mercredi 29 août 2018
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Décorticage du référé

Nabe a donc écrit une Lettre ouverte à Maître Naïma Haoulia intitulée « Où puis-je vous la mettre, Maître ? ». D’emblée, une question physiologique se pose : comment ne pas éclater de rire à la lecture du titre ? Il suffit de la lire, de la lire vraiment, pour comprendre qu’il faut manquer singulièrement de distance, d’humour et d’intelligence pour oser l’attaquer en justice par une assignation en référé bourrée de fautes d’orthographe (y compris sur son propre nom) et surtout de goût car le bon goût n’est pas forcément là où on croit, et même si on peut considérer cette lettre ouverte comme étant « de mauvais goût », depuis quand le mauvais goût est-il puni par la loi ?
     Dès la page 3, Maître Haoulia interprète sa lettre ouverte comme étant explicitement « injuste, dénigrante ». Elle n’est ni l’un, ni l’autre, bien sûr. Elle se dit être « visée en sa personne, en son sexe, en son origines et en sa profession ». Drôle d’expression : visée « en son sexe »… Pourquoi pas « dans son sexe », tant qu’on y est ? Est-il inconvenant de suggérer à Maître Haoulia et à son avocate de consulter un ou deux psychanalystes, car une femme accuse un homme de la viser en son sexe est déjà plus de l’ordre du désir que de la réalité. Non, Mesdames, les femmes, mêmes les plus méchantes, ne sont pas des cibles à viser ou alors en plein cœur, et par une flèche de Cupidon…
     Page 4, Madame Haoulia mélange les accusations de « sexisme et de discrimination raciale » à celle de « compliments déplacés ». Compliments déplacés, ce serait vaguement justes, mais encore une fois, depuis quand condamne-t-on les gens pour avoir fait des « compliments déplacés », par écrit en plus, ou alors peut-être, c’est tout nouveau, ça vient de tomber, c’est admis dans cette période de post-féminisme mal digéré où beaucoup de femmes victimes de leur misandrie (et de leur misogynie aussi), et hélas beaucoup d’hommes culpabilisés, surfent sur la vague vulgaire du mouvement trop populaire « Balance ton porc ».
     Au lieu d’être fière de recevoir une lettre écrite par un écrivain français connu pour son langage excessif et ses sentiments extrêmes, Madame Haoulia craint juste que sa réputation soit entachée auprès de ses étudiants et de ses collègues de travail. Elle étale avec impudeur, la vraie cette fois-ci, tous ses titres universitaires et facultatifs, pour impressionner le tribunal.
     Elle dit ensuite que le titre de la lettre ouverte « Où puis-je vous la mettre, Maître ? » est « sans équivoque ». C’est exactement le contraire, il est plein d’équivoques, et il suffit d’aller à la fin de la lettre pour découvrir que ce dont l’auteur parle en lui demandant où  il  peux « la » lui mettre n’est pas ce qu’elle pense (quel esprit mal tourné !), mais la simple clarinette de son père, le célèbre jazzman marseillais Marcel Zanini, âgé aujourd’hui de 94 ans, qui avait enregistré jadis une chanson portant le prénom de la demandeuse, et que Nabe souhaitait lui adresser s’il avait connu son lieu de résidence personnel.
     Madame Haoulia signale aussi qu’elle a fait part de sa crainte d’apparaître sur Nabe’s News pendant le procès Laïbi même du 9 février, alors que la salle pleine pourrait en porter témoignage : Madame Haoulia a été sans équivoque, ou plutôt avec équivoque sur ce point, encore une fois, puisque c’est avec un grand sourire plein de gourmandise qu’elle a quasiment demandé d’une certaine façon de se retrouver dans la prochaine gazette virtuelle, le soir-même du procès.
     Dans un esprit de délation conforme à celui de son client Laïbi, qui la pratique toute la journée et toutes les nuits, et qui est connu dans les services judiciaires, policiers pour cela uniquement, Madame Haoulia est allée se plaindre et le dénoncer, le jour même de sa découverte du numéro de Nabe’s News, auprès des avocats parisiens, maître Pierrat et maître Plèche. Il ne s’agissait pas d’une « main tendue » comme elle le dit, mais d’un appel à la censure purement et simplement. Dans cette lettre de pure délation, Madame Haoulia parlait des « propos particulièrement sexistes, racistes, infamants et outrageants » qui sont « d’une férocité sans égal ». En voilà un compliment et pas déplacé celui-là ! En effet, Marc-Edouard Nabe est d’une « férocité sans égal », mais pas avec elle : elle semble ne pas apprécier sa chance… Dans son mail délateur, elle mélangeait ses reproches à une menace non seulement de poursuites mais à un chantage puisque l’auteur de « Où puis-je vous la mettre, Maître ? » devait, selon son caprice, s’exécuter à une date et à une heure précise fixée par elle, madame ! Lundi 11 juin à 12h, na ! Afin de « faire cesser ce trouble » sinon elle attaquait en justice, ce qu’elle a fait, car une idiote tient toujours parole.
