jeudi 27 décembre 2018
Anciens numéros
Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Haoulia et Laïbi font convoquer Laurent James par la police de Marseille pour « harcèlement sexuel » !

Plus aucune bêtise indécente n’arrêtera donc Salim Laïbi, le pseudo-vengeur de sa copine Naïma Haoulia ?


Un des pics du grotesque de cette affaire a été la convocation le 25 octobre 2018 au commissariat de Marseille de Laurent James, une des « bêtes noires » de LLP (Le Lamentable Porc), pour essayer de l’intimider. Le crime de ce nabien indéfectible ? Être présent lors de la vidéo-brouillon de la future lettre ouverte « où puis-je vous la mettre, Maître ? » (9 févier 2018), Transraces. Encore un dommage collatéral de #balancetonporc : il est clair désormais que n’importe quelle femelle prendra n’importe quel prétexte pour se sentir outragée par n’importe quel mâle dans n’importe quel contexte. Affaire classée sans suite à suivre…

Témoignage :

     Me voici donc rue de la Joliette, ce jeudi 25 octobre 2018, un peu avant dix heures. C’est ici, la police nationale, cette vieille porte toute pourrie à deux pas de la porte d’Aix ? Le groupe des affaires spécialisées de la Sûreté Départementale, en plus ? Je sonne : j’entends quelqu’un dévaler des escaliers : une dame vient m’ouvrir. Le brigadier-chef m’attend au premier. Les locaux ressemblent aux postes de police des quartiers nord, du Merlan à Sainte-Marthe : complètement délabrés, cartons éventrés partout, ordinateurs en déshérence. Une jeune fille sympa me prend en mains pour récupérer les empreintes de mes paumes. Puis elle me fait asseoir sur une chaise au siège troué pour prendre les photos d’identité judiciaire, de face et de profil avec la pancarte, comme les malfrats chez Scorsese ! Mais qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour me retrouver dans une telle situation ? De quel délit suis-je donc soupçonné pour être désormais fiché à vie chez les flics, comme un voleur de Joconde (ou de croix de granit sur un mur d’hôpital) ?
     Ma convocation indique simplement que je suis soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre les infractions de : Menace sur avocat, et harcèlement sexuel (sur internet).
     L’avocat en question est une avocate (encore heureux !), en l’occurrence celle de Salim Laïbi dans la fameuse affaire du tableau de Nabe qu’il avait eu l’incroyable stupidité de brûler lors d’une cérémonie filmée à forts relents occultistes. Je m’étais rendu à la 31è chambre du TGI de Paris le 9 février 2008 pour assister à l’audience, et avais ensuite accompagné l’écrivain et ses amis au café.
     La discussion qui s’ensuivit fut alors filmée, montée puis mise en ligne sur Nabe’s News par l’équipe de la gazette.
     Huit mois plus tard, me voici sommé de m’expliquer sur des prétendues menaces et harcèlements exercés de ma part envers une personne que je n’ai jamais rencontrée, à laquelle je ne me suis jamais adressée (ni en public, ni en privé), et que je n’ai même vue que quelques minutes… étant malheureusement arrivé en retard à Paris à cause du TGV bloqué par les neiges abondantes de février.
     D’un charme tout à fait féminin, le brigadier-chef me laisse préciser mon innocence totale vis-à-vis de ce qui m’est reproché ; outre les éléments susmentionnés, je signale que mes deux interventions au cours de la discussion retransmise dans la vidéo Transraces ne contiennent ni menaces ni harcèlement : je commence par dire que l’avocate est probablement marseillaise (ce qui n’est pas une insulte !), puis un peu plus tard, j’évoque pendant deux minutes les démarches d’Omar Djellil suite au procès que nous a intentés Salim.
     « – Comment cela, le client de la plaignante a porté plainte contre vous ?
     – Oui, il y a longtemps, pour injures publiques envers un particulier ! Ca sera jugé en avril prochain. D’ailleurs, ma ligne de défense repose sur neuf points très précis mais certainement pas sur la dénégation (comme aujourd’hui), puisque je reconnais tout à fait que les invectives citées par Laïbi dans sa plainte sont bien de nature à relever de l’injure. C’est bien la preuve que lorsque je fais quelque chose, je l’assume !
»
     Je tente alors d’expliquer au brigadier que, loin de me livrer au harcèlement sexuel de l’avocate de Laïbi par solidarité avec Nabe, il faudrait plutôt considérer que c’est moi qui subirais un harcèlement juridique de la part d’une avocate en solidarité avec son client Laïbi, lui, le spécialiste tout-terrain du harcèlement tous azimuts !…
     Comment expliquer autrement ma convocation ce matin pendant une heure et demie, dans le cadre d’une enquête où il n’existe aucun embryon d’élément de preuve contre moi ? Lorsque l’on porte plainte contre quelqu’un pour menaces, il me semble que la moindre des choses serait que le plaignant prenne au préalable la peine de désigner le lien effectif entre ce quelqu’un et lesdites menaces, non ?…
     Oui, dans un monde à peu près normal. Mais dans notre post-modernité ultra-kafkaïenne, il semble au contraire que l’innocence ne constitue la preuve directe de la plus écrasante des culpabilités…
     En plus, je n’ai absolument rien contre la profession d’avocat, contrairement à Salim Laïbi qui met en ligne sur son site internet des textes extrêmement injurieux et violents contre « tous les avocats » en général – et donc contre Me Haoulia en particulier ! -, tel que :
     « Y a-t-il plus crapule que la pire des crapules ? Oui, son avocat. Une société juste est une société sans avocats. On pourrait croire que l’avocat est un parasite qui prospère sur le fumier de l’injustice, mais il est plus exactement la justification, la légitimation de l’injustice. Tous les avocats sont les avocats du Diable ». http://www.lelibrepenseur.org/le-dernier-tribunal-par-lotfi-hadjiat/
     Mais qu’attend donc l’avocate de Salim Laïbi pour porter plainte contre ce dernier pour injure publique sur internet, tout à fait avérée et absolument indubitable, celle-ci ?
     A moins que… ce texte ne soit une manière à peine détournée pour Laïbi de dévoiler – enfin ! – au grand jour ses abominables connexions ésotériques et sataniques ?

Laurent James