mercredi 29 août 2018
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Roméo et Joliette

Une interview de Julien le Belge par Anthoine Carton

Notre ami Anthoine Carton n’a pas pu se déplacer avec ses amis Valentin et Julien à Marseille pour le procès intenté en référé par Naïma Haoulia à Marc-Edouard Nabe, le 9 juillet. A leur retour à Paris, il a interrogé Julien le Belge sur ce qui s’était passé…

Anthoine Carton : Tu es arrivé quand à Marseille?…
     Julien le Belge : La veille du procès, le 8 juillet. J’ai rejoint Valentin à Marseille et nous sommes allés chercher Marc-Edouard à la gare… On l’a accueilli sur le quai, c’était très chaleureux. On est ensuite partis à la recherche de son hôtel, mal guidés par des badauds, on a déambulé perdus dans Marseille… mais dans la bonne humeur ! Arrivé à l’hôtel, Marc-Edouard est monté déposer ses affaires, puis nous avons tous pris la direction du port où nous avons été boire un verre au Bar de la Marine, haut-lieu de la pagnolerie. Feuilletant l’assignation et la commentant à voix haute, nous avons discuté de pas mal de choses, mais surtout de Haoulia, sa personnalité, ce qu’elle fait, son CV, qu’elle est prof à Aix… On parlait un peu fort, et c’est ça apparemment qui a fait tilter un homme dos à nous, petit calot, lunettes noires… L’homme finit par se retourner, un Arabe, et il demande, en parlant très bas : « Vous êtes Marc-Edouard ? » Il nous explique, très bas toujours : « Voilà, j’écoute souvent des gens ici et là, c’est quelque chose d’un peu plus relevé que ce qu’il y a à entendre d’habitude ici ! » Le type apparemment était assez calé en techniques juridiques. Ils ont commencé avec Marc-Edouard à discuter de l’affaire, et puis là tout à coup, quelqu’un l’appelle… Un avocat ! Et comme l’homme, qui ne croyait pas au hasard, nous a dit : « Bon, ben si mon ami avocat m’appelle, c’est pas pour rien ! » D’après lui, il devait devenir l’avocat de Marc-Edouard pour cette affaire vu qu’il était descendu à Marseille seul.

     AC : Quel était son argument pour faire changer de stratégie à Marc-Edouard qui pensait lire une plaidoirie de huit pages que j’avais moi-même retranscrite quelques jours plus tôt ?
     JLB : C’est très simple. Il disait : « Ça va être la riposte de ce que vous avez fait à Paris où vous étiez chez vous avec un grand avocat, Pierrat, et où vous receviez les deux Marseillais qui venaient en accusés. Là, c’est comme un match retour : c’est vous qui êtes le Parisien « fasciste », le Blanc qui arrive dans un terrain qui est Marseille où il y a deux Arabes, dont une femme, qui sont de purs produits de la méritocratie : l’un est chirurgien-dentiste, l’autre est avocate, et ils se sont fait malmener par un méchant écrivain raciste et sexiste qui doit payer sa faute, c’est comme ça qu’ils vont la jouer… Vous n’êtes pas sur votre terrain. Il faut que vous repreniez votre terrain marseillais. Le plus stratégique, c’est que vous ayez un avocat marseillais. Et en plus, on va prendre un Mauritanien, un Noir ! Voilà, ça, ça va les surprendre ! » Il était très sympathique, et Marc-Edouard commençait a se laisser convaincre. On a passé toute la soirée avec lui, nous promenant, dînant aussi, pour affiner cette nouvelle stratégie.

     AC : J’ai retranscrit toute sa plaidoirie (qu’il m’a dictée) pour rien alors ?
     JLB : Non, t’inquiète pas… Avec Marc-Edouard, rien n’est jamais pour rien, tu sais… Le lendemain, on s’est retrouvés, on a déjeuné dans un restaurant pas loin du tribunal, à la Bourse, où parait-il Marc-Edouard allait prendre son petit déjeuner tous les matins avec Audrey.

