mardi 20 juin 2017
Anciens numéros
Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Jean-Louis Costes nous fait un chocolat nerveux

Sur son misérable Facebook, le « performeur » Jean-Louis Costes a piqué sa petite crise après avoir lu un extrait du dernier livre de Marc-Édouard Nabe, Les Porcs, scanné par un gros ami qui lui voulait du bien (voir « Marc-Édouard Nabe par Costes »)… Un vrai lecteur avisé, connaissant bien Costes et Nabe, a mis tout nu le vieil Arménien vexé.

     Mon pauvre petit Costaud, dommage que ta vexation pour quelques lignes dans un livre qui contient plus de 1000 pages (et 1000 autres à venir dans le suivant) t’ait fait tomber aussi bas que tes admirateurs dans lesquels tu te réfugies. Réponds simplement aux questions : allez, je prends la suite de tes « réfutations ». Je te fais le tout-en-un. Ça ira plus vite…

     – UN : « ma mère n’a jamais eu à payer pour mes procès, simplement parce que je n’ai jamais perdu un procès, donc y avait rien à payer. » Je ne sais pas si tu as le livre ou si on t’a simplement rapporté l’extrait que tu as cité mais à titre informatif, voici le contexte de cet extrait :

     Est-ce donc vrai ce que Soral ou James ont dit à Nabe ? La réponse est oui puisque tu l’as confirmé plus haut dans ce fil : « en fait ma mère a payé l’avocat Thierry Lévy au premier procès, mais par les suite, les avocats de mes autres procès, dont Forster, m’ont défendu gratuitement. »
     – DEUX : « Il n’y a jamais eu d’insulte racistes dans aucun de mes spectacles. »
Je me souviens que dans le livre de Jérôme Noirez qui t’es consacré, une distinction tout-à-fait convaincante fut faite entre toi qui explores le racisme et ceux qui l’exploitent. Alors pourquoi nier maintenant que tu joues sur les insultes racistes au premier degré dans tes spectacles ? Je ne comprends pas ce revirement.
     – TROIS : « Il prétend me connaitre « en civil » mais c’est faux, je ne l’ai jamais rencontré. » Tu ne l’as peut-être jamais rencontré mais à ce que je crois savoir, il fut un temps où tu envoyais tes disques accompagnés de lettres à Nabe. Sinon, tu ne ferais pas un peu volontairement l’idiot pour le coup ? Il est évident que quand il te décrit « en civil », c’est sur le plateau de Taddeï où tu es apparu tout propre dans la foulée de ta publication de Grand-père chez Fayard. A ce propos, j’ai aussi souvenir d’une interview où tu manifestais ta déception de ne pas avoir écoulé les 10 000 exemplaires qu’ils t’avaient fait miroiter pour te faire du gringue. Je ne comprends pas que tu n’aies pas réitéré avec l’industrie du livre ce que tu faisais par rapport à celle du disque : tu t’es finalement retrouvé à aller en récupérer des cartons dans ses locaux pour les écouler à la fin de tes shows. Même plus pour ta gueule mais comme un vulgaire à-compte-d’auteur de La Pensée Universelle ou de l’Harmattan : « Je pense que la vente n’a pas atteint les 10 000 exemplaires donc je considère que c’est un échec. Même si on me dit que l’on ne vend que 300 exemplaires par bouquin même chez Fayard. Ce que je fais paraître dans le milieu indépendant, qui est très puissant, je ne tire rien à moins de 1 000. Vu la puissance de la machine Fayard je pensais vraiment que ça décollerait plus. Même s’ils disent que c’est un des romans de l’année chez Fayard qui se vend le plus. Cela étant il y a quelques mois Fayard a évoqué l’opportunité de sortir rapidement un autre roman. J’attends leur confirmation. Car ils m’ont donné une avance mais que je ne serai payé que dans deux ans… » A deux ans de l’invention par Nabe de l’anti-édition, c’est con, non ? Il t’évoque aussi à la page 530 des Porcs. Encore une histoire de ventes :

     – QUATRE : « quand je suis passé chez Taddéi, le sujet était pas « les immigrés », mais « les films contenant des scènes pornos » » – CINQ : « Je ne connais pas Joseph Macé-Scaron. »
Vas-tu nier aussi que tu as fait copain-copain avec Macé-Scaron du Figaro-Magazine quand tu étais sur le plateau de Taddeï ?