     Toujours dans cette lettre de dénonciation, et de chantage et de pleurnichage, il faut bien le dire, Madame Haoulia était si énervée qu’elle a fait une coquille à son propre nom ! et pas n’importe laquelle car, au lieu de « Haoulia » elle a écrit et signé « Haouliq » avec un Q à la fin à la place du A. Déjà, des amis sémiologues lacaniens plein de morgue travaillant dans des bureaux très austères sur les Champs-Elysées sont en train d’étudier ce lapsus scriptal du plus haut intérêt : le Q en son nom !
     Depuis, bien sûr, elle a dare dare corrigé sa faute pour la faire oublier, technique apprise par son mentor (mentor comme un arracheur de dents !) Salim Laïbi… Désormais donc puisqu’elle tient tellement à ce que son sacré nom ne soit pas utilisé, on l’appellera « Madame Haouliq » (procès ?).
     Passons au chapitre « discussion » de ce « référé » grotesque reprenant scolairement les définitions d’ « injures » et de « diffamation » qu’on trouve dans le Code et d’ « atteinte au droit de l’image et à la vie privée », à grands fonds de citations d’articles sur plus de cinq dont visiblement Madame Haouliq n’a pas su tirer profit elle-même, se prenant les pieds dans les articles et alinéas. Pourquoi les juges ne trouvent pas déplacé qu’on leur rappelle ainsi les fondements de son métier ? Maître Haouliq continue à critiquer la lettre d’amour ouverte en la traitant d’ « injurieuse, diffamatoire et portant atteinte à son honneur ». Ah, l’honneur d’un avocat ! « La volupté de l’honneur » même, comme dirait Pirandello… Mais cette référence va lui échapper. Son honneur, il ferait mieux de se loger dans un tant soit peu de vérité et d’honnêteté intellectuelle !
     Quand Nabe signale que Madame Haouliq est « arabe », elle considère ça comme une « injure » et quand il qualifie le client de Maître Haoulia d’ « horrible bourgeois de Kabylie », elle considère qu’il exprime là son « mépris pour les Arabes ». C’est un peu gros de dire ça à un homme et un écrivain qui a consacré, pour ne pas dire sacrifié, une bonne partie de son œuvre pour défendre la cause palestinienne, et arabe en général, contre l’impérialisme américain d’abord, et européen ensuite. Dans quelle époque vivons-nous si aujourd’hui, employer le mot « arabe » est aussi injurieux pour les Maghrébins et les Orientaux que de dire « aveugle » pour un non-voyant et « nain » pour une personne de petite taille ? Il y en a marre de cette dictature du vocabulaire bien-pensant. Si son client d’horrible bourgeois de Kabylie est traité, ce n’est pas parce qu’il est de Kabylie, mais  parce que c’est un horrible bourgeois et qu’il réagit comme tous les bourgeois. Quant à l’arabité, entre guillemets, de son avocate Madame Haouliq, difficile de croire qu’elle n’est pour rien dans la défense de son client tant leur communion d’esprit, et non leur communauté d’esprit, est manifeste.
     Mais continuons  la lecture de l’assignation en référé… Entre autres accusations que fait Maître Haouliq, il y a celle de la « réduire à son seul sexe ». Non, on ne réduit pas à son seul sexe une femme en lui disant que c’est une belle femme. Ça voudrait dire que toutes les femmes sont belles parce qu’elles ont un sexe? Ou que le fait d’être du sexe feminin (pour ne pas dire d’avoir un sexe féminin) suffit pour être beau? Ce serait trop belle, si on peut dire !
