dimanche 26 novembre 2017
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

On ne brûle pas Charlie Mingus impunément !

Interview de Marc-Édouard Nabe

Alexandre Zannini : – Ça y est alors, Salim Laïbi est mis en examen ?
       Marc-Édouard Nabe : – Voilà. C’est fait. Au bout de trois ans, la procédure a abouti. Il croyait s’en tirer, mais non. Avec moi, c’est difficile de se tirer de quoi que ce soit. Surtout qu’il y a derrière maître Emmanuel Pierrat que Laïbi n’a cessé de calomnier et de diffamer, dans ses vidéos et ses blogs contre moi. Il a aggravé son cas à chaque fois. Donc l’affaire, je la rappelle…
      A.Z. : – L’affaire du tableau brûlé.
     M-É.N. : – L’affaire du tableau brûlé, exactement. En 2013, après trois ans déjà où il me persécutait sur internet suite à mon livre L’Homme qui arrêta d’écrire où je le décrivais pourtant tendrement, Laïbi n’a fait que se déchaîner en conspirationniste maladif, se ralliant à la cause de Soral qu’il détestait pourtant. Je les avais présentés tous les deux, ils ont failli se battre comme je le raconte dans Les Porcs. C’est pour me trahir qu’il est allé voir Soral. Et maintenant, il trahit Soral. C’est un type qui est dans le reniement insensé, insensé et incessant. Une psychanalyse-destop lui ferait, nous ferait, surtout, le plus grand bien !
     A.Z. : – À qui tu penses, quand tu dis « nous » ?
    M-É.N. : – À tous ceux auxquels volontairement cet esclave-né s’est soumis affectivement et intellectuellement, et qu’il a besoin ensuite de salir, de vomir pour continuer à exister. Principalement, moi, Soral, Dieudonné, Ramadan, Le Pen : il nous a trop aimés, et pour se débarrasser de cet amour déçu, au lieu de détruire en lui-même sa bêtise et son orgueil, il cherche à nous détruire nous. Laïbi est trop lâche pour affronter ses propres démons, alors il transforme les autres, et d’abord ceux qu’il a adorés, en démons. Facile… Nous sommes les boucs émissaires de son moi ! Je le connais par cœur… Voilà pourquoi ses attaques sont vaines et caduques car il n’a jamais l’honnêteté de dire ni d’expliquer pourquoi il a nous a d’abord appréciés : pourquoi et comment au début il m’a suivi dans mon combat avant de se vautrer dans l’idéolologie soralienne et de fréquenter en extase « Dieudo » ; pourquoi il croyait sérieusement en Le Pen et qu’il a voté pour lui en 2007 ; à quel point il tenait Faurisson en très haute estime, etc… Jamais tu ne l’entendras rappeler qu’il était mouillé jusqu’au groin dans tout ce qu’il dénonce aujourd’hui, il truque, efface, brouille toute chronologie, voilà pourquoi ça n’a aucune valeur.
     A.Z. : – On arrive donc en 2013, tu disais…
     M-É.N. : – Oui, pour mon exposition d’Aix, je voulais récupérer le tableau que je lui avais offert, parce que j’estimais qu’il ne le méritait plus… D’ailleurs il y a eu un antécédent : Léon Bloy, au début du XXe siècle, avait demandé à un ami de lui rendre le manuscrit qu’il lui avait offert parce que celui-ci était devenu une ordure… C’est un tableau que j’avais fait en 2005 et qui représentait Charlie Mingus. C’était lui qui l’avait demandé, Laïbi ! Je lui avais peint sur mesure une grande gouache qu’il a gardée pendant des années les yeux émerveillés, pleins de reconnaissance.

Ce qui était normal car c’était pour moi une façon de lui « payer » en quelque sorte son travail bénévole sur mon site. Et là, fou de rage, il a décidé de le brûler. La scène est horrible : avec un copain beur débile, il ironise sur son sale geste glauque. Salim, de sa grosse patte, badigeonne d’abord au spray mon tableau de peinture blanche en disant que « c’est mieux comme ça », puis après l’avoir arrosé d’essence, à l’aide d’un briquet il en allume un coin, et le laisse se consumer devant sa caméra… Son complice (huit ans d’âge mental) et lui-même imitent, par bruitage et en orientant la caméra, les avions du 11-Septembre se précipitant sur les Twins Towers, jusqu’à plaisanter sur « le passeport de Mohamed Atta retrouvé dans les décombres » (autre faribole conspi). Laïbi révèle par là aussi que c’est ma « croyance » en la « thèse officielle » qui est en cause, ce qui lui permet de mieux cacher son ego blessé… Charlie Mingus au bûcher ! Pour finir, il arrose le papier en cendres, tout content de son « attentat » mais le silence soudain qui accompagne cette sinistre crémation en dit long sur la mauvaise conscience du docteur Laïbi d’avoir commis le mal d’une façon irréparable théologiquement, car démoniaque, satanique pour le coup….

