, et reconnais que tu étais loin de l’appeler « le petit Nabe » ou de le trouver « con comme un sèche linge » avant qu’il ne s’en prenne à toi, que malgré quelques réserves strictement politiques, tu me faisais part (et ce n’était pas la première fois) de l’estime en laquelle tu tenais ses livres, ses textes… jusqu’à ce que l’un d’eux parle de ta gueule (trois paragraphes sur mille pages).
     Oui, je t’ai dit beaucoup de bien de ton travail, et je ne vois pas en quoi ça devrait m’empêcher de défendre Nabe quand TU le calomnies en affirmant que tout ce qu’il dit sur ton compte est « faux » (et je ne parle pas de ce que tu écris en commentaires).
     Non, ce qu’il écrit n’est pas « faux ». Et qu’il n’ait personnellement et manifestement jamais trouvé aucun intérêt à tes productions – contrairement à moi – est une autre question, ce n’est pas du tout de ça qu’on parle ici.
     Et dire que ce sont les lecteurs de Nabe qui passent pour des « fanatiques » qui « haïssent vite ceux qui sont pas comme eux » (dixit Costes)… après Jean Bedel (jamais entendu parler) qui me traite de « merde » parce que Costes a balancé plus haut que j’aurais récemment « demandé à le voir » et qu’il aurait dû me payer à bouffer (tout faux), et qui se fait du coup remercier par Costes de m’avoir insulté (« merci pour les infos sur le mystérieux Orange Joe – il s’est présenté à moi comme un gentil amateur de mes chansons et je lui ai payé à bouffer et boire – mais en fait c’était un ESPION de Nabe qui ricanait quand je lui payais à bouffer »), après Vadriano Xavitchov (qui ?), c’est au tour de Louis Égoïne (lui je connais !) de s’y mettre ! Ça faisait longtemps. Et évidemment en redoublant de mensonges et d’hystérie contre le nouveau livre de son ancien idole.
     Selon Égoïne, Nabe aurait écrit Les Porcs parce que Dieudonné ne l’a pas choisi comme témoin de mariage… Absolument n’importe quoi, tout le monde saura la vraie version de cette histoire bientôt, mais Égoïne est toujours aussi mal renseigné que mal intentionné… Quand on reçoit ses instructions et ses informations de Blanrue ou de Faurisson, ça s’explique.
     Quels efforts déployés par Louis Égoïne de Large pour dissuader le passant de lire Les Porcs ! À croire qu’il a peur qu’on y lise certaines pages, certaines pages le concernant ? Et évidemment, Égoïne bave au passage le clicheton sur le livre « sorti trop tard », débile lieu commun réfuté par la lecture de n’importe quelle demi-page. Et voilà que se croyant malin, il nous crache un « proverbe arabe », hélas pour lui directement pompé d’un exergue de Soral (lui écrit « proverbe persan », d’ailleurs)… Tout ça pour finir par hurler que « NABE A MENTI SUR COSTES », alors qu’il a été démontré et redémontré le contraire un peu plus haut.
     Non, Nabe ne ment pas sur Costes, et il ne « déconne » pas non plus, comme l’écrit encore Costes dans son dernier commentaire. Ni sur lui, ni sur les « conflits monstrueusement complexes » (dixit Costes encore) qu’il n’a de cesse de suivre, de décrire et d’analyser depuis plus de quinze ans. Bien sûr qu’il « connaît » les guerres dont il parle. Mais c’est devenu le nouveau mantra bien-pensant… Il y a encore cinq ans, les paumés de tout poil qui ne s’intéressaient pas à la géopolitique mais voulaient quand-même y aller de leur petit commentaire sur le Moyen-Orient écrivaient que des barbares arabes maltraitaient leur peuple et qu’il fallait libérer les modérés en dégommant les fanatiques. Aujourd’hui, les mêmes paumés écrivent que c’est plus compliqué que ça, que c’est d’ailleurs très compliqué, trop compliqué, tellement compliqué qu’au fond personne ne peut vraiment savoir ce qui se passe en Syrie, en Irak… Et bien sûr, ils attaquent celui qui s’acharne à comprendre et à expliquer ce qu’ils ont toujours été infoutus de piger. Ils préfèrent ne rien savoir, ne rien regarder, ne rien lire, ne rien approfondir. Encore un travers conspi ! Le complotisme a tellement tout brouillé dans la pauvre cervelle de la foule ahurie qu’elle n’ose même plus prendre position, convaincue que personne ne peut rien comprendre à la guerre, au Proche-Orient, que tout le monde nous ment, qu’il y a tellement d’enjeux inconnus, cachés, tenus secrets… Fantasmes de feignasses.
Orange Joe