vendredi 12 octobre 2018
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Russia Taddeï

Mi-juillet, à la surprise générale, on apprenait que Frédéric Taddei était engagé par RT France pour faire l’émission qu’il n’aurait jamais dû cesser de faire : Ce soir (ou jamais !) en quotidienne.

L’annonce intervient après son éviction pas si dare-dare de France 2, puisque depuis 2012, Taddeï a accepté de changer de chaine et de fréquence de diffusion… Il a quitté la quotidienne sur France 3 pour l’hebdomadaire sur France 2, avant d’arriver en mensuel avec Hier, aujourd’hui, demain, arrêtée en juin 2017 après seulement neuf émissions. Enfin, fin juin 2018, il apprenait son remplacement par Adèle Van Reeth à la présentation de sa pastille D’art d’art, sur décision de Delphine Ernotte, qui l’a définitivement dégagé du service public… Il faut aussi mentionner sa mise au placard par Europe 1, perdant son Social Club quotidien pour reprendre l’émission du dimanche matin de Nikos Aliagas…
     Taddeï n’a pas tout à perdre à bosser pour RT France, c’est parce qu’il a tout perdu qu’il va sur RT. Il l’avoue : « Je ne demande jamais rien, j’attends qu’on me propose ». C’est donc Russia Today qui est allé le chercher, et il a accepté ! Croyant donner un goût de prestige à son transfert, il invoque Jean-Marc Sylvestre (qui ?), Larry King (qui est seulement diffusé, et non produit, par RT America, nuance !) et Jean-Luc Hess (tu parles d’un exemple…). Taddeï ne parviendra pas à faire oublier que RT, c’est d’abord la propagande au service des conspirationnistes, de Poutine et de Bachar el-Assad… En 2006, RT s’était associée à Thierry Meyssan pour organiser la conférence Axis for Peace. En 2012, elle a donné la parole à Alain Soral en le présentant comme un intellectuel opposé au statu quo en France, tandis que la version espagnole de Russia Today a interrogé Meyssan en 2017 comme spécialiste du conflit syrien. Russia Today a relayé les théories les plus connes sur les vaccins ou autour des attentats de Boston en 2013. Et ne parlons pas d’Alex Jones, de Jesse Ventura, des fumeux « Architects and Engineers for 9/11 Truth », et j’en passe et des pires… Bref, il n’y a que Taddeï pour placer Russia Today sur le même niveau que CNN ou Al Jazeera. On verra d’ailleurs comment il gèrera les « tabous » de RT…
     Taddeï s’est laissé bouffer par la direction de France Télévisions, il n’y a pas de raison qu’il ne fasse pas bouffer par celle de RT. Plutôt que de tuer l’émission lui-même, en refusant le passage en hebdomadaire, il l’a laissée se vider de son sang. Son émission n’avait de sens qu’en quotidienne et en invitant des personnalités de divers univers. Si c’est pour laisser s’exprimer les intouchables de la liberté d’expression, Ce soir (ou jamais !) n’a strictement aucun intérêt. D’ailleurs, on apprend dans Les Porcs qu’en 2010, il envisageait de prendre des « têtes d’affiches » pour faire monter l’audimat, alors que c’est justement d’inviter trop souvent Élisabeth Lévy, Jean-François Kahn, Jacques Attali, qui a affaibli le concept de Ce soir (ou jamais !) pour en faire un C dans l’air branché… On se demande qui acceptera à son tour d’aller sur RT France pour remplir le débat quotidien.
     Il a laissé couler l’émission, avant qu’un canot russe ne lui vienne en secours… Taddeï, c’est un capitaine qui voit des pirates s’attaquer au navire, déglinguer les commandes, saboter les machines, tout en laissant faire par « neutralité », l’air de dire « ah non, si j’interviens, c’est que je prends position pour le navire ». Il s’est obstiné à présenter une émission qui avait perdu de son intérêt, pensant que l’audience ne devait pas entrer en ligne de compte. Pourtant, c’est le faible audimat qui a tué son émission, pas la censure, pas les pressions… puisque plus personne ne la regardait ! Son dernier grand score, c’était l’émission sur Dieudonné, le 10 janvier 2014, avec l’arrivée de Nabe en surprise, et sûrement pas Bernard-Henri Levy, comme il le dit dans un Éclat…
     Fin août, RT France annonce que la nouvelle émission de Frédéric Taddeï s’appellera « Interdit d’interdire » et qu’elle sera diffusée début septembre. Taddeï avait l’habitude de laisser passer le mois de septembre avant de reprendre l’antenne, il n’y avait donc pas de raison qu’il déroge à sa règle. Pour faire patienter ses admirateurs, il donne toute une série d’interviews dans la presse, à la radio et à la télévision. Début septembre, dans Causeur, il lance son désormais célèbre : « Je me fous de savoir qui me paie ». Il avoue ne pas regarder la télévision, pas plus France Télévisions quand il y était que RT France avant de signer ! Taddeï ne comprend pas que la question n’est pas celle de son financement, mais bien celle du média pour lequel il paye de sa personne !

