dimanche 15 décembre 2019
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Couché, Ruquier !

Vous n’en avez pas marre de Ruquier ? Nous, si. Ça fait plus de deux décennies maintenant que ça dure. Et quel mystère ! Comment un benêt du Havre zozotant, mal dans son prépuce d’homo non assumé pendant longtemps, pratiquant un humour de chansonnier années 50 de la rive droite d’un Paris déjà ringard à l’époque, et que cet imbécile fantasmait plouquement lorsqu’il était ado, a pu, en se glissant sous le plaid de Jacques Martin, puis dans le pantalon noir (sans slip) de Thierry Ardisson et enfin entre les cuisses de fer de l’atroce Catherine Barma, réussir à prendre le pouvoir médiatique à ce point ?

À quoi donc l’ex-société du spectacle a-t-elle renoncé, pour laisser un tel nul régner ? Télé, radio, théâtre, c’est un véritable empire Ruquier qui s’est imposé, et tout le monde laisse faire, gêné…
     Autre mystère : pourquoi Arthur, Michel Drucker, et Philippe Bouvard, pourtant trois grosses pointures, anciennes ou carrément ancestrales, de la télévision française, n’ont-ils rien pu faire contre lui ? Car Ruquier, sans être sanctionné, a quand même eu le culot de piquer le concept des Enfants de la télé d’Arthur, de voler à Drucker sa place du dimanche après-midi et d’envoyer au mouroir le vieux increvable Philippe Bouvard en posant son petit cul au milieu de ses grosses têtes !… Il y a bien eu de-ci de-là des grincements et des dents contre le voleur de leurs émissions, mais ça s’est vite tassé.
     Plus personne ne s’interroge sur ce cumulard qu’on pouvait encore trouver sympa il y a quelques années et qui est devenu un hystéro soupe-au-lait tournant yaourt lorsqu’on ose remettre en question sa légitimité de grand ordonnateur des pompes funèbres hertziennes. Quel chemin parcouru par ce pion inculte qui se croit « marrant » avec ses lunettes changeantes et qui ne voit rien de rien !…