     AC : Qui y avait-il à ce déjeuner alors ?
     JLB : Il y avait Valentin, moi, Marc-Edouard, son nouveau coach juriste rencontré la veille, et son nouvel avocat donc, Maitre Dieng, qui nous a rejoint un peu plus tard.

     AC : Ton impression sur ce mauritanien alors?
     JLB : Elégant, svelte, très posé, articulé, et plutôt bel homme. Habillé tout en blanc.

     AC : Il était décidé ?
     JLB : Très décidé, et même investi dans cette mission… Il s’est vite mit dans le bain que l’ennemi encore et toujours était Laïbi (pas spécialement ami des Noirs en général), un gourou au rabais qui fait beaucoup de dégâts à Marseille sur ses disciples… Et si Haoulia n’était qu’un moyen de plus pour atteindre Marc-Edouard ? Notre question était : s’en rendait-elle compte pour intenter un procès aussi stupide ? Marc-Edouard et son coach s’étaient vus le matin… Enfin voilà, c’était l’heure d’y aller… On s’est dirigé vers le TGI, cours Pierre Puget. On est passés devant une très belle fontaine bleue azur et ensuite apparut le tribunal qui ne payait pas mine. La sécurité était plus laxiste qu’à l’Ile de la Cité, il n’y avait pas la rigueur parisienne où ils vont te faire chier s’il y a un petit bout de métal qui dépasse. Après, on entre dans un très grand hall blanc et c’est là que Constant nous attendait car il avait été prévenu par Marc-Edouard. Nous restons tous un peu dans le hall et très vite on s’engage dans une salle petite comme une ruche d’abeilles, mais où les avocats vrombissaient comme des mouches ! Finalement ce qui manque à Marseille, c’est les cigales!… Il y en avait plein, d’avocats mi-mouches mi-abeilles, une vingtaine au moins. Des femmes, en général assez mignonnes, s’agglutinaient en butinant devant le bureau du juge, sous le regard d’hommes, plutôt vieux, tous en robe. Dieng lui aussi avait revêtu la sienne. Quelle allure ! Il y avait beaucoup d’affaires qui se jouaient et déjouaient devant nous, Valentin, Constant et moi. Marc-Edouard, lui, était à côté de Dieng, il l’a présenté à un fan de ses livres, rencontré là par hasard. « Mon avocat, Maître Dieng », je crois qu’il en a été touché…

     AC : Laïbi et son avocate n’étaient pas là ?
     JLB : Justement si ! À un moment, je me retourne et qui est-ce que je vois dans le cadre de la porte, les bras levés tenant un iPhone ? Un gros colosse bariolé de couleurs dans un tee-shirt rose, mauve, pédé : Laïbi ! Il passe près de nous et nous accoste moi et Valentin d’un pauvre petit « salut les clowns! » (il s’est vu ?), tout cela en filmant Marc-Edouard avec son iPhone. Là-dessus, Valentin dégaine la caméra et filme Laïbi en train de nous filmer, chacun filmant l’autre. Il a en plus eu le culot monstrueux de nous demander si on avait l’autorisation de le filmer, lui dont la spécialité est de reprocher aux autres ce qu’il fait lui même… Il essayait pathétiquement de passer sa grosse tête derrière moi alors que j’essayais de lui boucher la vue, pour l’empêcher de trop filmer Marc-Edouard… Il sifflera même plus tard entre ses dents « qu’on va se retrouver ici », toujours menaçant d’employer les armes « légales », les seules qu’il croit qui lui restent, accrochées à son dernier lambeau d’honneur. Pour ma part, j’avais pris le parti de ne pas lui parler du tout, ne jugeant pas nécessaire ni censé de discuter avec un dingo pareil.