     Le 8 septembre, Thierry Ardisson, dans Les terriens du samedi, doit trouver un remplaçant à son nouveau chroniqueur, débauché à Hanouna avant même de commencer : Yann Moix. Moix sèche la première pour tourner un film (de trop) avec Depardieu, en Corée du Nord. Ardisson remplace Moix par Taddeï : triangle médiatique de trois personnages des Porcs ! Ardisson explique que Taddeï a des soucis pour s’exprimer et justifie ainsi son arrivée sur RT. N’importe quoi : s’il y a bien quelqu’un qui ne s’exprime jamais, c’est bien Taddeï. Durant l’émission, Onfray veut vanter les mérites de Taddeï mais parle de Ce soir (ou jamais !) comme d’une quotidienne, oubliant que ce format a disparu en 2012 ! Ardisson lance des séquences « cultes » de l’émission : Thierry Levy contre Jean-Luc Mélenchon ; Michel Onfray contre Philippe Sollers ; Tariq Ramadan contre Caroline Fourest ; Matthieu Kassovitz sur le 11-Septembre ; Natacha Polony contre Alain Soral ; Alain Finkielkraut contre Abdul Raouf Dafri. Fin ? Il ne manque que le sujet de la dernière grosse polémique : Marc-Édouard Nabe ! On ne peut pas avoir les Porcs et l’auteur des Porcs… L’inviter à part sept minutes avait valu à Taddeï d’être sommé de s’expliquer sur Canal Plus (Biraben) et sur France 2 (Ruquier), mais Ardisson le passe à l’as… Dommage !

     Nabe a également été absent de Sud Radio, quand un « chroniqueur » évoque Patrick Cohen et sa liste de « cerveaux malades » : Alain Soral, Dieudonné, Tariq Ramadan… Et le quatrième ? Disparu ! Et ne comptez pas sur Taddeï pour mentionner Marc-Édouard Nabe… Plus que jamais effacé de la liste. Il n’y a que Gilles-William Goldnadel, dans Les Grandes Gueules, le 19 septembre, pour parler de Nabe. Et de quelle manière ! Quand Alain Marshall demande si on pourra réentendre Dieudonné et Soral sur RT France, Taddeï dit qu’il n’y a pas de liste noire, mais doute de la nécessité de les entendre, maintenant qu’ils ont leur propre chaine de télé… Goldnadel intervient pour se plaindre de la popularité de Soral et Dieudonné qu’il déteste, tout en admettant détester encore plus le « Nabé » de Taddeï ! Nabe, plus dangereux que Soral et Dieudonné ? Goldnadel a raison ! Soral est un dingue qui se croit viril, alors qu’il n’est que violent avec ses rares contradicteurs, un fou conspi qui voit des réseaux et des financements partout, pour oublier qu’il a été lui-même dans des réseaux et financé par le Front National. Nabe est un antisioniste conséquent depuis plus de trente ans et autrement plus cohérent qu’une larve comme Dieudonné, qui n’a jamais eu de conviction, si ce n’est de s’en foutre plein les poches, en enculant les Palestiniens ! Forcément, des invités comme Nabe, ça ne peut que faire chier des militants sionistes comme Goldnadel qui emploie la vieille technique, utilisée déjà par Fabius dans Ce soir (ou jamais !), de déformer le nom de Nabe, vieille technique « talmudique », comme dirait ce parano d’Alain Soral…