     Pour Madame Haouliq, c’est une « atteinte à l’honneur inexcusable » d’avoir osé la métaphore entre le feu que son client a mis au tableau de Nabe, acte inexcusable pour le coup et pour lequel il a été condamné, et le feu qu’elle avait en elle contre lui lors du procès précédent. Quand Nabe compare Maître Haouliq à une « torche féminine plus enflammée que mon tableau de Mingus », elle trouve ça « injurieux », et pire, elle trouve que l’écrivain insinue par là que Maître Haouliq pratique la séduction enflammée tous azimuts dans sa vie intime… N’importe quoi ! A-t-elle vraiment aussi peu de connaissance en littérature pour ne pas décrypter une métaphore, ou bien le fait-elle exprès ? Si son client n’avait pas brûlé le tableau, Nabe n’aurait jamais utilisé cette image et en tant qu’homme, ayant multiplier les belles femme dans sa vie (voir Patience in progress ), n’en déplaise aux castrés jaloux de la rue Jean-Labro à Marseille), il est  suffisamment sûr de lui pour ne pas imaginer que Madame Haouliq aurait pu mettre le feu à d’autres cœurs que le sien dans le cadre du procès qui a eu lieu !
     Le reste de la page 9 de son assignation est criblée d’incompréhension volontaire et également d’inculture quand elle s’offusque que Nabe lui dise : « J’ai adoré que vous soyez contre moi, tout contre », elle ne semble pas connaître la citation hypernotoire de Sacha Guitry qui disait « je suis contre les femmes, tout contre »… On jugera du manque d’humour et de culture de la part d’une avocate privée de sciences criminelles, docteur universitaire spécialisée en conférences de Santé, auteure internationale de livres économiques sur la Chine et la Tunisie (c’est tellement pompeux tout ça que ça se mélange un peu )… 
     Dans quel siècle vivons-nous pour que parler du « charme de déesse en rage » d’une femme soit passible de poursuites judiciaires ; pour que dire que sa bouche est « pulpeuse » et qu’elle a des « pommettes saillantes » passent pour des injures ou de la diffamation, d’ailleurs il faudra être clair là-dessus, nous y viendrons. Oui, dans une envolée lyrique typique du  style nabien, l’auteur a imaginé même Madame Haouliq en ébat avec sa propre petite amie : il s’agit évidemment d’un fantasme drôlatique. La Justice serait-elle tombée si bas pour condamner de simples fantasmes littéraires en les traitant comme de la diffamation ?
     Mais vers la page 12, son assignation s’empâte, comme souvent une femme passée la trentaine, avec un passage particulièrement dégradant dans son attaque basse : Madame Haouliq reprend un extrait de sa lettre où Marc-Edouard Nabe désigne comme quasiment diffamatoires à son tour les arguments qu’elle a déployés lors de l’audience du 9 février, brandissant les couvertures des numéros de son magazine Patience pour lesquels Monsieur son client a réussi depuis à faire convoquer Nabe par la police pour, rien que ça, tenez-vous bien, « apologie de crime contre l’humanité »!… Selon ses méthodes, madame Haouliq fit exprès d’occulter la légende du photo-montage libellée ainsi : « Je ne partage pas vos idées mais je suis prêt à mourir pour que vous les exprimiez », formule tarte à la crème de la liberté d’expression dont l’écrivain soulignait  l’absurdité, en montrant un déporté sur le point d’être brûlé dans un four crématoire et qui faisait la leçon à son bourreau nazi ! Dans la même veine, Madame Haouliq continue à faire semblant de s’outrager d’autres publications où Nabe critique l’unanimisme compassionnel, pourtant bien « anti-arabe », que la France de 2014 avait fait semblant d’éprouver à la suite de la décapitation d’un touriste français dans les montagnes d’Algérie par une patrouille islamiste. L’accusation répétée par son client, et qui a occasionné plusieurs plaintes, classées d’ailleurs sans suite, comme quoi Marc-Edouard Nabe serait un soutien de l’Etat Islamique, est reprise sans nuance dans cette assignation même alors que ce n’est pas le sujet, comme ça ne l’avait pas été non plus lors de sa plaidoirie par Maître Haouliq pour défendre son affreux client contre les accusations justifiées de destruction d’œuvre d’art et de contrefaçons.