     AC : Il était comment par rapport à Paris ?
     JLB : Plus assuré, en tout cas. Il était chez lui aussi, ça se voyait. A Paris, il n’aurait jamais osé nous aborder comme il l’a fait par exemple, il était plus timide. Là, c’était différent, il savait ce qu’il pouvait se permettre ou pas, ce qui pouvait passer ou pas.

     AC : Mais qu’est ce qu’il foutait là, ce n’était pas son procès ?
     JLB : Il venait soutenir son avocate, et même l’avocate de son avocate ! Car Laïbi murmurait aussi à l’oreille de l’autre…

     AC : D’ailleurs, elle était comment l’avocate d’Haoulia ? Est-ce qu’elle méritait une lettre ouverte, elle ?
     JLB : Non, pas aussi inspiratrice. Elle faisait prof de lycée, petite, sans envergure. Mais Laïbi venait fréquemment lui souffler quand même des instructions, ou des informations. Il était ostensiblement là pour intimider, pour filmer, pour faire chier, pour mettre tout son poids dans la balance finalement, et sans la casser c’était difficile !

     AC : Haoulia était présente ?
     JLB : Oui, elle et arrivée et elle non plus, n’était pas pareil qu’à Paris. Elle était en civil, habillée de couleurs pastel, un haut orange-jaune et un pantalon blanc, genre toile de lin. Elle a même failli esquisser un sourire à la vue de Marc-Edouard, comme si elle avait oublié qui c’était pour elle, mais elle s’est vite renfrognée.

     AC : Comment elle est gaulée ?
     JLB : Elle était mieux à Paris. Elle avait les joues plus rondes, les cheveux plus soignées. Vraisemblablement, elle s’était faite « belle »… pour le juge bien sûr ! Enfin, mon œil… et surtout celui de Marc-Edouard !

     AC : Oui, mais le corps, comment il est foutu, le corps, les seins, le cul ?
     JLB : Elle est assez bien en chair. Le cul est assez rond. Un peu plat.

     AC : Un peu plat, le cul ? Mais qu’est-ce que tu veux dire par là ?
     JLB : À la fois un peu gros, mais sans relief et qui s’arrête un peu brutalement.

     AC : Un peu brutalement… Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
     JLB : Si tu veux, le pantalon en lin ne mettait pas en valeur son cul. Et elle avait un petit ventre.

     AC : Un petit ventre ?
     JLB : Oui, un peu comme toutes les femmes qui ont dépassé la trentaine.

     AC : Pas très bandant… Vas-y, continue ton récit.
     JLB : En la retrouvant, Laïbi faisait le protecteur… Lui et Haoulia formait un bizarre duo, presque amoureux… Le gros clown et sa pseudo-vamp… Le couple de l’année de Marseille ! Nabe les a surnommés  « Roméo et Joliette ! »

     AC : C’était quoi la réaction d’Haoulia et celle de Laïbi lorsqu’ils ont vu Marc-Edouard  ?
     JLB : La stupéfaction ! Mais c’est surtout quand ils ont vu Dieng qu’ils ont accusé le coup. Ça faisait beaucoup de surprises à la fois : d’abord Nabe était descendu à Marseille, ensuite il était avec nous, puis il avait un avocat, un Marseillais, et Noir !

     AC : Comme Vergès avait fait au procès Barbie en 86 où il est venu à Lyon avec un avocat Arabe, un avocat Noir et un avocat asiatique.
     JLB : Mais c’était lui, l’avocat asiatique !