     Dans Paris Match, Taddeï prétend qu’il va sur RT France parce que le « vrai débat n’existe plus à la télévision française » et affirme qu’il ne sera « ni le propagandiste ni le procureur de personne. » Pourtant, Taddeï sait être corporate et défend son nouvel employeur, en répétant que le reportage de RT France sur la Syrie contestant l’utilisation des armes chimiques par le régime d’Assad n’est le résultat que d’une simple erreur technique. Bah voyons… Il explique également à qui veut l’entendre qu’il a quitté volontairement France Télévisions. Mais l’analyse de son parcours démontre plutôt le contraire. En 2014, Taddeï avait accepté d’envisager d’installer Ce soir (ou jamais !) en troisième partie de soirée, avant de laisser disparaître l’émission en 2016. Taddeï a progressivement été chassé de la grille des programmes, mais il veut faire croire qu’il est parti de lui-même. Preuve de son éviction, France 2 ne voulait pas de projet d’émission, « Bang bang », qu’il présente dans Libération comme un « Plus grand cabaret du monde » à sa manière. Un projet qui montre que Taddeï était prêt à faire de la télévision, quitte à ne plus faire de débats… Sauf à imaginer Jean-François Kahn faire du trampoline, avant d’atterrir sur les épaules d’Élisabeth Lévy qui, un sabre dans la gueule, jongle avec les livres de Jacques Attali…
     Aussi, avec son nouveau titre d’émission, Taddeï fait un peu ce qu’il veut… Rares sont les journalistes qui ont compris que « Interdit d’interdire » n’était pas un slogan scandé par les étudiants de Mai-68, mais une invention de Jean Yanne pour se foutre de leur gueule ! Mais Taddeï lui-même s’y perd ! Le 21 septembre, sur France Inter, il explique : « C’est pour Vladimir Poutine. Il finance mon émission et l’émission s’intitule Interdit d’interdire. Donc c’est une manière de dire à Vladimir, “attention Vladimir, interdit de m’interdire”. », mais deux jours plus tard, sur Sud Radio, il explique que c’est parce que tout le monde croit que tout est interdit, sans mentionner son « Vladimir »… D’ailleurs, quand les journalistes s’impatiente, Taddeï invoque un problème de décor pas fini, mais quand Eric Morillot, toujours sur Sud Radio, lui demande si ce n’est pas une question d’invités, Taddeï lance un mystérieux : « Allez savoir »…
     Sur France Inter, Taddeï répète son antienne : « Je me fiche de qui me paye, du moment que je peux faire ce que je veux, inviter qui je veux, parler de qui je veux ». Ça va, on a compris, Frédéric… Il affirme également ne pas s’intéresser à la chaine qui l’emploi, avouant : « Je n’ai pas plus regardé Russia Today que France Télévisions »… Au bout de quelques minutes, Taddeï imagine la question qu’il aimerait qu’on lui pose :

