dimanche 26 novembre 2017
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

La Vengeance d’Arthur

Le lundi 30 octobre, un peu après 16 heures, Raphaël Zacharie de Izarra – qui s’était rendu en Normandie pour passer une journée en famille – est tombé d’un toit et s’est retrouvé empalé sur un tube de clôture en ferraille. Il est resté ainsi embroché pendant une demi-heure, jusqu’à ce qu’un hélicoptère (« Dragon 76 ») le transporte aux urgences du CHU de Rouen. (service de chirurgie digestive)

En voilà, du fait divers ! Izarra : l’Empalé du Mans ! C’est son camarade Quentin Rouchet qui a rapporté l’anecdote sur Facebook, avant de consigner différents articles de presse relatant l’incident. Évidemment, sous la publication, personne ne rit. Pourtant il y aurait de quoi, mais non, que des commentaires éplorés, effondrés, sincèrement accablés par la nouvelle… Conversano transmet ses amitiés, Louis-Égoïne de Large cite Tyler Durden… Sinistres messages de soutien, de solidarité… pas de condoléances, puisque Izarra a survécu ! L’enculé « miraculé » (dixit Quentin Rouchet) est désormais rentré chez lui, après quelques jours d’alitement à l’hôpital de Caen, les organes indemnes, l’intestin tout juste éraflé… À moins que l’aventure ne lui serve de leçon, il est donc à craindre que ce porc à la broche puisse continuer bientôt de chier ses monceaux de merdasse infecte et de déverser sur la toile ses coulées sirupeuses de faux faussaire incontinent…
     Car qui, du firmament, a donc bien pu pousser du toit ce gras connard ? Bien sûr, la collusion entre l’engin du supplice et le centenaire de la mort de Bloy peut incliner à reconnaître ici le doigt justicier de l’auteur du Pal… Mais les lecteurs des Porcs savent bien qu’en cette avant-veille de la Toussaint, s’il y a bien une âme en Paradis qui a pu s’agacer de voir se pavaner comme un con le débile Izarra, c’est évidemment Arthur Rimbaud !
     Peut-être que le poète, ne supportant plus la vue du vidéaste-écrivain raté souillon (« On aurait dit du Juan Asensio », Les Porcs, p.940), l’a puni d’avoir osé se prétendre en 2008 l’auteur de son Rêve de Bismarck ! Car oui, rappelons que ce demeuré notoire de Raphaël Zacharie de Izarra s’est présenté à l’époque comme l’auteur d’un « faux » que les spécialistes rimbaldiens n’auraient pas su reconnaître ! Mystificateur de Nabe et de Jean-Jacques Lefrère, rien que ça ! Izarra s’attribuant la paternité du Rêve de Bismarck d’Arthur Rimbaud… Puis remettant ça dans sa « justification » contre Nabe, en juin, après la sortie des Porcs, et aggravant définitivement son cas jusqu’en ce mois d’octobre 2017 même dans une vidéo imprudente, théologiquement parlant… De quoi déclencher bien des foudres sur le toit de la maison familiale seino-riveraine d’Izarra Pochard, rue de Caillouville !
     Enfin, l’heure de la vengeance d’Arthur a sonné au clocher de l’église de Caudebec-en-Caux. Ah, si tous les saints bafoués agissaient de la sorte, quelle somptueuse brochette d’ordures on obtiendrait alors ! Mais ne soyons pas trop gourmands. Raphaël Zacharie de Izarra empalé sur trente centimètres de barre de fer, vraiment, c’est déjà ça.

« Orange Joe »




Arthur Rimbaud par Stéphane Mallarmé :

« Une aventure unique dans l’histoire de l’esprit. Celle d’un enfant trop précocement touché et impétueusement par l’aile littéraire, qui avant le temps presque d’exister, épuisa d’orageuses et magistrales fatalités : sans recours à du futur. » 1896


Arthur Rimbaud par Paul Claudel :

« Arthur Rimbaud fut un mystique à l’état sauvage, une source perdue qui ressort d’un sol saturé. Sa vie, un malentendu, la tentative en vain par la fuite d’échapper à cette voix qui le sollicite et le relance, et qu’il ne veut pas reconnaître : jusqu’à ce qu’enfin, réduit, la jambe tranchée, sur ce lit d’hôpital à Marseille, il sache ! » 1912




Arthur Rimbaud par Raphaël Zacharie de Izarra alias Jean-Dominique Pochard (ou l’inverse) :

« Aux chiottes Rimbaud » (cliquez ici) » 2017