     AC : Ah oui, évidemment !
     JLB : Dès qu’elle a vu Maître Dieng dans la salle d’audience, tout le corps d’Haoulia s’est tassé soudain, les formes ses sont affaissées… Elle s’est décomposée ! Dieng commença à dire au juge la stricte vérité : qu’il avait été constitué ce matin même, et qu’il ne pouvait donc pas assurer la défense de Marc-Edouard sans avoir étudié le dossier à fond. Tout ça avec son accent mauritanien, sa voix posée et langoureuse, et quelle noblesse ! Ça contrastait avec l’Haoulia qui fulminait de rage et de dépit. Elle reprocha tout de suite à Dieng de défendre Nabe : « Ah c’est vous qui le défendez ! Ça en dit long sur votre éthique. » Parce qu’en fait, normalement, ça se fait pas déontologiquement, par courtoisie, d’attaquer un collègue. Ils appellent ça de l’ « indélicatesse » en plus ! Elle venait surtout de comprendre qu’il y avait un espoir de faire casser ce référé par un non-lieu. Très nerveuse, elle faisait des allers et venues dans la salle d’audience…

     AC : Comment elle a réagi quand elle a vu que vous la filmiez ?
     JLB : Je crois qu’elle a eu des instructions, ça m’étonnerait pas que ce soit Laïbi qui lui ai dit : « Vas-y, fais ça, fais ça ! » Parce qu’au début, elle nous voyait et elle ne réagissait pas. Puis, tout à coup, elle est allée chercher le garde d’entrée. Je l’ai vue partir en trombes, j’avais la caméra sur moi, je suis alors sorti me mettre de côté pour voir d’un peu plus loin si j’avais bien raison, si c’était bien ce que je pensais. Et en effet, elle est revenue avec le garde dans la salle en nous dénonçant du doigt « C’est lui, c’est lui », Constant, puis à Valentin. Elle a même pris Constant pour moi parce qu’on avait la même chemise couleur bleu-ciel. Il a remarqué qu’elle était particulièrement agressive contre lui, elle voulait lui arracher les yeux, il avait attiré tout le magnétisme sur lui, elle était déchaînée, Haoulia. Elle a fait sortir Constant, et moi elle a finit par me pointer du doigt aussi parce que je n’allais pas commencer à me planquer non plus. Alors, le garde a fait venir tout le monde autour de lui dans le hall, Valentin, moi, le garde donc, Haoulia, Laïbi et Constant. Haoulia toute paniquée a dit : « Il filme, il filme, il filme ! » Et Laïbi aussi : « Ils filment ! C’est interdit ! » Alors le garde me dit, sous l’insistance de Laïbi : « Montrez-moi la caméra ». Moi j’ouvre simplement la caméra, le clapet : « Ben, voilà. » Qu’il se démerde pour regarder ce que j’ai filmé… Il appuie comme ça, n’importe où, il voit des images, il comprend rien. Donc OK, il ferme la caméra et me la remet. Et là, Valentin de rétorquer : « Mais lui aussi, il a filmé ! » en parlant de Laïbi. La réaction du garde : « Ah oui ? Montrez-moi votre téléphone. » Laïbi, obligé de montrer ses vidéos dans son iPhone, fait un geste de la main pour nous écarter et cacher l’écran… Il montre ses fichiers vidéos au garde. En effet, il n’y avait pas de vidéos mais il a pu aussi les effacer rapidement. De toutes façons, on verra bien si elles apparaissent ou pas. En tous les cas, pour mettre fin à la bisbille, le garde a dit « la prochaine fois, je mets tout le monde dehors »… Et c’est à ce moment-là qu’il y a eu une l’altercation avec Valentin. Comme Valentin discutait avec le garde : « Il a aussi filmé, regardez mieux, regardez mieux ! », Laïbi le rejetait. Alors Valentin, excédé par la mauvaise foi de Laïbi, l’a finalement regardé dans les yeux et lui a dit : « Espèce de malade mental ! » Laïbi, surpris, a fait : « Quoi ? Je suis un malade mental, moi ? » Il est parti rechercher le garde pour que Valentin le redise en présence du garde, certainement pour pouvoir faire une sorte de procès-verbal le connaissant, vu qu’il aime faire ça. Ce que Valentin a refusé évidemment. Valentin a eu vachement de courage de lui dire ça comme ça, les yeux dans les yeux. Après il est venu voir Marc-Edouard, il se sentait coupable de l’avoir dit, pensant que ça pouvait lui porter préjudice, mais Marc-Edouard l’a rassuré : « Mais non, c’est pas grave ! »