      A.Z. : – Et il a diffusé son film sur internet…
     M-É.N. : – Oui, sur Youtube, ç’a atteint les 70 000 vues. J’en ai parlé aussitôt à Maître Pierrat, qui m’avait obtenu en 2008, je le rappelle, tous les droits de mes livres ainsi que le rapatriement de mes stocks sur lesquels nous vivons encore aujourd’hui, et qui a décidé d’aller avec moi dans cette aventure, cette croisade artistique et judiciaire pour attaquer l’infidèle sacrilège Laïbi. On a fini par arriver à ce que la juge, soit convaincue et qu’elle constitue une ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel. Laïbi est « mis en examen pour contrefaçon et destruction d’œuvre d’art ». Car l’œuvre d’art n’appartient pas à celui qui la possède où à qui on l’a donnée. Mais au peintre lui-même. Il n’avait pas le droit de brûler Charlie Mingus. Encore moins de diffuser son autodafé. Et la diffusion implique la contrefaçon. Moi je n’attaque pas pour diffamation. Pierrat et moi on s’en fout de la diffamation. C’est rien. Les saloperies multiples de Laïbi à notre encontre sont des circonstances aggravantes qu’on produira le jour du procès, parce que son dossier est très très lourd : depuis cinq ans, il a attaqué tout le monde dans les vidéos même qu’il me consacrait. Ça va de Léon Bloy à Léo Scheer, Pierre Bergé, Montherlant, Théophile Gautier, Soutine, Choron, n’importe quoi.
     A.Z. : – Comment il s’est défendu ?
     M-É.N. : – En disant que son geste incendiaire était une œuvre aussi ! Il a osé prétendre que ça s’appelait « Transcendres » et qu’il avait recueilli les cendres de mon tableau brûlé pour le vendre comme art contemporain. Lui qui déteste l’art en général essayait de faire valoir son droit d’artiste contemporain qui brûlait mon tableau pour en faire une autre œuvre ! On rêve. Donc évidemment la juge a complètement débouté cet argument, car on voit bien que c’est pour me nuire qu’il a brûlé le tableau. Maintenant, il va falloir qu’il en rende compte. Le 9 février 2018, à 13H30, à la 31 e Chambre correctionnelle du TGI (on sait désormais la date de procédure), Maître Pierrat ne manquera pas de faire un grand démontage magistral et cultivé contre cet « artiste » Kabyle qui se permet de brûler comme un nazi l’œuvre dite « dégénérée » (c’est le terme préféré de Salim), représentant un musicien noir américain antiraciste peint par un écrivain et un peintre considéré lui-même par la doxa comme un nazi !… Ce renversement des valeurs a évidemment intéressé Pierrat et c’est cela qu’il fera valoir le jour dit où nous en finirons avec Laïbi…
     A.Z. : – Quelle a été sa réaction en recevant sa mise en examen à ton avis ?
    M-É.N. : – Eh bien, sans surprise, la soif de vengeance, et une vengeance bête et minable, à son image. Une fois sa mise en examen reçue, Laïbi est allé porter plainte à un commissariat de Marseille, comme un bon français des années 40 ! Après avoir passé deux mois à lire mon livre et en tentant d’y répondre « anonymement » avec son nouveau copain Paul-Eric Blanrue sur un wordpress appelé Cacas de Nabe (et c’est moi le scatologue !), monsieur va chez les flics !
      A.Z. : – Et la plainte est remontée jusqu’à Paris ?
     M-É.N. : – Mais oui ! C’est incroyable qu’un mec comme ça puisse porter plainte sans qu’on vérifie son pedigree qui, en principe, ne devrait pas lui en donner le droit… Encore un dysfonctionnement de la démocratie. Les flics auraient dû lui dire : « Monsieur Laïbi, étant donné que vous êtes un malade mental qui croyez et propagez les mensonges tels que c’est la Cia qui a fait le 11-Septembre, que Mohamed Merah était un agent de la DCRI, que l’EI est une création du Mossad et qu’il n’y a jamais eu de terroriste musulman en France, votre place est dans un asile psychiatrique, sinon aux Baumettes, mais certainement pas dans un commissariat pour « porter plainte » (alors que vous êtes mis en examen et condamné plusieurs fois) contre un écrivain français qui vient de publier un livre de 1000 pages où il dit la vérité sur votre personne répugnante… Sortez ! »  Ce jour-là, je respecterai la police !