Les crimes d’un con

     Il faudrait commencer par se poser des questions sur la carrière de ce soi-disant animateur pluraliste de gauche qui, avec On n’a tout essayé, a d’abord dressé une table de chroniqueurs cachant mal leur vocation de procureurs sous une gaudriole bon enfant (de Claude Sarraute à Isabelle Alonso  en passant par Michalak, Fayer, Hebey, et même le faux-gentil et très mauvais dessinateur Philippe Geluck), puis, avec On n’est pas couché, ressorti de sa naphtaline la vieille baderne Michel Polac qui, malgré son affaire de pédophilie révélée par Daniella Lumbroso et Marc-Édouard Nabe en 2000, a eu chez Ruquier pignon sur rue, pour ne pas dire polype sur cou, et enfin engagé dans son talk show un journaliste de droite quelconque qu’il a transformé de semaine en semaine en mythe négatif contemporain : Éric Zemmour…
     Logiquement, Ruquier devrait avoir à ses chevilles enflées plus que des casseroles, des marmites bouillonnantes de fautes déontologiques et professionnelles ! La starification de Zemmour, donc, petit journaleux réac, « pertinent », métamorphosé par le système Ruquier-Barma, dans le seul but du buzz, en idéologue affiché d’une extrême-droite tellement franchouilleuse et démodée qu’elle ne pouvait qu’avoir du succès, est une sorte de crime, non ? Ruquier a eu beau accoler au Zemmour de droite un Naulleau de gauche, ça n’a rien changé. Au contraire, la bêtise d’Éric Naulleau, prenant jusqu’à aujourd’hui encore, fait et cause, avec bec et ongles, pour celui qui est devenu son « ami », Éric Zemmour, à l’écran puis dans la vie, a renforcé encore la puissance de nuisance de la star pied-noir du paf des années 2010.
     Et comme si ça ne suffisait pas, après avoir virés ces deux-là et les avoir remplacés, pour des questions paritaires, par plusieures paires de différentes connasses comme Natacha Polony, Audrey Pulvar, Léa Salamé et Vanessa Burgraff, Ruquier a mis au « pouvoir » un autre escroc, pire encore que Zemmour et Naulleau réunis : Yann Moix ! Voilà ce qu’on retiendra de Laurent Ruquier, qu’il a été volontairement l’imprésario impuni d’un raciste professionnel FN parano puis d’un enfant battu (professionnel également), révisionniste et plagiaire !
     Ah, il l’aime, Yann Moix (c’est fou ce que les homos l’adorent, d’ailleurs !) ! « Laurent » lui a fait faire ses classes dans les Grosses têtes, comme si Moix n’avait pas assez de la sienne ! Et ensuite, on a dû supporter, à ses côtés, cette super-Polac, même pas en jupons car elle n’a jamais osé montrer ses sales pattes, on a nommé : Christine Angot ! Encore un mauvais choix de Ruquier, et imposé à des millions, puis, heureusement, à des milliers seulement de téléspectateurs. Une sous-écrivaine pas lue, amphigourique incompréhensible, et méchante comme une chienne d’arrière-garde. Le duo Angot-Moix ! L’acmé du dispositif inventé par Laurent Ruquier pour le samedi soir :  inviter des peoples ou des artistes et les faire dégommer par des ratés aigris et frustrés ! Rien à voir avec les « pièges » de Thierry Ardisson dans Tout le monde en parle.
     Ne parlons même pas des pièces que monsieur Ruquier écrit. Des pièces, ça ? Ruquier prend le prétexte du « boulevard » pour ficeler des pantalonnades sans histoire, sans humour et avec des messages sociaux et politiques car il se prend pour un penseur de notre époque au fond de son slip moite ! La presse est unanime, Grosse chaleur, Si c’était à refaire, Parce que je le vole bien ! Pourvu qu’il soit heureux n’y laisseront aucune trace… Que les vrais amateurs de planches se rassurent !
     Quand Ruquier produit, c’est pas mieux non plus : il défigure, édulcore, dénature, salit : par exemple « Les Parisiennes », merveilleux groupe vocal de filles super sexy et super sympa des années 60, excellentes chanteuses aux morceaux frais et amusants, et accompagnées de surcroît par de très honorables jazzmen français (l’orchestre de Claude Bolling) est devenu, quarante ans plus tard sous la baguette tout sauf magique de Laurent Ruquier un quadrige de juments nulles chantant comme des arrosoirs, n’en foutant pas une en place et toutes replâtrées comme si la ménopause avait déjà fait son œuvre : Arielle Dombasle, Helena Noguerra, Mareva Galanter, Inna Modja. Il suffisait que Ruquier s’en occupe pour qu’on n’en entende plus ni parler ni chanter… Le choix de ses nouvelles Parisiennes dit tout de son « amour » des femmes (et du spectacle), à ce grand féministe qui n’a rien trouvé de mieux, au début des années 2000, que de s’acheter la chaudière de Landru (authentique) pour décorer son salon… Et vous trouvez ça drôle ?
     Section « rire pur », d’ailleurs, Ruquier n’est pas moins pardonnable : On ne demande qu’à en rire sur France 2 était un autre concept ignoble de sketch-crochet où des Jean Benguigui, des Virginie Lemoine, des Barma elle-même, jugeaient l’humour de débutants chiants en leur donnant des notes… Pas un bon « humoriste » n’est sorti de là en 4 ans d’émissions quotidiennes… Alors que dès sa première télé-crochet en direct chez Jean Nohain en 1970, Thierry Le Luron était une star (à 17 ans).
     Tous les jours, à la radio, depuis vingt ans, Ruquier officie également pendant plusieurs heures en chef d’orchestre de plaisanteries en chœur proférées par les pires putes de la grande famille des médias, le blaireau Laurent Baffie en tête, mais aussi des vieilles sorcières ressemblant à des balais (Marcela Iacub, Danièle Evenou, etc) et d’autres vendus. Tous ses employés font semblant de rire de ses vannes de garçon de bain encore humide parce qu’il leur donne à bouffer, c’est tout. C’est impossible qu’un Pierre Benichou, un des maîtres de l’humour juif hétéro à la parisienne, ne méprise pas, au fond de lui, les calembredaines permanentes, la calembourderie pitoyable d’une petite fiottasse goye normande et complexée telle que Laurent Ruquier qui lorsqu’il rit émet le son d’un dindon dont on arracherait les plumes du croupion !
     Laurent Gerra l’a trop bien imité avec sa voix et son rire de folle bien-pensante… Ca l’a blessé, d’ailleurs, car le Ruquier est susceptible. C’est comme en 2006 lorsque Nabe a quitté son plateau lorsqu’il a compris que le « sympa » Ruquier lui avait tendu un piège afin de le faire étriller par son pote psy Miller… Si on dit qu’il s’est vexé comme un petit pédé, est-ce forcément de l’homophobie ?