« La question que vous devriez me poser, Sonia Devilliers, c’est comment se fait-il que Frédéric Taddeï – je vais commencer par parler de moi à la troisième personne tellement j’ai l’impression qu’on parle d’un autre – est obligé, pour faire ce qu’il a fait pendant dix ans, totalement librement sur France Télévisions, et avec beaucoup de succès – c’est ça que vous devriez me dire – dans Ce soir (ou jamais !), pourquoi est-il obligé d’aller le faire aujourd’hui sur une chaîne russe ? C’est ça le problème des médias français, c’est pas le problème de moi, « oh la la, par qui est-il payé ? ». Le problème c’est que vous n’avez plus de vrais débats à la télévision française et que ça n’a l’air de gêner aucun journaliste, ça m’étonne, moi, ça m’embête. Si on me propose de le faire aujourd’hui, avec une totale liberté, je peux inviter qui je veux, faire ce que je veux. Le jour où il y aura des débats sur la Russie, je vous garantis qu’il y aura des pro-Poutine, parce que j’en ai toujours invité, ce qui n’est pas le cas de mes collègues, et j’invitais aussi, évidemment, des anti-Poutine, et je les inviterai sur Russia Today, ils pourront dire ce qu’ils veulent. Vous vous rendez compte ? C’est ça ce que vous devriez saluer. »

     Il se prend les pieds dans la taïga en mélangeant le financement de Russia Today avec celui de France 24, expliquant que l’Élysée finance directement l’audiovisuel public français. Devillers corrige : si RT est financé par le Kremlin, France 24 l’est par un ministère. Formellement, il y a une différence, même si on peut discuter politiquement… Taddeï botte en touche : « Je ne sais pas, je parle pas russe, je ne regarde pas Russia Today en Russie ». Devillers ne le lâche pas : « Vous ne voulez pas savoir ». Réponse de Taddeï : « Je m’en fiche ». Trop facile ! Il fait le malin, veut en mettre dans la gueule de son interlocuteur, mais que ce dernier a du répondant, il disparait ! Enterré, Taddeï !
     Taddeï veut manier l’ironie pour défendre le régime russe, alors qu’il n’a pas cessé d’expliquer qu’il n’était le propagandiste de personne ! Il renvoie dos à dos Poutine et de Gaulle, la Russie de 2018 et de la France de 1958. Il dénonce l’état des prisons française, condamnées par la Cour européenne des droits de l’homme. Il se moque de la prétendue objectivité des médias français qui critiquent la propagande des médias russe. Il estime que Poutine mérite moins le titre de « tyran » puisque la Russie organise des élections, contrairement à l’Iran, alors que l’Iran organise aussi des élections ! Il compare l’interdiction imposée par le candidat Macron à Russia Today et à Sputnik à celle imposée par le Front National à Quotidien (ex-Petit Journal), oubliant cette nuance que l’insupportable émission de Yann Barthès n’a jamais empêché les journalistes du diffuseur (Canal Plus ou TF1) d’entrer dans les réunions publiques du FN. Quand Taddeï prétend ne pas avoir d’opinion ou d’idées, qu’il ne veut pas prendre parti, il a une opinion et il prend parti. Mais il serait encore plus crédible s’il avait envoyé chier à la fois l’Occident qu’il critique et la Russie qu’il rejoint ! À quoi ça sert de critiquer un système si c’est pour en défendre un autre tout aussi critiquable ? Forcément, les journalistes qui l’interrogent lui rappellent certains méfaits russes, mais Taddeï s’en fout… Pire, quand on le met face à ses contradictions, il s’en fout !