      A.Z. : – Alors tu y es allé, à 10 heures ?
     M-É.N. : – Oui Laïbi a réussi à me faire convoquer le 20 octobre, jour de l’anniversaire d’Arthur Rimbaud, à la PJ. Quelle victoire ! Tu parles… C’est un local nouvellement installé, dans un quartier horrible… C’est la rue du Bastion, dans le 17ème, porte de Clichy. Et ç’a été inauguré, le flic me l’a dit, la veille par le ministre de l’Intérieur Collomb. C’est juste à côté de la rue André-Suarès. C’est rigolo comme signe, il n’y a pas beaucoup de rues André-Suarès en France. Merci, Salim Laïbi !

Donc me voilà à la police judiciaire de la brigade de délinquance contre la personne pour injures raciales. J’étais là avec mon avocate, plus exactement la collaboratrice de mon avocat, maître Pierrat, qui m’a fait la grâce de m’accompagner. Une personne de plus bien décidée à en finir avec l’escroquerie laïbienne. Je ne suis pas tout seul, il ne faut pas croire…
     A.Z. : – Ça a duré combien de temps ?
     M-É.N. : On m’avait dit que ça durerait vingt minutes et ça a duré une heure et demie ! Ils aiment pas aller tellement sur le fond du dossier, puisqu’il n’y a pas encore la décision du magistrat pour savoir s’il va donner suite ou pas à cette plainte. Mais vu la grosseur de la plainte qui m’a été montrée, j’estimais qu’il était intéressant de tout contextualiser et de donner des explications sur qui est ce Salim Laïbi, comment ça se fait qu’il peut se permettre de m’accuser d’ « injures raciales », lui le plus raciste des abrutis que j’ai jamais rencontrés avec Yves Loffredo…
     A.Z. : – Les policiers ont été sympas avec toi au début ?
     M-É.N. : – Oui. Même à la fin. Ils me connaissaient un petit peu comme ça. Ils savaient, ils avaient surtout déjà eu affaire à ce genre de plaintes, à Blanrue, à Laïbi lui-même, à Dieudonné, à Soral, tout ça, tout ça. Ils connaissent toute cette mouvance par cœur. Et ils en sont complètement gavés. Le chef m’a confirmé qu’ils ont autre chose à foutre que de brasser de la paperasse et de déranger tout le monde le matin pour rien… Alors, il a fallu que j’explique. Ils m’avaient demandé de venir avec Les Porcs. Il ne connaissait pas l’ouvrage. Ils ne l’ont pas gardé d’ailleurs, c’est bien. L’officier a simplement fait des photocopies des passages qu’incriminaient Laïbi pour voir si c’était bien réel ce qu’il disait, voilà. C’était trois misérables passages. On est toujours sûr de dérisoires extraits. La magistrate en préambule n’a retenu que trois phrases. Ça m’a rappelé tout à fait ce que le juge Rondeau avait fait avec Loffredo en ne retenant que trois mini-passages que j’avais à enlever… Là, il s’agissait d’une phrase où je dis en gros que tous les Kabyles sont collabos, une autre où je décris Salim en train de transpirer comme un gros musulman naturellement vautré. Et puis la troisième, c’était sur les musulmans qui sont incompétents (pléonasme).
     A.Z. : – C’est tout ?
     M-É.N. : – C’est tout ! Le porc vexé est allé chercher trois petits détails sur mille pages, complètement sortis du contexte, et dont je me suis expliqué très bien. J’ai dit que c’était ma façon d’écrire, et que quand je dis « (pléonasme) », c’est un gimmick qui revient sans arrêt dans le livre avec deux termes collés dont je simule humoristiquement l’évidence pléonastique alors que pour l’esprit commun, ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre. C’est mon humour rhétorique dans Les Porcs. Dans Une lueur d’espoir, j’en avais un autre (le faux lapsus écrit)… Quand je dis que tous les Kabyles sont « collabos », c’est une généralisation qui fait partie de mon écriture aussi et surtout elle a son sens dans le livre où il y a plusieurs Kabyles qu’on voit passer dans les mille pages et qui sont tous des traîtres à la cause arabe, pas seulement à la mienne. Et ensuite, pour lui faire comprendre pourquoi je décris Laïbi en « musulman naturellement vautré », j’ai montré au flic, un autre extrait du livre où ce sale mec, une fois encore, est complètement avachi sur le divan d’Yves Loffredo, en train de jouer avec ses petites filles. C’est donc ma façon habituelle de le peindre physiquement. D’ailleurs, ça n’a pas échappé au policier qui a remarqué comme moi que chaque fois que Laïbi me reprochait quelque chose, c’était autour de descriptions de son physique. J’ai quand même signalé qu’il avait fait toute une cabale anti-Soral uniquement (alors qu’il partage complètement ses idées) parce que Soral avait dit qu’il était un « dentiste obèse ».