Ruquier censure Nabe et il en est fier 

     Voilà sans doute pourquoi, en septembre dernier, Ruquier a refusé de lire à l’antenne le droit de réponse, pourtant soft, que Marc-Édouard Nabe avait rédigé après les diffamations publiques bavées par son Yann Moix. Et plus encore, a en quelque sorte validé le black-listage de Nabe à la télévision en prenant position en faveur de son boycott total ! Unique exemple de médiateur payé par le service public exprimant publiquement son droit de censure ! Nous sommes nombreux à penser que si Ruquier avait eu les couilles (mais en a-t-il déjà vues autrement que sous son nez quand il aime lécher les pénis qui vont en principe avec ?) d’inviter, ne serait-ce qu’une seule fois, par honnêteté, Nabe, à se défendre plutôt que de multiplier les émissions où il est question de lui en son absence, on n’en serait pas là.
     Pourtant Ruquier en 2006 avait fait un effort pour comprendre et même apprécier Nabe, mais son nabisme timide fut immédiatement étouffé dans l’œuf par de vieux coqs décrêtés à la Gérard Miller et autres Lescure… Après avoir tout d’abord désobéi sympathiquement à l’injonction de ses meilleurs amis (Miller et compagnie) de dédaigner Nabe, Ruquier, est vite revenu à de plus consensuelles résolutions : « Nabe, Niet ! »… Quant à Catherine Barma, on lira ici les raisons qui font que depuis 1989, à part quelques exceptions dues à la seule opiniâtreté d’Ardisson, elle a fait en sorte que Nabe ne soit jamais reçu dans aucune des émissions qu’elle produisait.

À Delphine Ernotte

     Ce paragraphe s’adresse à la patronne de France Télévision, Delphine Ernotte, que toute le monde critique alors qu’elle a quand même viré Frédéric Taddeï, ce qui était mérité parce que celui-ci ne faisait plus, et par sa seule faute à lui, qu’une émission de merde (et il continue sur RT, ce qui prouve bien que ce n’était pas juste une question de direction de chaîne), mais aussi l’horrible duo Madénian-VDB car, comme chacun sait, ce dernier — et il n’y a pas besoin d’avoir une dent personnelle contre ce raté quadragénaire et minable pour le constater — est une insulte à l’humour, même mauvais… Delphine ! Réveille-toi ! Il avait été question, cet automne, après la faute énorme de Ruquier couvrant, pour ne pas dire couvant, son petit poussin jaune comme une étoile, Yann Moix, après la révélation de ses textes et crobards révisos, de, sinon faire taire l’aboyeur des samedis soirs sinistres, au moins chasser d’un coup de pied ce chien dans une autre niche, celle d’M6. On est des millions à l’exiger ! Où en est ce projet ?
     De semaines en semaines, on est obligés de constater que les invités sont plus bas de gamme les uns que les autres, le tandem Ruquier-Barma tapant dans un ultime stock de sous-peoples inoffensifs… Au hasard, les derniers en date : Anne Roumanoff après son cancer ; Denis Robert avant le sien ; Mourad, un petit con pianiste de merde qu’on compare à Rubinstein parce que c’est un Noir de banlieue (pas pédé j’espère malgré sa toison d’or !). Et aux commandes des deux critiques, il y a tellement peu de clients que c’est un coup Raphaël Enthoven, un coup Adèle van Reeth… Pas en même temps bien sûr ! Jusqu’au jour où ils oseront : le couple à la scène comme dans la vie, si on peut appeler ça une vie…
     Il faut donc en finir avec Ruquier et l’envoyer se coucher ailleurs, et ronger son nonosse avant de se le foutre bien mouillé là où on pense car, au-delà de tous ses crimes télévisuels, et de sa vulgarité intrinsèque, il en est un plus grave encore, c’est que RUQUIER N’EST PAS DRÔLE. Nous avons toujours pensé que si un de ses invités se mettait soudain à rire exagérément par ironie, d’une façon forcée exprès, à une des plaisanteries que ce chansonniais ose faire tous les samedis, lui-même en serait si gêné, et ses invités également, que toute l’émission s’écroulerait. Il suffirait qu’un des clients d’On n’est pas couché ose montrer ostensiblement que ce grand couillon n’a aucun humour, et ce serait fini !