     L’instant M n’a pas été diffusée dans son intégralité sur l’antenne, l’émission ne durant qu’une petite vingtaine de minutes. Il faut donc aller sur le site de France Inter pour avoir l’intégralité des 28 minutes d’émission. C’est dans la version complète que Taddeï montre qu’il correspond au ton de RT France. Au bout de 26 minutes, interrogé sur la méfiance vis-à-vis des journalistes, Taddeï se lâche…

Frédéric Taddeï. – En tant que journaliste, je me sens obligé de me poser des questions. Alors, j’ai un certain nombre de réponses qui sont pas du tout liées au fait que les journalistes seraient inféodés à qui que ce soit, ce qui est pas du tout mon cas. Je ne suis jamais complotiste. Et surtout pas dans le « tous pourris ». Et donc il est un fait, qu’aujourd’hui, on se méfie de nous, je m’englobe dedans, même si je suis pas un journaliste de terrain, je fais pas d’enquête, etc. Et que donc, on doit se poser des questions, y compris sur nous-mêmes, ce que je fais. Je me pose des questions, voilà. Par exemple, vous voulez que je vous dire, il y a une question que je me pose, elle est d’actualité : vous avez bien regardé les images de l’affaire Benalla ? Regardez-les.
     Sonia Devillers. – Quelles images ?
     F. T. – Les fameuses images où il est censé taper par terre un manifestant. J’ai l’impression qu’il ne le frappe pas. Je ne vous dis pas qu’il ne frappe pas, j’ai regardé ces images, j’ai l’impression qu’il ne le frappe pas, quand il est à terre ni même quand il est debout, d’ailleurs, j’ai l’impression qu’il ne le frappe pas. Mais je suis le seul à avoir vu ça, puisque tous mes collègues, absolument tous, parlent de ces images, où on voit Benella frapper à terre un manifestant. Quand je vois les images, j’ai l’impression qu’il le frappe pas. Est-ce que c’est moi qui suis fou ? Est-ce que faut que j’aille me faire soigner ? Est-ce que je suis un dangereux complotiste ? Je sais pas…

     Taddeï, symbole de la liberté d’expression des complotistes. Finalement, c’est mieux qu’il ne donne pas son avis… Comme n’importe quel conspi, Taddeï ne tranche pas. Il n’arrête pas sa réflexion, qui est un flux ininterrompu de doutes, de questionnements, d’interrogations… À quoi rime sa sortie sur l’affaire Benalla ? On dirait qu’il veut préparer les esprits au complotisme de Russia Today. Taddeï ne prend pas les conspis pour des fanatisés du doute, mais pour des personnes parfaitement acceptables, qui ne font que poser des questions. On pourrait croire que Taddeï a eu le sentiment de dire une connerie, mais pas du tout, il la répète le 23 septembre sur Sud Radio ! Quand on regarde la fameuse vidéo du 1er mai, qui lance toute l’affaire, on voit Alexandre Benella soulever par le cou un manifestant à terre, qui se débat avant de prendre un coup dans le ventre. Benalla l’agrippe au visage et lui frappe le haut du crâne avec la main droite. Le manifestant tombe sur le dos et vraisemblablement, Benalla lui piétine le ventre. Mais Taddeï a l’impression qu’il ne le frappe pas…

Interdit d’interdire, première émission
     Le 27 septembre, la première émission d’« Interdit d’interdire » a enfin été diffusée ! Les invités ? Emmanuel Todd et Nicolas Baverez mais aussi Coralie Delaume et Ferghane Azihari. C’est ça, refaire Ce soir (ou jamais !) ? « Interdit d’interdire », c’est plutôt C dans l’air dans un hangar ! Il n’y a plus cette ambiance de salon, ni la variété des invités, ni de public.

     Dès la première émission, il annonce qu’il sépare la culture des débats de société, alors que tout l’intérêt de Ce soir (ou jamais !) était de casser cette séparation. Taddeï répète les mêmes travers qui ont causé la perte de son emblématique émission… L’émission en elle-même n’a aucun intérêt, mais grâce à Frédéric Taddeï, RT France fait une grande opération de communication, en passant pour la chaine de la liberté d’expression ! Taddeï offre son aura de « journaliste neutre » à Russia Today, qui fait la promotion de la théorie du complot. En croyant donner une bonne leçon à la France, qui se vante d’avoir des principes qu’elle ne respecte pas, Taddeï se perd en collaborant avec un média conspi.

Docteur Marty