     A.Z. : – Alors comment ça se fait que ça ait duré une heure et demie s’ils étaient gavés?
    M-É.N. : – Parce que ça les intéressait ce que j’ai dit. J’ai resitué tout le contexte du conspirationnisme. J’ai même demandé si le ministre Collomb était conscient de la gravité de l’esprit complotiste qui va par exemple chez Laïbi jusqu’à mettre en doute que ce soit vraiment un terroriste musulman qui a poignardé deux filles sur le parvis de la gare Saint-Charles… Les flics ne sont pas très au courant de tout ça. Ils sentent la chose mais ils n’arrivent pas à la localiser dans l’esprit du temps. J’ai expliqué tout le combat de mon livre et des tomes suivants dans lequel un type comme Laïbi est crucial pour démonter la bêtise criminelle de mon époque. Essentiel guignol !
     A.Z. : – Sur l’aspect « racial » des injures, qu’est-ce que tu as dit ?
     M-É.N. : – J’ai dit que Laïbi n’avait pas trop à la ramener sur mon « racisme », parce que lui- même est réellement et profondément raciste : il traite tous les Arabes de « ratons » en tant que Berbère Kabyle. Ça, c’est dans mon livre. J’ai même demandé au flic si moi par exemple je pouvais lui faire un procès et l’attaquer pour les propos qu’il tient dans mon livre… L’officier m’a dit en souriant : « Ah, ça va être un peu compliqué, puisque vous êtes vous-même l’éditeur et l’auteur du livre ».
     A.Z. : – Il a rigolé ? …
     M-É.N. : – Oui oui. Bien sûr. Evidemment…
     A.Z. : – Ils étaient réceptifs …
     M-É.N. : – Tout à fait. Non seulement ils étaient réceptifs mais ils étaient conscients de la pathologie de monsieur Laïbi qui ne devrait pas avoir le droit de critiquer les autres sur ces terrains-là, puisque lui-même est hyper-coupable.
     A.Z. : – Ils t’ont expliqué la suite ?
     M-É.N. : – Oui… On doit attendre la décision de la magistrate. Et si elle donne suite à la plainte, à ce moment-là je serai reconvoqué pour me réexpliquer… J’ai que ça à foutre ! Sinon, ce sera jeté à la poubelle et puis voilà, comme bien des choses. Ce qu’il faut savoir c’est que ce Kabyle anti-ratons (pléonasme ?) a rédigé, vautré comme un collabo incompétent (pléonasme), une plainte très étoffée, que j’ai lue, où il ne se contente pas de m’attaquer pour « injures raciales ». Il m’attaque aussi pour atteinte à sa vie privée (comme Loffredo), lui qui se délectait de mon Journal Intime (comme Loffredo)… Et à son droit moral, etc ! C’est trente pages qu’il a grattées, en reprenant exactement les termes de Cacas de Nabe qu’il a retranscrits en salamalec (raciste ?) pseudo-juridique. Sur une page aussi, il a fait une liste de tous les autres personnages que j’ « injuriais » dans le livre : de Laurent James à Yann Moix, en passant par un tel un tel… C’est ce que j’ai dit au flic : « Comment se fait-il que ces gens-là ne m’ont jamais attaqué ? Pourquoi il n’y a que Laïbi ? » Il a bien un problème avec moi, un problème d’acharnement. Et d’ailleurs, mon avocate l’a confirmé en produisant à l’officier de police sa mise en examen…
     A.Z. : – Il y avait encore d’autres éléments dans sa plainte ?