     AC : Oui, on l’a déjà vu faire ce genre d’éclat, Valentin !
     JLB : Nous alors sommes revenus dans le hall, et là le juge : « On va laisser passer toutes les affaires et je réglerai le problème en fin de séance ». On a été boire un verre dans la buvette à côté, le temps que la séance se termine. Quand nous sommes revenus, c’était quasiment terminé. Mais Haoulia avait eu le temps d’intervenir auprès du juge derrière notre dos, en tant que fille de la maison, pour le tanner et l’influencer afin que le référé ne soit surtout pas cassé. Et le juge a fléchi, et Dieng n’a pas pu le faire casser, justement, ce référé. Il a simplement réussi à le faire reporter. Et le report a été fixé à la fin de semaine, c’est-à-dire au vendredi 13 juillet…

     AC : Pourquoi le 13 juillet ?
     JLB : Parce qu’après le 13 juillet, lui, partait en Mauritanie, et il voulait plaider l’affaire… Surtout que Marc-Edouard ne pouvait pas être là, à Marseille car il devait être à Paris pour son procès contre Loffredo. Le juge n’a pas tenu compte de ces contraintes. Normalement, l’avocat  et le prévenu étant absents, ç’a aurait dû être remis à la rentrée, mais Haoulia a installé un climat d’urgence avec des airs de grande dame éplorée. Dieng et Nabe n’avaient gagné finalement que quatre jours. Ç’a été quand même une déception. Et au lieu de se réjouir que le référé n’ait pas été reporté dans plusieurs mois, ou carrément annulé, Laïbi, Haoulia et Fima sont restés très nerveux. Haoulia était très contrariée, alors que ce n’était jamais que quatre jours. Quant à Laïbi, il s’est assis dans la hall et continuait à téléphoner, on ne sait pas trop ce qu’il faisait. Peut-être qu’il envoyait des trucs, des messages… Nous sommes alors tous sortis du tribunal de Grande Instance. Maître Dieng, Marc-Edouard et son coach ont eu un conciliabule en face du bassin et ils se sont rendus compte que Dieng ne pouvait pas de toute façon plaider contre une avocate qui faisait partie du même barreau que lui à Marseille. C’est des règles juridiques à la con : les bâtonniers ne veulent pas que les avocats se retrouvent à se faire la gueule dans les cocktails. Tu vois le niveau ! Il fallait donc trouver un second avocat. Et pour ça nous sommes tous allé au bureau de Maitre Dieng. Nous avons remonté la rue Paradis avec lui, puis somme tous entrés à l’intérieur d’un bâtiment jusqu’au deuxième étage. Le bureau lui-même ressemblait à une sorte de commissariat au début. Constant a pris quelques photos. Dieng nous emmena dans une pièce à gauche, un grand bureau assez cossu avec deux tables, et qui se révéla être le bureau de Maître Collard.

Maître Ahmed Dieng et Marc-Édouard Nabe, Marseille, juillet 2018.

     AC : Et qui vous l’a dit ?
     JLB : C’est Maitre Dieng lui-même, il fait partie du cabinet Collard. Valentin a même remarqué quelque chose d’assez cocasse dans la bibliothèque, un livre de Marc-Edouard :  Petits riens sur presque tout  ! Là, nous avons donc décidé de la stratégie à venir, on a téléphoné à un autre avocat qui est un marseillais d’origine corse qui est à Paris, et qui a accepté tout de suite l’affaire. Deux avocats en vingt-quatre heures ! Marc-Edouard a dit qu’il irait le voir dès son retour le lendemain, pour préparer la fameuse audience du vendredi 13. Il parait que ça porte bonheur. Ou malheur. On verra…

Propos recueillis par Marc-Edouard Nabe, Paris, 24 juillet 2018.