     Cette assignation en référé, qui va déclencher bien des soucis à Madame Haouliq et à son gros ami, est donc pour le moins fautive par cette diffamation, réelle cette fois, qui pourrait être poursuivie en justice s’il n’y avait un article, le 41, dans le Code empêchant un avocat d’être attaqué pour des propos tenus dans une assignation. Voilà encore quelque chose qui serait à réformer dans le monde de la Justice, mais passons. Madame Haouliq a vraiment des leçons à prendre sur la notion de diffamation : pour elle, dire qu’elle a « tort sur toute la ligne », en défendant un personnage qui a fait de la diffamation son seul moteur sur internet (il suffit de cliquer sur son site lelibrepenseur.org pour s’en assurer), ou oser écrire des phrases comme « vous savez au fond de vous que j’ai raison », est de la diffamation!…Et c’est validé par le juge ?
     Page 18, par une série de dénégations, madame Haouliq prétend ensuite que Nabe l’accuse d’être « l’avocat des arabes contre les blancs » ce qui est faux: il lui reprocherait plutôt de ne pas avoir « de face », comme on dit dans les quartiers nord, pour soutenir quelqu’un que beaucoup de Musulmans considèrent  comme un traître, un renégat, un apostat. Et si elle voulait plus ou moins prouver le contraire, il suffisait de ne pas s’attaquer à Marc-Edouard Nabe, le Blanc, pour lui avoir écrit une lettre d’amour et d’humour incontestable dont elle devrait être fière d’être la destinataire. Toutes les femmes dignes de leur noms, elles, se sont montrées jalouses de cette missive excitante. Quant aux hommes, tous souhaitent à Madame Haouliq, l’ingrate, d’avoir dans sa vie beaucoup d’écrivains capables de lui écrire des phrases pareilles : « Je n’avais d’yeux que pour vous, voyons ». Ou bien : « Vous êtes une belle femme tout à fait dans mes cordes de boxeur essoufflé (ce qui est normal vu les coups que je prends et surtout que je donne), assis entre deux rounds, les gants rutilants et la poitrine en sueur. »
     Madame Haouliq dit, toujours page 18, que Nabe ne cesse « d’évoquer un début d’histoire charnelle entre elle et moi »… Elle va encore plus loin que la lettre dans le fantasme : dans celle-ci, l’écrivain s’est contenté de l’ « imaginer » et non de l’ « évoquer ». Une fois encore, le vocabulaire fait encore défaut à l’avocate soupe-au-lait. « Histoire charnelle », aucun auteur de livres pornographiques ringards n’aurait osé une telle formule…
     Bref, cette assignation mal faite, pleine de doublons, et qui ne fait que répéter des morceaux de phrases en les tronquant pour en changer le sens, essaye ensuite de se raccrocher lamentablement à « l’atteinte au droit à l’image et à la vie privée ». La gazette Nabe’s News a diffusé une vidéo d’images volées, dans le hall du tribunal, là où on a le droit de filmer, sous le titre « Les groupies du pyromane ». Elle est une réponse à celles que son client a lui-même volées et publiées sur internet de Nabe en compagnie de son père, de sa nouvelle amie et de ses collègues musiciens dans un club de jazz. Madame Haouliq a remarqué qu’elle était présente dans cette vidéo muette avec « pour fond sonore une sirène assourdissante de pompier et des hurlements ». Ce qu’elle n’a pas remarqué, c’est qu’il y avait avec ces hurlements des bruits de crépitement de flammes, pour bien montrer que cette bande de clowns qui s’était déplacée au Tribunal de Paris pour soutenir son client, brûlait déjà dans les flammes de l’enfer. Mais surtout, ce qu’elle n’a pas remarqué, c’est que l’équipe de Nabe’ News a choisi des plans d’elle tout à fait à son avantage pour souligner la séduction dont Nabe a été la victime lors de l’audience du 9 février… Si nous avions voulu nuire ou porter atteinte à son honneur, et à sa vie privée, bien d’autres plans de sa figure, de son allure et de son sacro-saint corps dont elle ne veut pas qu’on dise qu’il est seyant, au risque de passer pour un affreux sexiste, seraient  passés. Vu les circonstances, nous n’excluons pas de publier ailleurs et plus tard les nombreuses photos de Madame Haouliq où elle n’est pas à son avantage. On peut être d’une férocité sans égal tout en étant d’une inélégance sans pareille !
     Pendant le procès, Madame Haouliq n’a cessé de dire qu’un artiste a tout à fait le droit de prendre des éléments de la vie des autres pour les transformer en œuvre. Par exemple, pour justifier le crime de son client qui avait brûlé son tableau, elle prétendit que les cendres recueillies de cette crémation constituaient une œuvre en soi. À ce compte, pourquoi la vidéo Les groupies du pyromane ne constituerait-elle pas une œuvre comme Transcendres ?