 

     Il faut se rendre à l’évidence, Costes : quand il s’agit de toi, tu es conspi. Tu nies ta réalité : c’est ça, un artiste ?
     1/ « mais les mecs je suis paumé là ! je suis « gauchard blafard » et « fafelard faiblard » ????? mais j’ai jamais fait des chansons pour prêcher un message politique – et ne suis pas exactement les paroles de mes chansons – je refuse totalement l’art engagé – je me contente de me laisser aller et laisser les instincts parler a ma place. », me dis-tu pour répondre à ceci : « Au fond, c’est ça qui réunit le gauchard blafard et le fafelard faiblard : la fable de la symétrie. »
     Blafard, c’est un gars comme toi ou comme moi. T’avais pas compris ? Et je ne parlais de toi mais de ton public (dont Soral justement, que j’ai croisé à un de tes concerts à Montreuil, peu avant son coming-out frontiste). Tu as beau te décrire comme dégagé, quand tu injonctionnes des « casse ta race comme je casse la mienne », tu es juste le Monsieur Jourdain trash, anarcho-gauchisant de la très blanche prose d’SOS Racisme. Tu as beau dire qu’il est douteux que tu penses exactement comme une de tes chansons, que tu n’as jamais fait des chansons pour prêcher un message politique et que tu te contentes de te laisser aller et laisser les instincts parler a ta place, ceux qui t’écoutent le prennent pour un acte de foi. Et ce d’autant plus que le passage cité n’est pas un passage comme les autres : ici, tu as utilisé l’immaturité d’un groupe de jeunes rappeurs qui n’ont participé à ton disque que comme chair à sermons, comme faciles faire-valoir.
     Tout ça, c’est aussi de la politique. Trop facile de s’en tirer en disant que « cela n’a rien à voir avec le contenu de mes textes mais plutôt avec ma manière de travailler » car c’est bien de cette manière de travailler que découlent tes textes.
     2/ Le caca maintenant. Ah, le caca ! Ce que dit Nabe doit pourtant te changer des conneries que tu peux habituellement lire à ton propos sur la Toile, à savoir que tu te badigeonnerais de tes excréments. Ignores-tu que celui qui se fait aussi débilement traiter de scatophile que toi trouve justement plus faible que ce ne soit pas de la vraie merde ? Comme Catsap, tiens ! Qui préfère se faire photographier par sa mère en caguant vraiment dans son assiette que de la voir payer ses procès pour illustrer le courrier des lecteurs du journal La Vérité (publié par Nabe). Une certaine idée de la classe…

     Ou encore G.G. Allin ! Tu te souviens ? Celui qui le faisait vraiment sur scène et à propos duquel tu as sorti un disque à la fin des années 80 avec Lisa Carver.
Ici, entre 01:04 et 01:44 :

 

     Alors quand tu ironises sur le fait que Nabe voudrait forcément que je tu promènes à poil dans la rue, couvert de merde et avec une carotte dans le cul quand il se contente de t’avoir trouvé propret chez Taddeï, tu dois bien te douter qu’il ne connait pas ce G.G. Allin. Mais moi je sais : comment pourrais-je ne pas comprendre que c’est au vrai caca du dernier jour de G.G. que ça t’a ramené ?

 

     Moi je veux bien que tu ne te revendiques pas comme subversif (même si ça ne t’a pas gêné d’écrire pour Subversiv.com, ce vivier pour €&®), mais alors comment te situes-tu par rapport à ceux qui n’hésitent pas à éclabousser leurs fans du vrai caca dont ils sont maculés ?
     Allez Costes, va te torcher ! Et pour finir, merci à Nabe d’avoir fait se dévoiler ta vraie nature de petit mec jaloux, sans jus, qui accuse les autres d’être des gourous en discutant avec ses fans Facebook et en riant à leurs vannes Malabar : Petrov-Kleiner, Briscard, De Miras, Nexus, Malko, Lolmède, Sonny John, Edouardson, Boitel, Outrequin, Kontakt, Fuchs, Bill Robert… Tous minables ! Quant à ceux qui te mettent les yeux en face de ton trou du cul, tout ce que tu sais faire c’est de leur répondre sur un ton d’élève osant poser sa question débile au professeur.
     Allez Costes, reste avec tes « Nabou », tes promesses de fessée de vexé qui se prend pour un papa, ton complexe de prolo, tes jeux de mots foireux sans gaz (« Heil Zaïe Meure »), tes mythos de pseudo viril à la sous-Soral (« je l’ai mis KO »). Il n’ y a que des mongolos jamais remis du Régal comme le pote d’Izarra Quentin Rouchet pour te suivre encore. Et fais gaffe quand même à tes menaces physiques envers Nabe : tu as vu qui lui écrit des mails ?
     Sacré raté, Costes. Tu nous as fait un caca nerveux, ou plutôt un chocolat nerveux ! Ça ne se se pardonnera pas de sitôt !

Frédéric Capron