vendredi 29 janvier 2021
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Actualités brûlantes et nouvelles fraîches de Marc-Édouard Nabe

Le pire sketch de Thomas VDB

Cette vulgarité, évidemment, ce n’est pas celle des gros mots, ni même des gros beaufs à la Bigard, qui a pourtant propulsé la sienne au-delà de toute stratosphère, non, c’est celle de ce genre de bobos rocks, cools, de gauche, anti-« facho », francinterisé jusqu’au croupion sale, bourré de trivialité soi-disant drolatique, qu’incarne si bien ce minus physique et moral de Thomas Vandenberghe.

On se dit à chaque « sketch » que Thomas VDB ne pourra pas faire pire, mais là, ça y est, le sommet de ce qu’il y a de plus bas a été atteint. Ce raté (1) parmi les comiques n’a pas rechigné à faire, aux micros du connard Kyan Khojandi et de son acolyte concon Navo (qui ont une émission sponsorisée par « Canal » où ils reçoivent leurs collègues « marrants ») (2), le récit de rien moins que l’accouchement d’Audrey Vernon le 21 juin 2019 de leur deuxième enfant : une fille, sans doute la substitution de celle qu’Audrey rêvait d’avoir avec Marc-Édouard Nabe, dont elle avait déjà trouvé le prénom en 2005…
     On en connaît d’autres qui se sont essayés avec bonheur par l’écriture à l’exercice spirituel de raconter un accouchement, mais la façon dont VDB le fait dénote une vulgarité impardonnable. Il déverse là, et en public, une vision tellement laide, minable, petite et révoltante de la vie que tous les bébés du monde en train de naître ne pourraient avoir, en l’entendant narrer sa merdouille d’expérience paternelle, qu’une seule envie : rentrer dare dare dans le ventre de leur mère ! Cette vulgarité, évidemment, ce n’est pas celle des gros mots, ni même des gros beaufs à la Bigard, qui a pourtant propulsé la sienne au-delà de toute stratosphère, non, c’est celle de ce genre de bobos rocks, cools, de gauche, anti-« facho », francinterisé jusqu’au croupion sale, bourré de trivialité soi-disant drolatique, qu’incarne si bien ce minus physique et moral de Thomas Vandenberghe.
     Cet immonde ado attardé de VDB, ayant rejoint dans leur salle de bain sa « compagne » (il ne dit jamais « femme », elle le lui interdit) alertée par ses douleurs de parturiente, a dû en urgence procéder lui-même à la réception catastrophe de son bébé pour empêcher qu’il ne se fracasse le crâne sur le sol, et ensuite accompagner la mère et le bébé reliés encore par le cordon ombilical jusque dans leur chambre… Tout cela pourrait être des éléments de narration tout à fait transposables dans une dimension sinon artistique, un peu transcendée. Mais non, ne sortent de ses vilaines lèvres ourlées et de la voix de nez de VDB que des mots odieux qui mériteraient que ni sa fille ni la mère de celle-ci ne supportent davantage de vivre avec un tel nul.
     Son bébé ? Un « Bouddha, la tête à l’envers », « inerte », qui le regarde « les yeux fermés », « un bébé dans le cul » qui sortait de sa « meuf » (sic), et qu’il a réceptionné, comme une « bonne boule de bowling » qui « glissait à cause du sperme » (rires hystériques de Khojandi), dans une « serviette à cul » qui était là accrochée près des « toilettes », et tout en se prenant sur son jean « 3 litres de liquide amniotique »… Même lui reconnaît que « c’était glauque ».
     Paniqué par la situation, Thomas ne saura que multiplier les « Putain ! », « j’ai dit 1500 fois putain en 11 secondes », que bien sûr son enfant aura entendu comme premier mot dans la vie, et de la bouche de son père, comme s’il lui souhaitait par là un avenir professionnel… Crier « Putain ! Putain ! » à sa fille nouvellement née, quelle inconscience, et même quel inconscient… Ô Françoise Dolto, ne reviens pas, reste là où tu es, c’est mieux !
     Le détail de la « serviette à cul » ! Celle des chiottes qui leur sert à tous pour s’essuyer l’une la chatte, l’autre le gland, les deux l’anus (sans oublier la bouche de leur petit Vadim)… Pourquoi, tant qu’il y était dans l’écologie, VDB n’a-t-il pas récupéré la petite dans un des bocaux qu’Audrey exige que Thomas utilise pour aller faire les courses au marché afin d’éviter les sacs en plastique ? Et ça fait rire aux larmes Kyan et son pote (qui est aussi le metteur en scène de Thomas !) comme si leur gêne profonde pouvait être masquée par cette hilarité injustifiée !… À gerber ! Il faut malgré tout écouter le sketch de VDB jusqu’au bout puisqu’il y dit qu’Audrey, le lendemain, de la Maternité où on l’a nettoyée, a félicité son labrador en le traitant de « héros » pour avoir joué les sages-femmes improvisées. Il y a dix ans, son héros, c’était quand même autre chose…