     Madame Haouliq continue à se ridiculiser et à se faire honte à elle-même en persistant dans la voie de la soi-disant coupable « atteinte à sa vie privée » en tant que « femme, avocate et musulmane ». Dans une sorte d’auto-racisme, elle estime que n’ayant jamais fait publiquement état de ses origines (qui éclatent pourtant au grand jour, non seulement de sa présence, mais de son nom magnifique), elle est en droit de m’accuser… Où en est-on aujourd’hui dans la société française pour qu’une Maghrébine, puisque c’est le terme autorisée, ait à ce point honte de ses origines pour attaquer en justice celui qui, loin de lui en porter grief, ou de commettre le moindre acte raciste en les remarquant, leur rend au contraire, hommage après 33 années d’écriture et de prestations médiatiques qui plaident en sa faveur ?
     Pour achever cette partie, Madame Haouliq affirme que le texte a une grande visibilité sur internet, et que Marc-Edouard Nabe dispose d’une grande notoriété… Il faudrait savoir : à l’audience de février, elle disait que celle-ci s’était bien « essoufflée ». Désormais, de très nombreux lecteurs peuvent lire la lettre, et voilà pourquoi il faudrait la sanctionner sévèrement. C’est la raison pour laquelle, elle est intervenue en référé, pour montrer l’urgence qui l’amène à demander mille euros par jour de retard si jamais le texte en’ était pas censuré par le juge, car il ne s’agit de rien d’autre que d’une volonté de censure. Curieux de la part de quelqu’un qui défend entre autres la liberté d’expression d’un chirurgien-dentiste, et non d’un chirurgien-artiste qui se pique d’intellectualité, celle d’un faux lanceur d’alerte ou plutôt d’un lanceur de fausses alertes, qui nuit sur la toile depuis plus d’une décennie ! L’avocate de la libre pensée interdirait-elle la pensée libre? Evidemment !
     « Le préjudice moral de souffrance de réputation, d’honneur, et d’atteinte à la dignité et à sa profession » dont elle parle (que de mots ronflants arrivés directement du XIX e siècle !), n’est évoqué que pour tirer des larmes au Tribunal et des sous à Monsieur Nabe ! Ce n’est en aucun cas acceptable littérairement bien sûr, artistiquement encore moins, mais même sur le simple plan juridique. Car ce qui est qualifié d’injures ou diffamations n’en sont pas vraiment. Que ce soient dans le cas des injures ou des diffamations, il faut que la personne elle-même soit personnellement concernée par ces injures et ces diffamations et dans sa lettre, ce n’est pas sa personne qui est concernée, c’est son client qu’à la rigueur Nabe malmène, mais qu’il  ne diffame pas en aucun point. Nabe ne « révèle » rien d’autre de la vie de Madame Haouliq que le sentiment qu’elle lui a donné lors du moment où elle a plaidé contre lui le 9 février dans l’après-midi, Ce n’est pas ça une diffamation. Nous le savons tous depuis l’article 29 de la loi 1881, il y a diffamation lorsqu’il y a imputation d’un fait précis portant atteinte à la réputation de quelqu’un. Où sont les faits précis dans sa lettre ? Il n’y en a aucun. Que Madame Haouliq retourne sur les bancs de sa fac de droit.
     Deux exemples de confusion entre injure et diffamation, parmi tant d’autres : page 8, « J’espère que ce n’est pas par esprit communautaire, comme disent les racistes, que vous défendez ce pourceau d’El Biar » est accusé d’être « profondément raciste et de relever de l’injure raciale et de la diffamation »… Ces propos ne sont pas « profondément racistes » puisqu’au contraire il dénonce les racistes qui pensent par communautés. « Indiscutablement », n’est pas plus vrai car au contraire, ça se discute ! Et ça ne relève de l’injure raciale et de la diffamation. Il faut choisir. L’article 29 n’est pas l’article 32, ni l’article 33, et les mêmes propos ne peuvent être accusés à la fois d’injures et de diffamation.
     Page 8, toujours, le passage de la lettre où l’auteur ironise sur « le vilain Monsieur Blanc qui ose s’attaquer au Saint homme arabe » est incriminé en tant qu’injurieux et à la page 12 alors que la même phrase est rangée dans le chapitre 2 sur les « propos relevant de la diffamation. Sans doute Madame Haouliq, pour qui tout semble porter atteinte à son honneur et à sa réputation, confond-elle une fois de plus injure et diffamation, ce qui est interdit par la loi dont elle-même se réclame.