     M-É.N. : – Oui, il avait par exemple fait un long développement sur Daech et moi, et une charge contre ma Nabologie du terrorisme. Exactement ce qu’aurait pu faire un adhérent du Front National ou un islamophobobo-pensant bien français, lui, un Arabe en révolte contre le Système, soi-disant… Il continue à vouloir me planter en tant qu’apologiste du terrorisme ! Le flic m’a dit lui-même que si ça avait été le moindre cas, eh bien je ne serais pas là déjà. Je serais ou en prison ou entendu par une autre brigade, en tout cas j’aurais beaucoup d’ennuis. Donc ça, la juge n’en a pas tenu compte. Laïbi a aussi produit en photocopies, comme « pièces », les pages de Dar Al Islam reprises de Patience 1 pour montrer à quel point j’avais été soutenu par l’Etat Islamique. Il a mis également le montage où on voit Blanrue en porc jouir sur son échine de porc pendant qu’il l’encule. Les policiers de la PJ de rue du Bastion ont bien rigolé puis m’ont dit : « Il est con, parce qu’il aurait pu porter plainte là. Trop tard. »
     A.Z. : – Tu n’as pas pu avoir une copie de la plaine complète ?
     M-É.N. : – Non, on n’a pas le droit tant que ce n’est pas classé sans suite.  C’est comme mon procès verbal (un coup d’épée inédit !) : je pourrai le récupérer mais plus tard… Le flic ne nous a laissé, à mon avocate et à moi, que quelques minutes pour feuilleter le torchon de Laïbi. A quatre yeux, elle et moi avons radiographié l’essentiel. Par exemple, j’ai remarqué, et fait remarquer au policier, qu’il y a dans Les Porcs bien d’autres « communautés » concernées, dont je fais grincer les rouages des clichés racistes les concernant. S’il avait été malin, Laïbi aurait glissé dans sa plainte des passages « contre » les Juifs ou les Chinois, les Noirs… Mais non, que pour sa gueule de Kabyle, c’est que lorsqu’il est raillé en tant que musulman obèse transpirant qu’il fait semblant de s’offusquer ! C’est là où il prouve son racisme à lui…
     A.Z. : – Quoi d’autre ?
     M-É.N. : – À un moment, il évoque Loffredo ! Et il dit que j’ai fait état, dans un chapitre, du film Mystère Salim (2007) tourné par l’autre traître, et où déjà Laïbi était ridicule avec ses théories conspis et où déjà on le voit en Arabe vautré obèse transpirant… la connerie ! Dans la plainte, qui porte bien son nom, Laïbi pleurniche après son « droit à l’image ». Sauf qu’il n’y a pas d’image puisque c’est l’analyse descriptive de sa vidéo qui est dans le livre, pas la reproduction de son image. Il confond les mots et les images ! Porter plainte pour « droit à l’image » contre un texte qui décrit des images sans les montrer, ce serait une première, et c’est même flatteur sur ma capacité à faire voir les choses en les écrivant…
     A.Z. : – Rien d’autre ?…
     M-É.N. : – Non… Ah, si, à la fin il dit aussi qu’il n’excluait pas de porter plainte contre un certain « Olaf », webmaster de monsieur Nabe. Donc, ça va jusque là !
     A.Z. : – Tu es reparti après…
     M-É.N. : – Voilà. Le policier, charmant, nous a raccompagnés… On verra bien la suite des événements. C’est un épisode de plus. Mais pour le cabinet Pierrat, ça va être une pièce que nous allons ajouter au dossier pour son grand réquisitoire du 9 février 2018, que tout le monde attend, pour faire punir légitimement la destruction d’une œuvre d’art par monsieur Salim Laïbi qui en plus s’est permis avec les Naboscopies puis ses Cacas de Nabe, de salir non seulement moi, c’est-à-dire l’auteur, mais aussi tout mon entourage… Et là, ça va être d’autant plus grave pour lui parce qu’il a continué à me harceler en ayant porté plainte contre moi pour un livre dans lequel il n’est dit sur lui que des choses absolument vérifiées, véridiques, et tout à fait incontestables.
     A.Z. : – Et si cette plainte aboutit malgré tout, ça change quoi ?
     M-É.N. : – Rien. Si jamais il y a une procédure qui se met en route, ça prendra de toutes façons encore un an, un an et demi… C’est un peu comme mon procès avec Loffredo, ça va traîner, voilà. En attendant, nous on va continuer à se défendre et à amasser le maximum de pièces possibles pour arracher une bonne fois pour toutes de notre vie ces deux horreurs que sont Loffredo et Laïbi, ces deux sangsues siamoises collées à mon mollet, en pleine succion baveuse dégueulasse, depuis déjà bien trop longtemps !

Propos recueillis par Alexandre Zannini, à Paris.