     Il y aurait une autre chronique à créer dans Nabe’s News qui serait : Que sont mes amours devenues ? La numéro 1 bien sûr serait encore Audrey Vernon (3). On ne pouvait pas faire l’économie de son souvenir dans le numéro précédent célébrant le dixième anniversaire de l’antiédition. Depuis 2010, une détresse se dégage de son enlisement dans une vie aussi laide et aussi médiocre qui la pousse à multiplier les bêtises grosses comme elle l’était (2003-2012)… Tiens, une entre mille : son passage récent chez Frédéric Taddeï sur RT… (4) (5) Oui ! Elle, la pseudo-anti-guerre contre la chair à canon, accepte pour sa misérable pub de comédienne de passer sur cette chaîne poutino-bachariste (6) ! L’ex-meuf de l’auteur de L’Homme qui arrêta d’écrire va se montrer chez l’ex-ami du même auteur. Et avec comme autre invité, Pacôme Thiellement ! Mais se rendent-ils compte, tous, de ce qu’ils sont devenus à force d’être toujours les mêmes ?
     Audrey Vernon est contre Jeff Bezos, mais vend chez Amazon tout de même ses misérables livres (il faut voir la maquette : on est loin de « la collection noire » !) tirés de ses spectacles qu’elle disait ne plus vouloir jouer tant que le monde ne changerait pas (promesse de catholique !) (7). C’est comme son dernier « Billion dollar baby » (8). Un show où elle se remet dans la condition de femme enceinte avec un ventre (je croyais que c’était « dans le cul » les bébés) factice, comme elle portait une robe de mariée tout aussi factice dans son spectacle « Comment épouser un milliardaire »… Ah, tout ça mériterait tant d’analyses psychanalytiques, mais on n’a pas le temps !
     On la voit désormais sur Facebook à genoux sur un tapis au milieu de ses ouvrages (9), dans la maison à Étampes (Essonne) qu’ils ont achetée VDB et elle. Avec quel argent au fait ? Celui de leurs points d’intermittents du spectacle et des cachets des téléfilms-navets où se commet son Thomas ? À moins qu’elle ait déjà rogné un petit acompte sur son héritage…
     Dans son livre, Audrey semble fière d’ajouter en annexe des citations des œuvres qui l’ont inspirée… (10) On n’attendait pas évidemment qu’elle cite Nabe, dont elle a toujours renié l’influence, même du temps où ils vivaient ensemble (2003-2012). Mais quelle chute dans les références ! Aucun Dostoïevski, pas un Tolstoï, ni de Shakespeare, d’Artaud, etc. Non : du Freud, du Saint-Exupéry (d’où ça sort à votre avis ?), du Orwell, du Hannah Arendt, du Yourcenar et du Claude Lévi-Strauss, pour les plus « littéraires » !… Le reste, que l’ex-madame Nabe des années 2000 se met désormais dans la tête, dans le cœur, et dans le ventre (le cul, pardon), afin de « nourrir » ses seule-en-scènes d’écolo-ouvriériste faussement-vraiment gnangnans, ne sont que des textes de sous-sociologues pseudo-intellos lanceurs d’alerte à la con (11)… Pitié !
     Pour revenir à, avant d’en finir avec, VDB, cette larve avait prévu de lancer son nouveau spectacle « VDB s’acclimate », le 14 janvier 2021… Tout était prêt : le texte ©Audrey (12) ; la salle (L’Européen) ; le producteur (Ruq Spectacles…) ; les affiches… Eh, non : annulé ! Dans le cul, connaud ! Merci encore, mon saint Covid (13) ! VDB, tu te le joueras dans ton jardin pelé, ton show de merde ! Pour tes gosses et ta « meuf » ! C’est d’ailleurs là que la photo de son affiche justement s’est faite… Et quelle photo ! Par Sophie Ébrard, celle qui, en juillet 2012, à Avignon, avait immortalisé Audrey nue et désespérée (voir Patience 3) attendant Nabe au bord de sa piscine (14) pendant qu’il était avec Leïla à Paris, et même dedans (je parle de la piscine)… Travailler avec Yves Loffredo pour ses pubs débiles à Londres pour le chocolat Poulain (15) (“le goût du bonheur”…), ça te suffisait pas comme trahison nabienne, Sophie ? Ébrard est donc passée de photographieuse de madame Nabe dans sa piscine à monsieur Vandenbergue dans sa baignoire ! Quel naufrage !
     VDB nu donc dans une baignoire en fer blanc remplie de glaçons dans son jardin (16)… Qui a eu cette idée stupide ? Sophie ? Audrey ? Chacha ? Thomas lui-même ?…  Nu, il faut le dire vite : ce petit joueur a mis un caleçon bleu (17) comme on le voit dans le making of du shooting ; facile ! Même là, il triche, il avait trop peur d’avoir froid à ses mini-couillettes frileuses ! De vrais glaçons, oui ; à poil vraiment, non ! C’est ça, l’humour trop ouf made in Kader Aoun/ Laurent Ruquier ? (18)… VDB, encore un qui tremble (de froid) à l’idée qu’on puisse entrevoir sa teub, même dans un tub… C’est tes enfants qui ne vont pas être fiers plus tard. Pauvre merde, va ! Contre le réchauffement climatique, rien de mieux qu’un bain glacé : c’est ça le message ? Peuh !
     Au fait, tu veux voir l’affiche de mon prochain spectacle à moi ? « MEN s’approche », ça s’appelle, et on voit ma queue qui s’avance vers un trou de cul de femme bien écarté. Rassure-toi, ce n’est pas celui d’Audrey Vernon. Celui-là, j’en ai fait le tour.