     Pour finir cette analyse du référé de bras-cassé que Madame Haouliq a osé envoyer à Marc-Edouard Nabe, et en pensant à nos lecteurs non-juristes qui vont la lire, nous terminerons par un mot sur l’avocate que l’avocate s’est choisie pour se défendre : une consœur ? Mieux, une coloc ! Caroline Fima travaille dans le même bureau que Naïma  Haouliq ! Encore une règle déontologique sur laquelle le système Haouliq-Laïbi assoit son big fessier !
     Maître Fima semble avoir un plus haut niveau culturel que Maître Haouliq au point qu’on se demande si elle aurait réagi de la même sorte à une lettre ouverte adressée à elle… Sur son Facebook, Caroline Filma ne jure que par le cinéma de Chris Marker, grand artiste subversif de la réalité de son temps, foulant aux pieds le droit à l’image et l’atteinte aux vies privées dans ses magnifiques films sur Cuba, mai 68, le Vietnam, la Chine, l’Afrique… Une grande exposition se tient actuellement à la Cinémathèque de Paris, nous invitons madame Fima à monter la voir, si ce n’est déjà fait.
     Toujours sur son Facebook, Madame Fima reprend des manuscrits d’Alain Robbe-Grillet, auteur de bien des romans et de films qu’on peut qualifier sans problème d’érotiques, d’obscènes et de transgressifs, et qui portaient en tout cas atteinte par leur liberté de langage et d’image à l’ « honneur » de la société bien-pensante de son temps. Où est la logique quand on est contre la censure d’hier et pour celle d’aujourd’hui ? Où classer ailleurs que dans l’hypocrisie la ligne de conduite d’une avocate qui s’en prend à un artiste contemporain alors que d’un autre côté elle vante les mérites d’un artiste rangé dans la culture, tout ça parce qu’il a la chance d’être mort ?… D’ailleurs, un peu avant de mourir, Alain Robbe-Grillet lui-même, que Marc-Edouard Nabe connaissait, et qui suivait son travail, et qui serait très mécontent des agissements de Mesdames Haoulia-Fima contre un de ses jeunes confrères, lui avait dit : « Moi, ils ne m’ont toujours pas digéré, alors toi, tu penses… Ils ne t’ont même pas encore avalé ! ».
     Il est douteux pour une cultureuse comme Madame Filma de mettre en grand, sur son Facebook toujours, le cul de Madame Simone de Beauvoir photographié par son amant Claude Lanzmann (qui vient de mourir, et qui lui aussi appréciait Nabe, décidément !), afin de montrer à ses « likeurs » sa liberté de lectrice sartrienne qui sait faire la part des choses féministes du Deuxième Sexe, si c’est pour se se trouver en même temps au Tribunal afin d’attaquer injustement, pour sexisme sur la personne de sa voisine de bureau, un artiste moderne en plein combat dont le principal mauvais goût est celui de survivre dans son époque.
     Dans bien d’autres affaires, ce genre d’assignation en référé pour diffamation et /ou injures ont été purement et simplement annulées, voilà pourquoi donner raison à Haouliq dans son vœu le plus cher de voir condamné (à rien de moins qu’à 23 500 euros ! exige-t-elle) un écrivain tel que Marc-Edouard Nabe en 2018 ne peut être ressenti que comme une injustice pure, un scandale qui n’a pas fini de faire du bruit, et pas seulement sur le Vieux Port !
     Si on juge comme un crime d’avoir osé dire à une Musulmane susceptible ( « pléonasme » comme dirait l’auteur des Porcs !) et qui défend le pire charlatan de la ville, que c’est une avocate qui peut donner le barreau, l’instant d’une plaidoirie pairsisienne, qu’on mette Nabe en  prison, tant qu’on y est ! Balance ton Nabe ! Le château d’If est tout près ! Étant insolvable comme Edmond Dantes, qu’on l’enferme dans une cellule, comme Monte Christo. Il y aura bien un abbé Faria, certainement « arabe », dont il chipera les nippes pour s’évader à la nage et rejoindre le Vieux-Port… S’il n’est pas bouché, bien sûr, par une grosse sardine nommée « Naïma » !

L’équipe de Nabe’s News au grand complet